‹ Brachiopodes: Études locales. 7 planchesChapitre 88 sur 122 · BB · texte numérisé non relu

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240 CoDuexloQs par les Brartiiopodes

D'après ces observations, nous devons penser que les nùgratiens, qui ont donné naissance à nos colonies, à 2 époques successÏTes, dans d 4 — d 5, ne partaient point des contrées siluriennes comparées sur notre tableau. Ainsi, nous voyons fuir devant nous l'espoir de reconnaître, quelle a été la mère-patrie de nos espèces coloniales.

On pourrait concevoir, que ce centre de diffusion inconnu a fourni par rayonnement toutes les espèces communes aux diverses contrées qui nous occupent.

4. Les documents exposés sur le tableau qui précède, nous permettent de constater la marche chronologique des immigrations reconnues dans notre bassin. Nous exposons succinctement les faits établis, dans le résumé qui suit.

Dans ce résumé, les chiffres de la colonne (2) indiquent seulement la première apparition en Bohême des espèces migrantes. Nous n'avons pas égard à leur propagation sur les horizons supérieurs.

D'après la série des nombres, dans la même colonne, on reconnaît d'abord, que les connexions entre la Bohême et les contrées étrangères ont été beaucoup moins fréquentes durant la faune seconde que durant la faune troisième. Cependant, les 6 espèces qui sont indiquées dans les bandes de notre étage B, ne comprennent pas la grande majorité de nos espèces coloniales, c. à d. 12 sur 15. Ces 12 espèces sout exclues du tableau, parceque nous ne pouvons leur assigner aucune contrée, d'où elles seraient dérivées par migration.

Dans la faune troisième, on voit que l'immigration présente sa plus grande intensité, correspondant à 23 espèces, dans notre bande e2. Sous ce rapport, cette bande conserve sa supériorité sur tous les autres horizons, comme sous le rapport de sa richesse déjà suffisamment établie.

La bande f2 offre seulement 12 nouvelles espèces immigrées, qui dépassent k peine la moitié du maximum. Mais elle possède en outre, par propagation verticale, 8 des espèces primitivement immigrées dans e2.

Les bandes gl— g2 paraissent dépourvues de toute immigration directe et nous n'indiquons qu'une seule espèce de cette origine dans notre bande g 3, en faisant remarquer, que son identité n'est pas à l'abri de tous les doutes.

DigmzedbyGoOglc

entre la Bohême et les coDtrJea étrangères.

Résumé Dumérique des immigrations des Brachiopodes silariens en Bohême.

Tkom, Etacw «t SuidH, en BoMne

CtnlréU «trangtru en Mnnsxion

ObMarratloBs

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{Angleterre

IRnssie (dévonien) . .

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tRuBsie 11

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(Angleterre .... 3 jScandinaTie .... 2 iRuMie 2

62 total —29 rfyiétitions à dtduire.

Atrypa naTÏcula, 8ow.

7 AtrTi>aoboTKta,&ow.

-4 tlnf 'Ni«l»i), Li..« .,.

—5 Str.Fh... ..îiffl., D.I..

Russie

Disdna Maeotis? Eichw.

En somme, cette colonne (2) du résumé nous enseigne, que notre bande e2 prédomine sur toutes les autres par le nombre des espèces, qui établissent des connexions entre nos faunes et les faunes étrangères. La bande f2 occupe, sous ce rapport, le second rang.

La colonne (3) du résumé présente les noms des contrées dans lesquelles existent les Brachiopodes, que nous supposons introduits en Bohême par l'immigration. Un chiffre particulier indique, pour chacune d'elles, le nombre des espèces établissant ces relations.

On remarquera, que l'Angleterre présente beaucoup plus de connexions avec la Bohème que chacune des autres contrées.

