‹ Bourdaloue, sa prédication et son temps [précédée d'une Notice sur Anatole FeugèreChapitre 321 sur 323 · LA MORALE · texte numérisé non relu

LA MORALE

I. Morale exacte, mais sévère de Bourdilouî. — Il parle rudement aux grands et aux riches. — Un peu de rigidité quelquetois. — Le directeur en lui n'était pas moins exigeant que le prédicateur. — II. Comment c.;tte sévérité e»t la contre-partie djs Provinciales.— Confrontation des Provinciales et des Srrmons. — Tous l.-s relâchements reprochés par Pascal aux jésuites sont formellement condamnés par Bourdaloue. — III. Mais Bourdaloue évitj avec soin l'exeès de la sévérité. — Esprit de moJératioa éclaiiéa qu'il porte dans la morale. — Il montre tour a tour le côté terrible et le côté consolant de la religion. — Comment il prêche le mystère de la prédestination et de lu grâce. — Comment il voulait qu'on prêclàt sur le ] élit nombre des é!us. — IV. Pourquoi Bourdaloue combat sans cosse la morale outrée' des jansénistes. — Dangjrs qu'elle présente : elle découragî le* faibles; elle fournit des prétexte; aux libertins. — Les jansénistes do salon au dix-sep'.iéme siècle.— Caractère exclusif du jansénisme également co.nbattu par Bourdaloue. — Salut possible à tous. — .accomplissement des devoii d'état constamment prêché. — Esprit de censure et de calomnie reproché par Bourd"»loue eux jan:éaistes. — Comment Bourdaloue leur lépond. — Il les traite quelqu fois duremei.t. — Ce qu'il faut penser de; jansénistes en bien et en mal. — Leurs vit Icnces et leurs procédés d^' polémique expliquent et excusent les rigueurs excessives

de Bourdaloue i leur égard. — V. Esprit pratique de la morale do Bourdaloue. — Il donuA de* règles de conduite précises et détaillées. — Il traite volontiers les sujets lej plus humbles de morale pratique. — Son sermon sur la Tempérance chrétienne.

— La prédication cbex Bourdaloue peu différente de la direction. — VI. La dévotion.

— Esprit de zèle, mais aussi de prudence clairvoyante qui inspire Bourdaloue en ces matières. — Érueils et dangers qu'il signale. — Fausse dévotion qui fait passer le conseil avant 1.- précepte. — Dévotion tout extérieure. — Mysticisme : illusions de l'oraison extraordinaire. — Bouitlaloue et le quiétisme. — Opposition entre la spiritualité de Bourdaloue et colle do Féuelon. — VII. La politique de Bourdaloue est la môme que celle de Bossuet. — Le droit divin. — Droit absolu, mais devoirs et responsabilité terrihle des rois vis-à-vis de Dieu. — La puissance séculière mise au service de la religion. — L'inégalité des conditions et le but providentiel de la richesse selon Bourdaloue. — Admirable théologie de l'aumône. — Le superflu du riche doit être le nécessaire du pauvre. — La charité chréti'-nne, vertu sociale. — VIU. Résumé et conclusion de la seconde partie. — Conformité parfaite de l'enseignement doctrinal de Bouidalooe avec les goûts, les tendances et les besoins religieux de son époque. 198

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