‹ Bourdaloue, sa prédication et son temps [précédée d'une Notice sur Anatole FeugèreChapitre 13 sur 323 · PREFACE XXV · texte numérisé non relu

PREFACE XXV

le second chapitre est beaucoup plus étendu que le premier, par cette raison que Bourdaloue enseigne plus ordinairement la morale que le dogme, et que ses peintures forment bien moins un portrait du cœur de l'homme qu'un vaste tableau des mœurs contemporaines.

A la fin de chacune des trois parties, je m'efforce de déterminer en quoi les caractères qui viennent d'être reconnus à Bourdaloue, soit dans l'éloquence, soit dans la doctrine, soit dans la peinture morale, étaient conformes aux idées, aux goûts, aux tendances de son siècle, et par là même nous conviennent moins. Ces [conclusions partielles, qui contribuent à résoudre la même question générale, donnent à l'ensemble du travail son unité ; et comme d'ailleurs il est impossible d'étudier de près Bourdaloue et de le comprendre sans le replacer constamment par la pensée en face de son auditoire et au milieu de son époque, on jugera sans doute que cette étude n'a rien usurpé de son titre : Bourdaloue^ sa prédication et son temps.

Les citations que j'ai tirées des œuvres de Bourdaloue sont nombreuses : elles paraîtront peut-être à quelques-uns multipliées jusqu'à la surcharge. D'autres estimeront, avec plus de raison peut-être, qu'elles îont la principale recommandation de ce travail. Elles n ont été du moins une des plus grandes difficultés.

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