‹ Bourgeois de ParisChapitre 55 sur 122 · LES MÊMES, MADAME BOUCHÉ · texte numérisé non relu

LES MÊMES, MADAME BOUCHÉ

MADAME BOUCHÉ

,Vous allez faire un bien triste dîner, monsieur Tomba .

MONSIEUR TOMBA

Je n'en crois rien.

MONSIEUR CORNET

H. Bouché n'est pas rentré?

MADAME BOUCrié.

Pas encore, je ne conçois pas ça.

MONSIEUR CORNET

Nous parlions de votre appartement, monsieur le trouve bien joli.

MADAME BOUCHÉ

Il ast bien bon. Il a beaucoup d'apparence; il ne faut pas s'en rapporter à cela. Impossible de tenir dans ma chambre, tant il y fume.

MONSIEUR CORNET

C'est l'affaire du fumiste.

Tant que vous voudrez, il n'en est pas moins vrai qu'il est fort désagréable, et mon salon, dans lequel c'est tout au plus si j'ai pu faire entrer ma harpe... Vous avez connu l'ancien logement, monsieur Tomba ?

MONSIEUR TOMBA

Oui, madame, pas particulièrement.

MADAME BOUCHÉ

Il était de beaucoup préférable à celui-ci.

MONSIEUR CORNET

Au bout du monde.

MADAME BOUCHÉ

Un peu loin, c'est vrai ; mais quelle différence ! Nous avions an moins de la place.

MONSIEUR CORNET

Je crois bien, c'était une halle.

MADAME BOUCHÉ

Vous exagérez tojijours les choses, monsieur Cornet. Nous pouvions recevoir, ce qu'il y a de certain, tandis qu'ici...

MONSIEUR CORNET

Vous aviez trente personnes la semaine dernière.

MADAME BOrCHK.

Les unes sur les autres.

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