SCENE III
MONSIEUR VAMARD, MONSIEUR PLAM'l.N
MONSIEUR PLANT IX
Un excellent homme, ce monsieui* Goujet, qui toujours nous a porté beaucoup d*afYection et beaucoup d'intérêt.
MONSIEUR PAMARD.
Pas autant que vous voulez bien le croire. C'est ini brouillon.
MONSIEUR PIANTïN.
M.Pamard?
MONSIEUR PAMÂRD.
Parfaitement. Il vous aurait tourné le dos dans celte dernière affaire^ que cela ne m*étonnerait pas du tout, mais du tout.
MONSIEUR PLANIIN.
il est sûr et certain, quoi qu'il en dise, que ma femme avait positivement prié la sienne de prévenir les Hérisson.
MONSIEUR PAMARD.
Vous voyez qu'elle ne l'a pas fait, elle s'en est bien gar* dèe, ceci est positif.
MONSIEUR PLANTIN
Sous prétexte que nous ne leur en avions pas parlé.
MONSIEUR PAMARD.
Mauvaise défaite î Ils le savaient si bien^ qu'ils en par-
laient à tout Je monde, et par qui eji avaieut-ils été instruits? par les Goujet; et il ne se passe pas un jour sans que les Goujet n'aillent chez les Hérisson, sans que les Hérisson n'aillent chez les Goujet : la navette, toute la sainte journée. Mais ce sont, les Goujet, des gens envieux et jaloux de toutes vos connaissances, qui cherchent par tous les moyens à accaparer. Après avoir vu lesPoupinof à la maison, ils nous ont brouillés avec eux...
MONSIEUR PLANTIN
Vous ne voyez plus les messieurs Poupinot?
MONSIEUR PAMARD.
Brouillés ! mais brouillés à mort, au point de ne plus nous saluer lorsque nous nous rencontrons;' Faîne, Monsieur . . . comment donc déjà ?
MONSIEUR PLANTIN
Monsieur Gabriel.
MONSIEUR PAMARD.
A rencontré madame Pamard; iJ a failli lui passer sur le corps.
MONSIEUR PLANTIN
A ce point-là '?
MONSIEUR PAMARD.
C'est comme j'ai l'honneur de vous le dire. Franchement, je n*en suis pas fâché. Ce sont encore de ces gens, ces Poupinot, qui, lorsqu'on a le malheur d'être leur ami, se croient dispensés de politesse et vous font des sottises à la journée ; mais, à cette condition, je préférerais mille fois ne pas Têtre. Je ne me crois tenu à aucun égard envers les passants.