‹ Bourgeois de ParisChapitre 11 sur 122 · UN VOISIN · texte numérisé non relu

UN VOISIN

Mon Dieu ! tous les joure, les diligences no versent-elles pas aussi ?

MADAME PAQîJET.

Moins généralement, monsieur; vous avez au moins le temps de vous reconnaître, on n'est pas broyé comme dans un mortier.

I,E VOISIN

Cela s'est vu.

MADAME PAQUET, à soii mari.

Ne nous quittons pas, je t'en prie, monsieur Paquet ; que si nous avons à mourir, nous mourions ensemble... Mourons ensemble, je t'en coiyure.

MONSIEUR PAQUET, bas à sa femme.

Tais-toi donc, tu vas encore te faire remarquer,

MADAME PAQUET, bas à Son mari.

Je ne veux pas me taire ; je suis bien maîtresse, après lout, de dire ce que je veux. Que sonne-t-on là ?

LE VOISIN

C'est pour le départ.

MADAME PAQUET

C'est donc fini ! Je suis sur le gril.

M0:«SIEUR. PAQUET

Voyons, no vas- tu pas encore fermer les yeux ?

, l.a foule as^iirgr les voitures ; les retardataires sont heurtés par les pressés ; madame Paquet ptnrd son liU o.t son mari dans la mêlée et pousse d»>s fris de paon.)

MADAME PAQUET

Mou mari î mon mari !

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