Correspondance de Quesnel, t. 11, p
2. Les Jésuites, dit un mémorialiste fort suspect *, louèrent publiquement le livre des Maximes (des Saints, de Fénelon),... le roi... ayant peine à le croire le redit à Mme de Maintenon qui écrivit au P. Bourdaloue pour savoir de lui-n ême son sentiment. Bourdaloue répondit à Mne de Maintenon « qu'il y avait dans les Maximes des Saints des propositions peu exactes, qu'il ne goûtait point ce raffinement de spiritualité et que ce livre étant écrit en langue vulgaire, il pouvait être dangereux pour le public.» Mme de Maintenon lut la lettre au roi qui le redit au P. de la Chaize. Cet incident brouilla les deux Pères et jeta la division dans Ja Maison professe, car le P. de La Rue, aussi excellent prédicateur et plusieurs autres Pères soutinrent le sentiment du Père Bourdaloue, mais les régents et théologiens du Collège de Clermont... persistèrent à justifier la doctrine du livre... » (Le P. de la Chaïze, par R. de Chantelauze, 1859, in-8, p. 311.)
Il n'y a point de portrait de Bourdaloue dans Saint-Simon; il n'en parle pas dans ses Mémoires, à la date de sa mort, comme il fait ordinairement. Il ne l’a pas trouvé dans Dangeau et ne l’a pas annoté dans son Journal (Voy. t. vi, p. 89, note 2 de l'éd. de Dangeau, 1860). La table de Saint-Simon n'indique qu'une fois Bourdaloue comme prêchant contre les quiétistes. (Voy. t. 1v, p. 86-87, éd. in-8 de Boislisle), cela date le sermon au 25 mars 1697 (selon Saint-Simon), c'est le sermon sur l'Amour de Dieu, lundi de la cinquième semaine de carême, t, 11, p. 44 de l'éd. orig, des carèmes de Bourdaloue, 1707, in-8 (?). Voy. aussi Dangeau, 25 mars 1697, etl’addition inédite de Saint-Simon. Dangeau ne parle pas de Bourdaloue, mais seulement du P. Gaillard. Où Bourdaloue préchait-il le carème en 1697 ? Je ne l'ai pas trouvé dans la Liste des Prédicateurs. Saint-Simon dit que le même jour que le P. de la Rue prêcha devant le roi et parla des quiétistes, le P. Gaillard en fit autant. On voit qu'il prêchait le carême à Saint-Sulpice (erreur) ; il ajoute que le jésuite qui prêchait le carême à la paroisse de Versailles fit de même. Le jésuite qui prêchait à Versailles était le P. Bouneau (sic). Enfin, il affirme que le P. Bourdaloue
prècha comme ses trois confrères, où? je ne sais, mais cela peut être aux.
prisons, à la Salpétrière, etc. (R.) * Relalion du Quiélisme, par l'abbé Phelipeaux, p. 249.