‹ Brachiopodes: Études locales. 7 planchesChapitre 81 sur 122 · HeristeUa Hall · texte numérisé non relu

HeristeUa Hall

Dans chacune des grandes founes seconde et troisième, les types génériques n'ont pas apparu simultanément. Ils forment, au contraire, des groupes d'apparition très distincts, que nous exposons sur 2 tableaux, savoir p. 167 pour la faune II et p. 170 pour la foune m.

Ces tableaux font ressortir la remarquable inégalité de ces groupes. Les 2 plus nombreux coïncident avec les premières phases de nos grandes faunes II et m, savoir:

groupe de 7 genres nouveaux dans la bande dl. groupe de 8 genres nouveaux dans la bukde e2.

Ces 2 groupes étant presque égaux, on pourrait dire, que Tinstallation en Bohème des Brachiopodes de la Faune II et de la Faune m s'est opérée d'une manière semblable. Seulement, les 6 genres nouveaux de la bande e2 avaient été précédés par 3 genres

duiB le bsBsin eilurien de la Bobfime. 215

nouveaux dans la bande el, ce qui porte à 11 le nombre des genres nouveanx pour l'étage E.

Les 11 genres, qui doivent compléter le nombre total 26, sont répartis en petits groupes, savoir:

1 groupe de 2 genres dans la foune primordiale . . 2

2 groupes de 2 genres nouveaux dans d3 — d4 . . 4

1 groupe de 3 genres, indiqué dans la bande tl . - . 3

2 genres nouveaux, isolés, dans f2— g3 .... . 2

2 groupes ci-dessua = 7 + 8 . . . . . . 15

Total 26

^apparition isolée dans la bande f2 est celle de Stringoeepkalus, représenté par une seule espèce et 1 seul spédmen, offrant la plénitude des caractères typiques. C'est un véritable avantcoureur des formes, qui caractérisent le dévonien moyen.

Parmi les 26 genres de nos Brachiopodes, il y en a 23 qui peuvent être considérés comme cosmopolites, parcequ'ils sont représentés dans plusieurs des contrées paléozoiques. Nous signalons seulement 3 genres locaux, qui semblent jusqu'à ce jour appartenir exclusivement à la Bohême, savoir;

Clorinda et Mimulus dans la faune III.

Faterula dans la faune II.

Nous définissons chacun de ces 3 nouveaux types par une courte diagnose p. 172.

En terminant cette subdirision, nous présentons une notice sur l'apparition du genre iSptn/er, non seulement dans nos colonies, sur les horizons des bandes d 4 — d 5, mais encore dans notre foune II proprement dite. Nous rappelons une première apparition semblable, dans la &une correspondante, en Russie.

T. Distribution verticale des espèces.

Les 640 Brachiopodes nommés se répartissent entre nos grandes fiuines, comme il suit:

FaOBB troisième 521 formes nommées.

Fume primordiale ; 2 „ „

Bé.ppmUone à déduire If™, ^"'^"1 22

*^*^ \àe la Faune II 8J ^^ ^- t ^

Total des espèces distinctes . . rSio" '^'^'^'-^'^^^^8^*^'

216 Distribution verticale des Bnchinpodes

Dans un second tableau p. 179, nous exposons la répartition de nos 640 formes entre les H bandes fossilifères, superposées dans notre bassin.

Ces formes sont représentées par 822 apparitions. Le nombre des réapparitions est donc de 822 — 640 = 182.

Ce tableau nous montre en même temps l'extrême irrégularité de la répartition verticale des apparitions et réapparitions dans nos bandes, aussi bien dans celles de la faune seconde t^ue dans celles de la (aune troisième.

Les maxinia se montrent dans notre faune troisième, savoir:

dans la bande f2 - 222 | aPP^^tions, c. à d. 0.27 du nombre \ total 822.

dans la bande e2 - 293 f aPP»"tionS' '■ ^ ^- ««^o» 0-36 du \ nombre total.

Les minima correspondent aux 2 extrémités opposées de la série verticale, savoir:

dans l'étaee C — 2 I apP*riti<"is, c. à d. environ 0.002 du \ nombre total 822.

dans la bande hl - 6 I appa^tions, c. à d. environ 0.007 du ( nombre total.

D'après cette distribution, toute l'existence des Brachiopodes dans notre bassin semble figurer une grande oscillation, dont le point culminant correspond à notre bande e2. Cette bande est placée un peu au-dessus du milieu de la série verticale de nos 14 bandes fossilifères.

Nous exposons ensuite les connexions spécifiques établies par les Brachiopodes entre nos 14 faunes. partielles, successives. Nous devons distinguer ces connexions en diverses catégories.

1. Les connexions qui existent entre les bandes contigues, sont déjà indiquées par les nombres placés dans la colonne (5) du même tableau p. 179.

