‹ Bourdaloué: Histoire critique de sa prédication d'après les notes de ses auditeurs et les témoignages contemporainsChapitre 64 sur 475 · BOURDALOUE DESTINÉ A MONTPELLIER · texte numérisé non relu

BOURDALOUE DESTINÉ A MONTPELLIER

«J’admire la conduite du roi pour ruiner les huguenots : les guerres qu'on leur a faites autrefois et les Saint-Barthélémy ont multiplié et donné vigueur à cette secte. Sa Majesté l’a sapée petit à petit et l’édit qu’il vient de donner, soutenu des dragons et des Bourdaloues, a été

le coup de grâce. (Zbid., t. vi, p. 474.)

Sans cette destination pour Montpellier, due sans doute aux Lamoignon — Bâville avait été nommé intendant au mois d'août !, — c’est Alençon que devait évangéliser Bourdaloue, à l’appel de la duchesse de Guise; La Rue remplaça notre prédicateur ?.

Nous verrons plus loin par la date même de l’arrivée de l’orateur dans cette ville, et dès maintenant par ses divers ministères à Paris qu’il n’est nullement exact de dire que « Bourdaloue à prêché l’avent de 1685 à Montpellier. » Comment M. le chanoine Pauthe n’a-t-il pas profité de ce que le P. Lauras avait déjà démontré si explicitement, soit dans son chapitre sur Bourdaloue et les protestants, soit dans la table chronologique ? ?

Feugère avait commis cette erreur #, mais il était facile de la recüifier et lui même eût dû l’éviter, puisque la note de Boileau sur la lettre du 25 novembre 1689, parue en facsumile dans la Vraie histoire insinuait que Bourdaloue n'était guère loin de Paris à cette date 5.

29-30 octobre, lundi et mardi, Bourdaloue assiste Le Tellier mourant.

M. le Chancelier (Michel Le Tellier) mourut mardy (30 oct. 1685) à 2 heures après midy après une maladie de 10 jours, fort regretté de

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