‹ Bourdaloué: Histoire critique de sa prédication d'après les notes de ses auditeurs et les témoignages contemporainsChapitre 160 sur 475 · LE MONASTÈRE DE PONTOISE · texte numérisé non relu

LE MONASTÈRE DE PONTOISE

complimentée par le sieur de Mouthiers Lieutenant general de la Ville, à la tête du corps de justice. Elle assista à la vesture d’une sœur du duc de Berwick, dans le monastère des religieuses angloises. Le P. Bourdaloue jésuite fit la prédication 1; et l'abbé de Verthamont Grand vicaire de Pontoise fit la ceremonie 2.

On lit dans le Mercure galant du mois d’avril :

La reine d'Angleterre ayant fait plusieurs fois ses devotions pendant son séjour dans le monastère de Chaillot, ne laissa pas étant de retour à S. Germain en Laye d'y faire sa communion pascale dans la paroisse le Jeudy après Pasques et elle y communia par les mains de M. l'abbé de Villeterre qui en est curé. Cette princesse alla voir le lendemain Madame la Princesse Palatine, abbesse de Maubuisson et elle y fut traitée à disner avec toute la délicatesse et toute la propreté imaginable. Elle se rendit ensuite à Pontoise qui en est tout proche et M. de Mouthiers Lieutenant général l'y complimenta à la teste du corps de la Justice et de la Ville, Ses reponses spirituelles et ses manieres honnestes lui attirèrent l’admiration et l'estime de tous ceux

1. Voici à ce sujet les conjectures de Rochebilière : « Je crois que ce sermon de Bourdaloue se trouve au. t. 11, pour les fêles de saints et vélures et professions religieuses, éd. orig. de Rigaud, 1711, p. 322, intitulé : Comparaison des personnes religieuses avec Jésus-Christ ressuscité. Le texte est tiré de l'épitre aux Romains, ch. vi. « Si nous sommes entrés en J.-C.»... Il parle de sa conversion, de ses périls. Il fait dans la péroraison l'éloge d'une grande dame qui pourroit-bien être la reine d'Angleterre ou Mme de Maintenon. Il y a dans le même volume des sermons analogues qui me semblent moins convenir que celui-ci. — Il me paroit évident que c’est bien le sermon indiqué ci-contre, après avoir lu la biographie du maréchal duc de Berwick. La reine d'Angleterre a été à Maubuisson à la vêture d'une fille du roi, son mari, sœur du duc de Berwick (Dangeau, 16 avril 1689). — Maubuisson étoit à un quart de lieue de Pontoise, mais c'est à Pontoise même chez les religieuses établies par Christine Forster que la cérémonie eut lieu : Dangeau a confondu. — Anne-Sophie Fitz-James Berwick mourut à la Visitation de Paris (32 monastère), Le 25 avril 1763, à 45 ans. Est-ce une fille du maréchal duc de Berwick.? (Voyez ma carte Berwick). — Il faudrait savoir les prénoms, l'âge, etc., de cette sœur du maréchal de Berwick, fille comme lui d'Arabella Churchill, maitresse de Jacques II, roi d'Angleterre, ses noms

de religion, sa mort, ete. — L'article de la Biographie générale dit qu'il eut de nombreux bâtards, dont le plus célèbre est le duc de Berwick, créé duc de Berwick en mars 1687. — Il eut encore Henri Fitz-James, plus

tard duc d’Albemarle, qui épousa à S. Germain, le ?2 juillet 1700 (mort en 170?) Mie de Lussan, fille du Comte (Dangeau, 22? juillet 1700), fils d'Arabella Churchill, et de la même Henriette, née en 1670, morte en 1730. (Mémoires de Gramont, éd. Charpentier (2), 1863, p. 309). (R).

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