‹ Bourdaloué: Histoire critique de sa prédication d'après les notes de ses auditeurs et les témoignages contemporainsChapitre 60 sur 475 · M°° DE SÉVIGNÉ A BASVILLE · texte numérisé non relu

M°° DE SÉVIGNÉ A BASVILLE

La Gazette, dans son numéro du 11 août, annonce ce service solennel du bout de l'an, pour la « princesse Palatine », sans donner du reste aucun détail qui ne Soit connu par la lettre du P. du Rosel!.

A la mi-septembre, nous constatons par la lettre de M°° de Sévigné à Bussy, en date du 5 octobre, que Bourdaloue est à Basville « dans la liberté de la campagne. »

À Paris, ce 5 octobre 1685.

PLAT Je revins de ma Bretagne le 152 du mois passé ; J’arrivai droit à Bâville, où M. de Lamoignon me fit trouver ma fille et tous les Grignans : 1l y a longtemps que je n’avois eu une plus parfaite Joie. Si notre Corbinelli eût voulu être de la partie, j'aurois oublié Paris ; mais son tour vint deux jours après, et vous pouvez juger de mes sentiments par l'amitié que j’ai pour lui. Je fus donc fort contente et du maître de la maison, et de la compagnie. Le P. Rapin et le P. Bourdaloue y étoient. Je fus fort aise de les voir dans la liberté de la campagne, où l'un et l’autre gagnent beaucoup à se faire connoître, chacun dans son caractère. Nous parlâmes de vous, je leur appris l’heureux accommodement de ma nièce de Coligny ; j'avois reçu sa lettre et la vôtre avant que de partir des Rochers. Elle fut louée de son bon esprit, et admirée surtout de M. de Lamoïgnon,

qui croyoit la chose plus impossible que les autres ?.

Il semble, à lire ces lignes, que M"° de Sévigné n'avait guère rencontré auparavant Bourdaloue dans lintimité. C’est donc à ce séjour que se rapportent les éloges envoyés sur ce sujet dans la lettre au président de Moulceau, le 3 avril 1686.

P. Le Moyne ‘ etc. Tout est habituellement de la même force dans cet auteur dont on ne saurait trop controler les informations.

1. Je n’ai pu voir le Mercure de ce mois, absent de la Bibliothèque nationale; j'ignore s'il mentionne Bourdaloue dans l'auditoire, soit à cette occasion ou pour quelque autre cérémonie racontée dans la même lettre. Le silence des notes de Rochebilière rassure sur ce point.

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