MORT DE MADEMOISELLE
qu’elle pouvoit souhaiter, M. le curé de S. Severin l'ayant veue très souvent, ainsi que le P. Bourdaloue, jésuite. S. Sulpice étoit sa paroisse, mais elle obtint d'aller à S. Séverin parce que celui qui en étoit curé lui servoit de directeur depuis fort longtemps. (Wercure galant d'avril 1693, p. 148 et suivantes, On y trouve son testament.)
Ce n’est pas le lieu de rappeler les démêlés de la grande Mademoiselle avec sa paroisse de Saint-Sulpice, ni le récit assez passionné qu’elle en a fait dans ses Mémoires. Le curé de Saint-Séverin, son directeur, qui lassista de concert avec Bourdaloue, était Lizot, l’ancien vicaire de cette paroisse, au temps où nous avons va Mademoiselle suivre simultanément, durant le carême de 1676, les prédications de Bourdaloue à Saint-Germain, et le prône à Saint-Séverin !.
Le curé Lizot était des plus charitables. Dès l’année 1679, le Mercure de février, énumérant différentes devises ingénieuses qu'on venait d'exécuter, cite celle du nouveau curé de Saint-Séverin :
Fame, frigore, hoste liberat ?.
S'ilrecueillit, en 1693, d’après le testament de la duchesse de Montpensier publié au Mercure, quelques libéralités en faveur de sa paroisse, il eut occasion de les placer et de vérifier son ancienne devise. Cette année, ainsi
que les années voisines, peuvent compter parmi les plus éprouvées .
1. V. plus haut, p. 3891,2?. Elle avait fait donner un évêché au curé de Saint-Séverin, afin que Lizot pût avoir la cure. Lizot était frère du médecin de Monsieur, nommé en 1678. On lit au Mercure de cette année, novembre, p. 4?, l'annonce de la mort de M. Esprit, premier médecin de Monsieur, qui a pour successeur le frère de M. Lizot, « depuis peu curé de Saint-Severin, si considéré d'une grande Princesse (Mademoiselle) et de tous ses Paroissiens. »