‹ Bourdaloué: Histoire critique de sa prédication d'après les notes de ses auditeurs et les témoignages contemporainsChapitre 349 sur 475 · CHAPITRE NEUVIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE NEUVIÈME

LES ANNÉES 1098 A 1703. — SERMONS ISOLÉES DANS LES CARÈMES ET LES AVENTS. — VÊTURES ET PROFESSIONS.

L'année 1698.

En cette année, complet silence des deux Listes des Prédicateurs sur Bourdaloue!. Nous y rencontrons le nom du futur éditeur de Bourdaloue, le P. Bretonneau, désigné pour le carême de la Maison professe. Malgré l'aptitude dont le louèrent depuis ses confrères à prêter à chacun de ceux qu'il édita le ton et le style qui les faisait revivre ?, il est permis de se demander, en le voyant signalé

1. A noter seulement comme se référant indirectement à l'histoire de sa prédication, l'apparition du titre de Prédicateur du Roy, à la suite du nom du P. Séraphin, indiqué pour le carême à Saint-Côme. Nous retrouverons plus loin ce détail complété (Cf. note u du livre 1v). Apparemment ce fut à la suite du carême de 1696 que fut décerné ce titre, ou s'il date exactement de 1698, peut-être concorde-t-il avec l'invitation pour le carême royal de l'année suivante. En tout cas, c’est la première fois au carême de 1698 qu'il est mentionné dans la Liste. On voit aussi Gaillard qui donne le carème au Louvre et l'avent au château de Saint-Germain, devant Leurs Majestés Britanniques, l'abbé Anselme, successeur de l'avent royal de Bourdaloue, et dans cette même Lisle de l’avent, l'abbé Bochart de Saron, imprimé dans la Liste, comme prédicateur « à la Charité ». C'est lui qu'ira entendre, en 1701, Bourdaloue, quand il fera l'oraison funèbre de Monsieur;

cette oraison funèbre fut aussi un des premiers discours d'apparat de Bretonneau.

2. V. plus haut p. 141. Son éloge lui fait un mérite d'avoir consacré la « souplesse de son talent » à publier les œuvres de ses confrères, au

risque d'oublier ou de faire oublier les siennes. Son nom survit cependant gràce à celui de Bourdaloue.

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