242 Connesions par les Bnckiopodes

La colonne (4) rappelle, pour quelques horizons, les noms des espèces immigrées en Bohême, mais seulement dans les cas où elles sont très peu nombreuses. Dans les autres cas, il eût été impossible de les énumérer nominativement, mais on les retrouve aisément sur le grand tableau p. 238.

La soomie des espèces, après déduction faite des répétitions entre les diverses contrées, reproduit pour chaque bande celle qui est d^à indiquée dans la colonne (2).

Observations particulières sor chaeune des contrées.

Nous allons maintenant passer en revue chacune deB contrées, qui figurent sur nos tableaux.

5. La colonne (3) de notre grand tableau p. 238, indiquant les espèces communes avec l'Angleterre, constate bien le fait, auquel nous venons de faire allusion, savoir que, parmi les 29 espèces énumérées, il y en a 7 qui ont apparu dans la faune seconde des lies Britanniques, tandisqu'en Bohême 6 d'entre elles ne se manifestent que dans la faune troisième et la septième dans nos Colonies. Ce sont les suivantes:

Leptaena transversalis . . Daim.

Orthis. elegantula . . Balm.

Stroph. pecten .... Lion.

Stroph. rhomboidalis . . Wilck.

Atrypa mai^nalis .... Daim.

A. reticularis .... Linn.

(dans la colonie Zippe.)

r rti l^porrecta . . . Wahl.

\= trapezoidalis . His.

Ces 7 espèces se propagent dans la faune troisième d'Angleterre et semblent par conséquent contemporaines des formes identiques dans notre faune correspondante en Bohême. Nous ajoutons que Atrypa reticidaris, qui s'est montrée dans nos colonies, ne s'est pas propagée dans notre &une seconde.

Bien que, d'après les apparences générales, les faunes des étages de Wenlock et de Ludlow, en Angleterre, semblent représentées dans leur enseml>le par celle de notre étage E, notre tableau résumé montre, dans la colonne (8), que l'Angleterre a foomi, à notre bande f 2, 5 espèces qui n'avaient pas apparu en Bohtoe

.C.cogic

eotre la BohCnifi et lei contrites étrttngèrei. 243

durant le dépAt de notre bande e2. Les 4 premières de ces espèces établissent une connexion directe, qui doit être remarquée, entre les faunes anglaises de Wenlock et de Ludiow et la partie centrale de notre faune troisième (f2). Mais la cinquième n'est signalée en Angleterre que dans le dévonien moyen. Ce sont les suivantes :

Meristella Circe Barr. PI. 15-142.

Orthis lunata Sow. PI. 58.

Pentam. galeatus Daim. PI. 20.

Rhyncb. Wilaoni . Sow. PI. 25.

Spirifer unguiculus? Phill.l p, , = Uni . Flem.f

Constatons maintenant le contraste annoncé ci-dessus et consistant eu ce que, parmi nos Brachiopodes, quelques espèces semblent avoir apparu eu Bohême, avant d'exister en Angleterre. Nous allons les passer en revue.

a. Atrypa navicula Sow. fait sa première apparition dans les schistes de notre bande dâ, c, à d. dans notre foune seconde. Mais son plus grand développement a tieu dans notre faune troisième, seulement dans les bandes el — e2.

En Angleterre, cette espèce n'est connue que dans les étages de Wenlock et de Ludlow, c, à d, dans la faune troisième. Elle n'est pas signalée dans les étages de Llaudovery. En Suède, elle apparaît sur l'horizon de Gothland, comparable aux dépôts de Wenlock et Ludlow.

b. Les 2 espèces suivantes, Atrypa obovata Sow. et S^ophom. eufflypha His., paraissent en Bohème dans notre colonie Zippe, bande d4, et dans notre faune troisième, savoir:

Atr. obovata dans les bandes: el— e2— f2— gl— g2— g3— hl. Stroph. atglypha dans la bande: e2.