\ de ces nombres se montrent:

[entre f2 — gl 24 espèces, entre el — e2 SI m

r;,:cc.;,C00gIC

dtDB le b&win silorien de 1& Bohême. 317

Lea minima sont rédnits à zéro entre 3 bandes, et à quelques unités entre d'autres horizons, savoir:

I entre dl— d2

\ entre C — dl

[entre ^1—^2

{entre d2— d3

entre

On remarquera, d'ailleurs, la plus grande irrégularité dans la série des nombres exposés sur cette colonne, ce qui nous induit il conclure, que les connexions immédiates entre les &unes partielles sont indépendantes de la nature des roches composant les bandes et aussi du nombre total des espèces de chaque bande.

2. Les connexions spécifiques les plus dignes d'attention sont celles que nous signalons entre notre bande eS et les bandes superposées, qui renferment la faune lU. Nous reproduisons ici les chilfreB par lesquels elles sont exprimées :

e2— hl 1 espèce commune =: 0.16.

e2 — g 3 3 espèces communes — 0.33.

e2— fl 13 „ „ =0.56.

Les fractions placées à droite indiquent dans chacune des founes partielles, postérieures à e2, la proportion des espèces dont l'origine remonte à cette bande.

Fusons abstraction de la bande contigue fl, dans laquelle plus de la moitié des espèces provient de e2.

Les chiffires qui précèdent nous conduisent à un résultat inattendu. H consiste en ce que, entre la foune de la bande e2 et celles des bandes f2 — gl — ^2 — g3, les connexiomt spécifiques, au lieu de s'affaiblir, graduellement, en raison de la distance verticale ou chronologique, non seulement se maintiennent, mais montrent môme une tendance vers l'augmentation, puisqu'elles s'élèvent de 0.24 jusqu'à 0.33.

Seulement, sur l'horizon de hl, où se trouvent encore quelques restes de la £Eume III, les connexions spécifiques avec e2 se réduisent à O.IS'.

byGoogIc

2)8 DiatribntioB Terticale dea BnchiopodM

Pour plus de clarté, nous nommons daus des tableaux particuliers, pour chacune de nos bandes f 2 — gl — g2— g3 — hl, toutes ceUes de leurs espèces, qui avaient déjà apparu dans la bande e2.

3. Les connexioDS spécifiques entre les Colonies de notre étage D et les bandes de notre faune III sont exposées dans un tableau nominatif, p. 168. Quoique peu nombreuses, puisqu'elles n'embrassent que 14 espèces, elles contribuent cependant à établir l'unité et la continuité dans la série verticale de nos founes partielles. Nous en reconnaissons:

7 dans la bande el. 1 2 dans la bande fl.

13 dans la bande e2. | 5 dans ta bande f2.

Ce nombre diminue graduellement jusqu'à la bande hl, dans laquelle nous retrouvons encore une espèce coloniale, Airypa obovat^ Sow.

Une seule de nos 15 espèces coloniales, lAng. regvlata PI. 102, ne reparaît pas dans notre fauue troisième.

4. Enfin,^nous exposons sur notre tableau p. 190, les connexions spécifiques directes entre nos faunes II et III. Elles sont faibles, puisqu'elles dérivent seulement de la réapparition de 8 espèces rares, parmi lesquelles plusieurs ne nous oSrent pas une complète certitude, sous le rapport de l'identité. Ce doute provient du mauvais état de conservation des spécimens de la faune II.

Malgré cette restriction, les Brachiopodes prédominent encore parmi nos fossiles, sous le rapport des connexions entre les grandes founes comparées. En effet, nous rappelons, que nous n'avons pas pu signaler avec certitude une seule espèce de Céphalopodes, qui soit commune entre elles. Les connexions par les Tritobites se réduisent à une seule espèce, indiquée sur notre tableau numérique (Vol. I, Suppl*, p. 390, 1873.)

Après l'exposition de ces connexions spécifiques par les Brachiopodes, nous jetons un coup d'oeil sur les variations brusques, éprouvées par les principaux genres de nos Brachiopodes, daus leur richesse en espèces, sur les horizons successifs de nos diverses bandes. Nous reconnaissons, que ces variations ne semblent en relation, ni avec les Ages géologiques, ni avec les circonstances locales.

TI. Nous présentons un tableau ctnaparatif de la distribution verticale des genres et des espèces de Brachiopodes dans notïe bassin.

, ,. ..CA>oglc

dans le busin Biluri«n de U Bohême. 219

Les colonnes (2) — (3) — (4) de ce tableau font encore une foif ressortir l'inégalité et l'irrégularité déjà signalées dans:

1. Les groupes de première apparition des genres et dans leurs intermittences.

2. Le nombre total des genres, sur chacun des horizons fossilifères.

3. Le nombre des espèces ou variétés, sur les mêmes horizons.

Malgré ces irrégularités, les mêmes colounes nous montrent 2 coïcidences remarquables.

