LE. CHANT DE L
LE CHANT BE l'
Noble ouvrier, tous les trésors du monde Sont fabriqués par ta puissante main ; Tu vis de peu quand ta vigueur féconde, Sans t'enrichir, nourrit le genre humain. Entends sonner, l'heure de délivrance Que redoutaient tant de cerveaux étroits ;, Ouvre ton cœur à la sainte espérance : On n'ose plus méconnaître tes droits.
REFRAIN
Du fainéant le vieux sceptre se brise.
De l'exploiteur abolissons l'emploi.
Gloire au travail ! Honte à qui le méprise- Ou se soustrait à sa divine loi !
Tout capital a le travail pour base :
C'est le produit d'efforts accumulés.
Qu'entre les mains d'un oisif l'or écrase Ses producteurs qu'un flâneur a volés, C'est naturel, et c'est très légitime Aux yeux de qui n'a jamais frappé coup ; Mais l'ouvrier, moins indulgent, estime Qu'un capital, ça lui coûte beaucoup.
REFRAIN
Du fainéant le vieux sceptre se brise.
De l'exploiteur abolissons l'emploi.
Gloire au travail ! Honte à qui le méprise Ou se soustrait à sa divine loi !
Fiers de votre or, fruit de gains illicites^ Poursuivez donc votre coupable but !
Engraissez-vous, orgueilleux parasites, En prélevant sur nous un lourd tribut 1
LE CHANT DE l'oUVKIER 281
Mais les excès de votre convoitise En ont fait voir toute l'énormité, Et le Travail â la Fainéantise Oppose enfin notre Fraternité.
REFRAIN
Du fainéant, le vieux sceptre se brise, De l'exploiteur abolissons l'emploi.
Gloire au travail ! Honte à qui le méprise Ou se soustrait à sa divine loi !
Notre santé, nos muscles, notre adresse
Constituant tout notre capital,
Nous prodiguons ces biens avec largesse
Et le patron fournit le vil métal.
Que ses profits soient bons, que nos salaires
Puissent suflîre aux nôtres, et demain
Nos intérêts, divers mais non contraires, Conciliés, se donneront la main.
REFRAIN
Du fainéant le vieux sceptre se brise, De l'exploiteur abolissons l'emploi.
Gloire au travail ! Honte à qui le méprise Ou se soustrait à sa divine loi !
MYSTÈRIEOSE ÉTOILE