En Angleterre, Atr. obovata n'est connue que dans l'étage de Ludlow, tandisque Stroph. euglypha se montre dans l'étage supérieur de Llaudovery et se propage à travers les étages de Wenlock et de Ludlow.

c. A^ypa retictilaris Linn. sp. apparaît dans notre colonie Zippe, dans la bande d4, c. à d. vers le milieu de la hauteur occupée par la faune IL

En Augleterre, cette espèce se montre pour la première fois dans l'étage inférieur de Llaudovery, c. à d. dans la dernière pbase de la même faune seconde.

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244 Connexioufi par lee Brachfopodee

d. Enfin, les 2 espèces suivantes, Cyrtina heterocl^ D^. et Spirifer unguieulm Pbill. apparaissent dans notre foune troisième, savoir:

Cyrtina heteroclyta dans les bandes e2— f2.

Spirifer unguieuîus dans la bande f 2.

En Angleterre ces 2 espèces ne sont connues jusqu'ici que dans les faunes dévoniennes.

Ces observations, quoique limitées à un petit nombre d'espèces, nous montrent que, malgré rantériorité admise en général, en faveur de l'Angleterre, c. à d. pour le plus grand nombre des Brachiopodes énumérés sur notre tableau, il y en a 6, qui pourraient être revendiqués comme ayant existé en Bobéme avant l'époque qu'ils caractérisent, dans la contrée comparée.

Parmi ces 6 espèces, 3 ont apparu dans la colonie Zippe, bande d4. Une senle dans la bande d5. Les 2 dernières dans la &une in, bandes e2— f2.

Seattdtnavie,

6. La colonne (4) indique les espèces, qui sont communes à notre bassin et à la Scandinavie. Elles sont au nombre de 22. Mais il faut remarquer, qu'elles appartiennent presque exclusivement à la faune troisième. Elles ont été indiquées par M. le Prof. LindstrOm, dans son mémoire bien connu sur les Brachiopodes de Gothlaud. Deux d'entre elles ont été signalées en Norwége par M. le Prof. Kjérulf. Nous avons seulement ajouté Orthis testudinaria Daim, appartenant à la faune seconde.

Il est à regretter, que les Brachiopodes de cette faune en Scandinavie n'aient pas été l'objet d'une étude particulière et aussi étendue que ceux de la faune troisième. II résulte de ce manque de documents, que la Scandinavie par^t n'avoir eu presque aucune connexion par les Brachiopodes entre sa faune seconde et celle de la Bohême.

Ce fait ne peut pas être considéré comme définitivement établi. Cependant, nous rappelons, que l'étude beaucoup plus avancée des Trilobîtes nous conduit à reconnaître, que les espèces de cette famille, communes aux deux contrées comparées, sont très peu

entre I& Bohème et les coDtréeB étrangèreB. 245

nombreuses. Cette observation affaiblit beaucoup notre espoir au sqjet des connexions par les Brachipodes entre la Scandinavie et la Bohème, dans la faune seconde.

Un fait important, qai est constaté par notre tableau, consiste en ce que toutes les espèces de la Suède communes avec la Bohême, se trouvent aussi eu Angleterre. Gomme elles sont au nombre de 22, il s'ensuit que, parmi les 29 espèces de l'Angleterre que nous trouvons dans notre bassin, il en reste 7 qui ne paraissent pas exister en Suède. Mais le champ des recherches n'est pas épuisé dans cette conb'ée.

HuaHe,

1. La colonne (5) expose tes connexions spécifiques entre la Bohême et la Russie. Suivant les documents à notre disposition, il existe 21 espèces communes à ces deux contrées, non compris l'Oural.

La plupart de ces espèces, c. à d. li sur 21, caractérisent également la faune troisième silurienne dans les 2 pays. Hais, il faut observer que:

Atrypa obovata apparaît en Bohême dans les colonies, tandisqu'en Russie on ne la connaît que dans la &une troisième.

