CHAPITRE SEPTIÈME
LES ANNÉES 10696 ET 1697 L’année 1696. — Les deux méthodes.
Indiquons une lettre de M" de Maintenon qui montrerait un entretien avec Bourdaloue le 29 Janvier 1606 :
Lettre de M° de Maintenon au cardinal de Noailles. À Saint Cyr, ce 31 janvier 1696 1.
.…. Je lui dirai {au Roi) la vérité tant que je vivrai, quoique Je sois persuadée que tant que nous avons le père de la Chaise nous ne ferons rien.
Je vis dimanche le pere Bourdaloue qui me témoigna la peine de la Compagnie sur ce que je parois ne la pas aimer, par l'éloignement qui est entre le père de la Chaise et moi. Je répondis que ce n’étoit pas ma faute, et que J'étois prête à faire toutes les avances avec lui, Je dois être dans ces sentiments et jy suis grâce à Dieu, mais je n’espère rien de ce coté là 2...
1. Cette lettre est datée par M. Lavallée de 1700, mais elle doit être de 1696, ainsi que le fait observer M. P. Grimblot dans le journal Le Temps du mardi 13 août 1867, puisqu'il y est parié du jubilé que le cardinal de Noailles fait commencer le lundi gras. J'ai vérifié et adopté cette date d'année. (Correspondance générale de Mme de Maintenon, par M. Théophile Lavallée, t. 1v, p. 308-310.) (R.) Le jubilé commencé le Jundi gras, 5 mars 1696, est celui dont se désole Madame. V. plus haut, p. 829.
2. « La Beaumelle ajoute : « Que je n'étois d'aucun parti, que je ne tenois qu'à l'Eglise; qu’il savoit l'estime que j'avois pour sa société et pour lui en particulier et pour tous ceux qui lui ressembloient; qu'il ne m'appartenoit pas de protéger, ni de cabaler, que je devois penser seulement au salut du roi, et que mon unique peine contre le père de la Chaise étoit son aversion pour les dévots. » — Toute cette longue phrase est de l'invention de La Beaumelle. » (Correspondance générale, ete., t, 1v, p. 308-310.)