UN VOISIN
Mon Dieu ! tous les joure, les diligences no versent-elles pas aussi ?
MADAME PAQîJET.
Moins généralement, monsieur; vous avez au moins le temps de vous reconnaître, on n'est pas broyé comme dans un mortier.
I,E VOISIN
Cela s'est vu.
MADAME PAQUET, à soii mari.
Ne nous quittons pas, je t'en prie, monsieur Paquet ; que si nous avons à mourir, nous mourions ensemble... Mourons ensemble, je t'en coiyure.
MONSIEUR PAQUET, bas à sa femme.
Tais-toi donc, tu vas encore te faire remarquer,
MADAME PAQUET, bas à Son mari.
Je ne veux pas me taire ; je suis bien maîtresse, après lout, de dire ce que je veux. Que sonne-t-on là ?
LE VOISIN
C'est pour le départ.
MADAME PAQUET
C'est donc fini ! Je suis sur le gril.
M0:«SIEUR. PAQUET
Voyons, no vas- tu pas encore fermer les yeux ?
, l.a foule as^iirgr les voitures ; les retardataires sont heurtés par les pressés ; madame Paquet ptnrd son liU o.t son mari dans la mêlée et pousse d»>s fris de paon.)
MADAME PAQUET
Mou mari î mon mari !