‹ Bourgeois de ParisChapitre 97 sur 122 · G Œ LIN A · texte numérisé non relu

G Œ LIN A

Il est bien bon enfant !

LE CAl'lTAlISli.

Riche?

GIELINA.

L'apothicaire.

LE GAl'lïAlKK.

C'est ce que nous disions ce matin à déjeuner.

CŒLINA.

Une honnête fille, qui n'aurait jamais rien coûté à personne, ne tomberait pas à un parti comme ça ; aussi je dis que celles qui ne s'amusent pas ont bien tort.

LE GAPITAINE.

La vie est si courte!

CŒLINA.

Vous croyez rirel c'est pourtant comme ça; et M. Guimard est-il aussi invité à la noce?

LE CAPITAINE

Pourquoi pas tout l'escadron, pendant que vous y êtes?

CŒLINA.

Du moment qu'ils y sont intéressés.

LE CAPITAINE

Mademoiselle Gœlina, et la charité?

CŒLINA.

Pourquoi donc que je la serais ; avec ça que c'est la mode d'êt* charitable ! Qu'est-ce qu'on n'a pas dit sur mon compte?

LE CAPITAINE

Jamais de la vie, ça, je vous le jure..

CŒLINA.

Vous tout le premier. Enfin, qu'est-ce que vous voulez^ Le capitaine Chauly n'est pas venu hier ni ce matin.

LE CAPITAINE

Il n*était pas bien hier. Je vais y passer tantôt en allant dîner.

GŒLINA.

Vous partez, capitaine?

LE CAPITAINK.

II est trois heures.

GŒLINA.

Vous verra-t-on ce soir ?

LE gapitain[e.

Si le spectacle ne finit pas trop tard.

GŒLINA.

A revoir, capitaine.

LE GAPITAINE.

Sans rancune.

GŒLINA.

Ça, jamais. Vous non plus, pas vrai?

LE GAPITAINE.

Pagrceque...

GŒLINA.

Oh ! rien, des bêtises.. . Peut-être parce qu'on vous aura ditque j'avais prétendu que la petite au vieux commanmandant vous ressemblait.

LE GAPITAINE.

Bien le bonjour. (U fait une pirouette et tourne les talons.)

GŒLINA.

A bientôt, capitaine.

PENSEY

Qui s'en veut venir dîner avec moi? Ne parlez pas tous à la fois. Venez-vous, Plantin ? Et vous, lieutenant?

LE LIEUTENANT

Merci, capitaine, pas aujourd'hui.

PENSEY

Vous avez peur d'êfre fusillé?

PLANTIN

i.e 1) est pas ça.

PENSEY

Dame! en semaine, à la fortune du pot.

LE LIEUTENANT

Non, vraiment, nous avons invité un ami.

PENSEY

Qui donc celui-là?

PLANTIN

(In ancien sous-officier établi près d'ici.

PENSEY

Je sais, celui que vous m'avez parlé?

PLANTIN

Forest.

PENSEY

Connu. Vous me ramènerez, nous prendrons le café A la' maison. Ça vous va ?

PLANTIN

Adopté ! Ah çà ! vous voulez donc ra'avoir en pension chez vous ?

PENSEY

Si la cuisine vous convient, pourquoi pas? Et vot' cousin?

PLANTIN

Quiça?Trapillon?

PENSEY

Toujours noceur?

A perpétuité ; encore au 5* cuirassiers .

PENSEY

Je croyais qu'il avait demandé à passer en Afrique.

PLANTIN

Mon frère, pas mon c/>usin.

PENSEV.

OÙ donc est vot' frère?

PLANTIN

Au 2* dragons.

PENSEY

Je ne m'en souvenais plus. C'est vrai, il est bien là ; à sa place, moi, j'y resterais.

LE LIEUTENANT

Il y reste aussi. Monsieur Pensey, nous allons vous quitter.

PENSEY

Décidément, messieurs, vous ne voulez rien prendre?

PLANTIN

Nous allons (iKner.

PENSEY

Ça n'empêche pas, au contraire. N'est-il pas à Colmar, vot' frère?

Depuis deux mois.

PENSEY

Bonne ville, Colmar !

PLANTIN

Demandez à Goriot.

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