1. Les maxima des nouvelles apparitions des genres dans dl et dans e2 correspondent aux maxima des espèces dans les faunes II et III, savoir:

e2 — 8 genres nouveaux — 293 espèces.

dl — 7 genres nouveaux — 42 espèces.

Par un contraste inattendu, la bande f2 présente un second maximum d'espèces = 222, tandisqu'un seul genre nouveau Stringocephaius apparaît sur cet horizon.

2. En comparant les nombres totaux des genres coexistants, sur chacun dea horizons, avec les nombres correspondants des espèces, nous constatons que les minima et les maaima, des genres et des espèces se correspondent, savoir:

hl — 4 genres — 6 espèces.

dl - 9

Au point de vue des théories, il nous semblerait difficile d'expliquer l'augmentation du nombre des espèces, coïncidant avec celle des genres. Ce fait inattendu est en harmonie avec celui que noua avons constaté dans la faune de notre bande e2, renfermant le développement maximum, simultané, de toutes les classes animales de la période silurienne.

Sur la (p. 196) nous indiquons encore un nouveau foit, en harmonie avec ceux que nous rappelons.

■,:cc.;,C00gIC

220 Distribution verticale des BrachiopodeB

Ce fait, constaté sur la colonne (5) du tableau, nous semble inaperçu jusqu'à ce jour. Il consiste en ce que le nombre moyen (les espèces par genre s'accroSt rapidement, en même temps que le nombre total des genres coexistants. Réciproquement, une diminution dans le nombre des genres est accompagnée d'une diminution disproportionnée dans le nombre moyen des espèces de chacun d'eux.

VU. Durée des espèces.

Four comparer la durée des espèces de Brachiopodes dans notre bassin, nous rencontrons une difficulté insurmontable, en ce que nous ne possédons aucune unité de mesure, applicable aux dépOts de nature différente, qui renferment nos fossiles, tels que calcaires, schistes et quartzites. Nous ne pouvons éviter cet obstacle qu'en considérant chacune de nos bandes comme représentant une unité de temps, malgré leur inégalité évidente.

D'après le tableau de distribution verticale, placé en tête du Chap. II, nous avons dressé un tableau p. 200, montrant le nombre des espèces, qui ont existé dans 1 — 2 — 3 jusqu'à 10 bandes super-

Les résultats de cette recherche sont indiqués par les 3 lignes de chiffres qui suivent:

Nombre des bandes traversées

Nombre dea espèces .

Proportion dans le

nombre total 640.

En comparant les chiffres de ces 3 lignes, on reconnaît d'abord que les espèces, qui n'apparaissent que dans une seule bande, constituent la très grande majorité parmi nos Brachiopodes, car elles sont au nombre de &S0.

On peut remarquer, que le nombre des espèces traversant 2 bandes, 26, est inférieur de plus de moitié à celui des 54 espèces, qui traversent 3 bandes. Cette singularité s'explique, parceque, parmi les 54 espèces, qui sont communes à e2 et à f2, il y en a un assez grand nombre qui ne se montrent pas dans fl. Malgré cette lacune, elles sont considérées comme ayant existé dans 3 bandes.

d&na le bassin sîlnrien de la Bohême. 221

Lee espèces, qui oBt traversé 4 bandes, se réduisent à 17. Les nombres suivants s'abaissent rapidement de 6 à t espèce. Cette dernière a traversé 10 bandes.

La troisième ligne des chiffres est très instructive. Elle nous montre d'abord, que les espèces, qui n'ont apparu que dans 1 bande, constituent la proportion de 0.828 dans le nombre total 610.

Toat«8 les autres catégories, prises ensemble, ne représentent donc que la fraction 0.172.

Or les 54 espèces traversant 3 bandes composent à elles seules environ la moitié de cette fraction, c. à d. 0.084. Ainsi, chacune des 7 autres catégories est réduite à une proportion très exiguë.

Ces documents nous montrent, qu'en général, nos Brachiopodes siluriens n'ont joui que d'une existence peu prolongée.

Bans notre Cbap. I, en nous fondant sur les chiffres du tableau qui précède p. 200, nous avons eu l'occasion de calculer la durée moyenne de cette existence, ci-dessus p. 82. Nous avons trouvé qu'elle correspond au dépôt de 1.40 bande, dans notre bassin.

n a donc fallu une puissante rénovation pour combler les vides causés par l'extinction graduelle, parmi les Brachiopodes de nos faunes successives.

TIIL Rénovation graduelle des Brachiopodes.

Pour apprécier l'influence de la rénovation parmi les Brachiopodes, nous suivons la méthode employée pour nos Céphalopodes. (ÏHstribut. des Céphalop. p. 387, 8" et p. 315, 4°, 1870.)

Après avoir établi le nombre des espèces dans une faune moyenne de nos Brachiopodes, nous calculons les proportions suivantes, d'après les documents déjà exposés dans la présente publication.

1. Influence de la propagation verticale des espèces identiques, dans une &une moyenne 0.280

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