Atrypa reticularis est aussi une espèce coloniale. Mais elle est contemporaine en Russie, puisqu'elle apparaît dans la ëiune seconde et se propage ensuite dans la faune troisième et la faune dévonienne.

Leptaena transversalis existe, au contraire, dans la feune seconde de Russie et non dans celle de la Bohême. Elle n'apparait que dans notre faune LQ.

La même observation s'applique aux 2 espèces suivantes: Strophomena pecten. | Strophomena rhomboidalis.

Pour ces 3 dernières espèces, nous retrouvons en Russie l'antériorité déjà signalée pour l'Angleterre.

Quant aux 7 espèces qui complètent le nombre de 21, nous devons faire remarquer que:

JXscina Maeotis et Orthis testudinaria se trouvent sembUhlement dans la faune seconde des deux contrées.

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246 ConneKions yar leB Brachioiiodes

Strophomena etiglypha apparaît en Russie dans la faune seconde et ue se propf^ pae dans la feune traisième. Comme elle existe dans nos colonies, il y a concordance. Mais elle se propage dans notre faune troisième.

Discina reversa appartient seulement à la faune seconde de Russie, tandisque nous ne la reconnaissons que dans notre f&une troisième. Mais dans ces petites espèces, l'idenUté est difficile à bien établir.

Les 3 espèces, GyrHna heteroclyta, Lingula comea et Orthis Itmata, qui caractérisent notre faune troisième, n'apparaissent en Russie que dans la faune dévonienne.

Parmi les 21 espèces de Russie, que nous retrouvons en Bohême, il y en a 11) qui sont signalées sur la colonne de l'AngleteiTe, tauiiisque nous n'en trouvons que 15 parmi celles qui ont été déjà énumérées pour la Scandinavie. Ces connexions pai'aissent en raison inverse des distances. Nous ne pouvons pas nous rendre compte d'une semblable différence, mais elle pourrait dériver de ce que les Bracbiopodes de la faune seconde de Scandinavie nous sont encore très peu connue.

%, La colonne (6) montre les espèces de Bobême, qui sont connues dans l'Oural. Cette contrée étant très éloignée des régions voisines de la Baltique, où se trouvent principalement les iaanes siluriennes de la Russie, nous avons cm devoir la considérer isolément.

Nous comptons, d'après les documents à notre connaissance, 18 espèces de Bracbiopodes communes à la Bohême et à l'Oural.

Il est à remarquer, que ces 18 espèces se trouvent également dans la Êuiue troisième des deux contrées comparées. Elles établissent donc une forte connexion entre elles. Malheureusement, la contrée de l'Oural reste presque tout entière à explorer. Les Bracbiopodes constituent la très grande majorité des fossiles siluriens connus jusqu'à ce jour et dont la liste a été publiée en 1S57, par U. de Grunewaldt. (Mémoires de l'Académie Impêr. des sciences de 8' Pètersbourg, t. VIII.) Quelques espèces avaient été déjà décrites par Ëichwald i-t par MM. de Vt'mcuil et C" Keyserling, dans

entre la Boliâme et les contrées étr&Dgères. 247

leurs ouvragea bien connus, et d'autres p&r U. de Orunewaldt, en

Parmi les 18 espèces mentionnées, 2 Brachiopodee très répandus se propagent de la faun^ troisième dans la faune dévonienne, savoir:

Atrypa reticularis. { ' Pentamerus galeatus.

Il faut observer, que la détermination des espèces de TOurai a été faite principalement d'après les figures de nos Brachiopodes pabHécE 8 Vienne en 1847 — 1848. Moas indiquons un doute sur 3 espèces, mais les figures données par M. de Grilnewaldt nous semblent montrer l'identité des autres.

Nous appelons particulièremeut l'attention sur les 9 espèces suivantes, qui sont communes à la Bohême et à l'Oural, tandieque la plu])art n'ont été. reconnues ni en Russie, ni dans les autres contrées de la grande zôue septentrionale d'Europe.

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