entre
1. Ce tableau nous montre dans la col. (3) l'extrême inégalité <tui existe entre nos bandes, sous te rapport de leur richesse en espèces de Braehiopodes.
Dni,i,:cc.;,C00gIC
180 Distribution Tertîcale des Brachiopodes
La faune primordiale est réduite à 2 espèces très rares.
Daus la fauoe seconde, en faisant abstraction des Colooies (tans d4 et d5, ie maximum des apparitions 42 appartient à la bande initiale dl. Mais, il se reproduit presque entièrement par le nombre 40 dans les bandes d4 et dd.
Dans la faune troisième, l'irrégularité signalée est encore plus frappante. En effet, la bandée 2 présente le maximum de 293, qui se manifeste brusquement dans la seconde phase de notre &une troisième, tandisque la première phase n'offre que 32 apparitions dans el. Il y a donc une augmentation soudaine, dans le rapport d'environ 1 à 9.
La richesse de la bande f2, 222, quoique très considérable, annonce une décadence dans la vitalité de nos Brachiopodes, dont les bandes suivantes indiquent la rapide défaillance. On voit que le nombre des apparitions est réduit à 5b dans la bande gl, ensuite h 10 dans la bande g 2, tandisque les nombres 9 et 6 terminent la série, dans les bandes g 3 — fal.
Il serait impossible de rendre raison de ces irrégularités. Bien que nous puissions attribuer à la présence du calcaire une grande influence sur la fréquence des Brachiopodes , nous devons reconnaître, que cette influence n'est pas la seule, puisque les bandes calcaires de notre division supérieure présentent une richesse si inégale en espèces.
D'ailleurs, on voit que les bandes purement schisteuses et Biliceoses dl — d4 — d5, possédant chacune au moins 40 espèces, se montrent plus riches que les bandes totalement calcaires f 1 — g3. Elles sont peu inférieures en richesse à la grande masse de calcaire gl.
Il serait bien difficile d'expliquer par les théories ces brusques et amples oscillations en sens opposés, dans un bassin si exigu.
Pour résoudre cette difficulté, certains paléontologues suggèrent qu'on doit avoir recours aux effets des migrations. Mais le bassin silurien de la Bohême n'est pas le seul qui présente les mêmes contrastes. Il faudrait donc appliquer partout la même ressource des migrations.
On doit se demander où se trouvent les centres de diffiision, qui ont peuplé de Brachiopodes tous les bassins connus. Dans l'état
dani le basBin silnrien de 1» Bohème. ISl
actuel de !a science, ces centreB supposés nous font l'effet ci'un mythe, que rimagination place partout et que la réalité ne doqb montre nulle part.
En outre, chaque contrée ne peut fournir que les Brachiopodes qu'elle possède. Or, la Bohême ne nous montre qu'un nombre relatirement peu considérable d'espèces étrangère, qu'on pourrait concevoir introduites par l'immigration. La difBculté reste donc presque entière à résoudre.
2. Dans !a col. (4) de notre tableau, nous exposons pour chaque bande la proportion représentée par ses espèces dans le nombre total 822 des apparitions constatées dans notre bassin.
La bande e2, par son maximum 293, fournit la fraction 0.357 du nombre total, c. à d. plus de {.
La bande f 2 ne représente que la fraction 0.270 c. à d. un peu plus de j.
On voit que les autres bandes n'ont fourni qu'une minime proportion. Parmi elles cependant, la bande gl se distingue par le chiffre de 0.067.
Par une singulière bizarrerie, les mirâm'* extrêmes correspondent aussi aux bandes ibssilifères extrêmes C et lil, qui présentent les proportions 0.002 et 0.007.
L'existence des Brachiopodes, dans notre bassin, pourrait donc être comparée à une grande oscillation, dont le point culminant correspond & notre bande e2. Ce fait, bien constaté, non seulement pour nos Brachiopodes, mais pour nos Céphalopodes, ...&... contribue à montrer, que nos faunes partielles constituent une série continue, représentant le grand ensemble de la période silurienne, plus complète en Bohème et plus distincte que dans aucune autre contrée paléozoique.
Connexions spéeiflqueg par les Bradiiopodes entre les bandes contignes.
3. La col. (5) est destinée à constater les connexions verticales immédiates, c. à d. qui dérivent de la propagation des espèces entre les bandes consécutives. Nous nous bornons k cette indication eux \e tableau, parcequ'il serait trop compliqué de représenter les COD'
, C.oogic
132 pistribntiDii verUcale des^ Brachiopodes
nexions de chacune des bandes avec toutes les autres. Hais noas allons exposer les plus importantes.
