LES MÊMES, MONSIEUR GOUJET, LES MESSIEURS TURCOING
MONSIEUR GOUJET
Les papiers tout frais, pas un sou à dépenser, pas iin clou à mettre ; vous pouvez venir ici votre bonnet de nuit dans vot' poche.
MONSIEUR TURCOING
Nous verrons cela, monsieur Goujet, nous verrons cela.
MONSIEUR GOUJET
Je ne dois pas vous cacher qu'aujourd'hui les appartements sont très-recherchés, et que d'un moment à l'autre...
FRANÇOISE
Qu'est-ce que je vas vous donner pour vot' dîner?
COLLINET
Ce que vous voudrez.
MONSIEUR GOUJET
Nous passerons un bail si vous aimez mieux.
MONSIEUR TURCOING
Je vous demanderai deux jours pour y réfléchir .
MONSIEUR GOUJET
Très-bien, mais, comme je vous disais, d'un instant à l'autre...
FRANÇOISE
Si je prenais un aloyau ?
COLLINET
Oui, mais laissez-moi.
LOCATAIRES ET PROPUIKTAIRE 505
FRANÇOISE
Et lin poisson? M.Turcoing Vaime, le poisson.
MONSIEUR GOUJET
Vous êtes à deux pas des Tuileries.
MONSIEUR TURCGINf..
Certes, ça a bien son charme.
MONSIEUR GOUJET
Puis, nous ne ferions plus qu*une seule et même famille, ce qui est à considérer.
FRANÇOISE
Quelle salade voulez-vous ?
COLLINET
Celle que vous voudrez !
MONSIEUR GOUJET
Je ne vous cacherai pas, monsieur Turcoing. . . de vous à moi...
MONSIEUR TURCOING
Certainement.
MONSIEUR GOUJET
Que d'un jour à l'autre. . . mon neveu... pourrait bien devenir le gendre de papa Collinet.
MONSIEUR TURCOING
Âh ! oui da !
Chut!
FRANÇOISE
Et des petits pots de crème?
COLLINET
Oui.
MOIVSIEUR TURCOING.
Monsieur Collinet, nous allons vous quitter.
FRANÇOISE
Vous partez?
MONSIEUR GOUJET
Si le coçur vous en dit, monsiBur Tupcoiag, en vous an allant, nous ferons d'une, pierre àein^ coups ; nous verrons l'appartement.
MONSIEUR TURCOING
Volontiers. Au revoir, monsieur Collinet.
COLLINET
De tout mon cœur. . .
FRANÇOISE
A six heures, monsieur Turcoing.
MONSIEUR TURGOING.
Très-bien.