‹ Bourdaloué: Histoire critique de sa prédication d'après les notes de ses auditeurs et les témoignages contemporainsChapitre 411 sur 475 · VÊTURE DE M'° DE BEUVRON · texte numérisé non relu

VÊTURE DE M'° DE BEUVRON

Monastère de la Visitation de Caen, il reste difficile d’idenüfier le nom et, par suite, de rencontrer la date exacte de l’entrée au couvent de cette religieuse, fille du marquis de Beuvron, dont Bourdaloue prêcha la vêture. Une des tantes de cette postulante, Marie-Françoise d’'Harcourt, qui fit profession le 28 décembre 1653 et mourut le 7 février 1703 (alias, 1712), fille de François II d’'Harcourt, marquis de Beuvron, fut la neuvième supérieure du monastère de la Visitation Sainte-Marie, de Caen !. Sa

à faire de l'illustre Bourdaloue : « M. de Baieus (François de Nesmond, évêque de Bayeux en 1661, + 16 juin 1715 à 85 ans), doit emmener avec lui le révérend père Bourdaloue, qui doit prêcher à la Visitation, à la cérémonie d'une vêture ou d'une profession.» C'était à « la vêture de Mike de Beuvron, » lettre de Huet, 21 août 1703, fille du duc d’Harcourt, que le P. Bourdaloue venait préêcher Caen, à l'Abbaye-aux-Dames « (R.)— Il faut objecter à l'identification essayée par Rochebilière que les 51 ans de profession signalés dans la notice de Marie-Henriette d Harcourt supposent des vœux émis au plus tôt en 1709 ou 1708, ce qui ne concorde guère qu'avec la vêture de 1707, que j'ai dû éliminer; quant à Henriette- Françoise-Eléonore, si toutefois elle est bien sœur ou cousine de Marie- Henriette, et non cette mème religieuse sous un autre nom, aucune date ne nous permet de fixer son jour de vêture. Le plus clair est donc de reconnaitre que jusqu'ici les communications bienveillantes que nous avons reçues du Monastère de la Visitation de Caen, de ceux de Rouen et de celui d'Annecy ne nous ont point mis à même de trancher Ja question. Rochebilière d'ailleurs n'a eu à sa disposition et encore de seconde main, comme en témoignent ses références ci-dessus, que les documents mèmes que nous avons pu consulter, c’est-à-dire les lettres à Huet ou de Huet.

1. Le monastère de la Visitation de Caen (l'ancien monastère fondé à Dol, en Bretagne, le 20 octobre 1627, transféré à Caen le 20 mai 1631) avait eu pour première supérieure la fondatrice de la maison de Dol, Jeanne-Marguerite Chahu, professe du premier monastère de Paris, morte le 27 janvier 1660. — La seconde supérieure, Madeleine-Elisabeth de Maupeau, alla mourir au premier monastère de la Visitation de Paris. — Marie-Angélique du Breuil de Ponbrian, « professe du monastère de Dol, décédée à Saint-Sauveur le Vicomte », fut la troisième supérieure. — La quatrième, Françoise-Marguerite Patin, « décédée supérieure à la Maison de Notre-Dame de Charité de cette ville, où elle a gouverné l'espace de 20 ans », fut remplacée par Marie-Renée Faber, cinquième supérieure,

professe du monastère d'Annecy. — La sixième fut Elisabeth-Angélique Lecomte. — La septième, Magdeleine-Augustine de Beauvoir d'Alegre,

décédée dans notre monastère de Monferrand, le 24 juin 1702, avait sans doute quitté Caen à l’époque où furent projetées les cérémonies de la vêture de Mile de Beuvron. — La huitième supérieure, fut Anne-Eléonore de Longaunay, morte le 26 mars 1720, à 84 ans. On trouve, t. 111, p. 141, une circulaire de 1713 signée par elle), La neuvième était la tante de la postu-:

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