En parcourant la col. (5), on voit que les plus nombreuses connexions entre 2 faunes partielles, consécutives, se manifestent, au nombre de 21 espèces, entre les bandes el— «2 et au nombre de 24, entre les bandes f2 — gl.
On doit être étonné de ne trouver que 13 connexions spédtiques entre les bandes e2 — fl. Mais cette irrégularité s'explique d'abord, parceque la bande f 1 semble ne pas exister sur une grande partie de la sur&ce de notre bassin et ensuite parcequ'elle est peu accessible dans la contrée où nous connaissons sa présence.
Les bandes f 1 — f2, ayant 12 espèces communes, sont liées entre elles à peu près au même degré que les bandes e2 — fl.
On doit remarquer l'absence de toute connexion spécifique par les Brachiopodes, d'abord entre notre faune primordiale, étage C, et la première phase de notre faune seconde, renfermée dans notre bande dl.
Ce fait, déjà constaté ci-dessus, doit moins nous étonner que ' celui de sa reproduction entre les faunes de dl — d2, qui n'ont aucune espèce commune de Brachiopodes. Cependant, le contraste entre les schistes argileux, très fins, de dl, et les quartzites ou schistes grossiers de d2, doit nous aider à concevoir la cause de ce phénomène.
Connexions spéciflqaes par les BrHehiopodes entre la bande e2 et les bandes plu« on moins éloignées, en remontant
Nous devons maintenant appeler l'attention sur les connexions spécifiques les plus importantes, qui existent dans notre bassin, entre la bande e2 et les bandes superposées. -
1, Le tableau p. 179 nous montre, qu'entre la bande e2 et la bande fl il existe 13 connexions spécifiques. Ce nombre représente la proportion de H ~ 0.56. Cette fraction très élevée serait encore plus considérable, si les roches de la bande f 1 étaient plus accessibles, pour nos recherches.
2, On doit observer que les bandes e2 — f2, qui possédât la plus grande richesse en Brachiopodes, présentent aussi de très
dans le bassin silurien de la Bohême. Ig3
nombreuses connexions, qui témoignent de la continuité et de la régularité dans la succession des faunes partielles de notre grande faune troisième.
En effet, nous comptons entre ces 2 bandes 54 espèces communes. Elles représentent parmi les espèces de f2 la proportion *¥* = 0-24.
Cette propoiliou d'environ un quart, doit être remarquée, surtout, parceque les bandes e2 — f2 sont séparées par fl, qui, ne montrant que 23 apparitions, nous indique une lacune, malgré laquelle les espèces de e2 se sont propagées vers le haut.
L'absence de la bande f 1 sur une partie considérable de notre bassin pourrait peut-être s'expliquer, en concevant qu'elle n'a pas été déposée dans cette contrée. En effet, sur le contour de la surface occupée par la bande f2, entre Koniepnis et Mnienian, nous n'avons jamais pu découvrir la présence de la bande f 1, dî aucun des fossiles qui la caractérisent particulièrement.
Au contraire, comme par une sorte de compensation, dans la région où la bande f 1 est le mieux représentée, c. k d. dans le vaUou de Radotin, en remontant vers Lochkow, et dans le ravin qui descend de.Kozofz, la bande f2 semble manquer complètement. Dans ce cas, la bande f 1 est inmiédiatement recouverte par la bande gl, sans aucune trace de discordance.
Les 54 espèces, qui établissent de si remarquables connexions entre les baudes principales e 2 — f2, peuvent être Ëicilement retrouvées sur notre tableau nominatif, qui accompagne ce travail. Pour faciliter cette recherche, nous indiquons dans le petit tableau, qui suit, le nombre des espèces qui sont fournies par chaque genre. Dans le second tableau, toutes ces espèces sont nommées.
Le premier de ces tableaux nous montre, que 12 genres ont contribué à établir des connexions entre les bandes e2 — f2. Comme le nombre des types génériques représentés dans la bande f2 est seulement de 17, on voit que la majeure partie d'entre eux, c. à d. presque les -J, ont fourni un contingent C'est encore une preuve de U continuité de la même grande faune silurienne.
C'est le genre Atrypa qui of^e le maximum 15, parmi les .espèces nommées sur notre deuxième tableau. Au second rang se montrent RhjfnehoneUa et Pentamerus chacun avec 7 espèces. Les genres 8P"^f^ ^^ Strophomena occupent le troisième rang, chacon
, . CodqIc
DistribnUon verticale des Brachiopckles
avec 6 espèces. Les autres genres ne présentent que des chifi&es inférieurs jusqu'à l'unité.
Nombre des formes de Brachiopodes communes aux denx bandes e2— f2.
Notre
in firara
■•■kn it%
iHBtl