SERMONS DURANT L'AVENT
doute aucune peine à faire oublier le P. Séraphin, contre
qui des symptômes de mécontentement, des accusations SSpras A D \ 1
de quiétisme peut-être, se font jour à cette époque ”.
Le père de la Chaise, écrit au 26 novembre M"° de Maintenon à l'archevêque de Paris, a parlé au roi du père Séraphin, dont il a reçu les mêmes plaintes que celles que j'ai eu l'honneur de vous donner, Monseigneur ?.
Bourdaloue enfin est encore nommé dans la Liste, pour les sermons du mardi 8, et du vendredi 25 décembre, à l'Hospice des Enfants-Rouges. Voici comment il est annoncé :
Aux Enfants Rouges. Le R. P. Dom Cosme de Champigny, Supérieur des Barnabites de Passy, les 4 Dimanches de l’Avent : les jours de la Conception & de Noël, le R. P. Bourdalouë, Jesuite : Et les Fêtes de St Etienne, de la Circoncision & de l’Epiphanie, M. Mabille, docteur de Sorbonne.
Ce ne sont donc là que deux dates, sans aucun détail complémentaire.
le célèbre Jésuite. « On coupe les bourses à vos sermons, lui disoit un jour un courtisan. — Oui, répartit Massillon, mais le P. Bourdaloue les fait rendre. » Pendant l’avent de cette même année 1699, Massillon fut désigné pour prêcher à Versailles devant la cour. Louis XIV lui adressa un jour ce compliment, « Mon père, j'ai entendu plusieurs grands orateurs, j'en ai été content; pour vous toutes les fois que je vous entends, je suis très-mécontent de moi-même. » (L'Oraloire en France au XVI et au XIXe siècle, par le P. Adolphe Perraud, Paris, Ch. Douniol, 1866, in-8, p. 350.) V. plus haut, p. 740? et 8252. Voy. plus bas à l'année 1702.
1. Rochebilière a recueilli à l’année 1700, ce fragment du chansonnier de Maurepas.
Triolet pour le P. Séraphin Capucin qui précha plusieurs carêmes à Versailles.
La Cour n'a plus le goût si fin
Soit qu'elle blâme ou qu’elle loue
Témoin le Père Séraphin
Elle met ce bon capucin
Au dessus du grand Bourdaloue
La Cour n’a plus le goût si fin
Soit qu'elle blâme ou qu'elle loue.
(Recueil de Maurepas, Bibl. nat. t. 28, f0 145.) 2. T. 1v, p. 301. Pendant ce temps le Capucin donnait l'avent à Saint- Benoît, La Rue, à Saint-Merry, ainsi qu'un sermon de l’octave de la Conception chez les Recollettes de la rue du Bac, avec Gaillard, l'abbé
Anselme et Poncet de La Rivière. Cf. plus haut, pp. 30, 35, etc.