DE MÉLOMANIE BOURGEOISE
MADAME GODET
Laisse-moi faire, j'en tirerai toujours piied ou aile.
(Elle sort. Le jeu commence; les invités assis en rond se parlent i Toreille ; M. Pradbomme debout, au centre du cercle, attend les propos afin de les recueillir.)
MONSIEUR BÉGUIM.
M. Pnidhomme va recueillir les propos.
MADAME PAVERSé.
Tâchez, monsieur Pruilhomme, de bien vous les rappeler.
MONSIEUR PRUDHOMME
J'aurai du moins Fhonneur de V avoir entrepris,
MONSIEUR BEGUIN
Vous y êtes, monsieur Prudhonune?
MONSIEUR PRUDHOMME
J'obéis aux vœux de Fairaable assistance. (U fait le tour du cercle et recueille les propos.) Oh I charmant ! Fort Original !
MONSIEUR BIÊGUIN.
Il ne faut rien dire encore.
MONSIEUR PRUDHOMME
Je regrette plus que je ne saurais dire. . .
MADAME CARRé.
Faut rien dire.
MONSIEUR PRUDHOMME
... Que les lois du jeu mMnt^disentde révéler instanlanénient. Il faut avouer que le hasard a souvent plus d'esprit qu'un grand nombre de philosophes. (Après avoir recueilli
cinq ou six propos interrompus, n se gratte la tempe et s'écrie : ) G^est
réellement fort piquant; mais, pardon, je crains que mes facultés mnémotechniques ne me trahissent au moment
solennel, (iltire de rénorme poche de son habit un immense portefeuille sur lequel il s'apprêta à noter les propos.)