‹ Brachiopodes; études localesChapitre 11 sur 139 · Rhynch. famula Barr · texte numérisé non relu

Rhynch. famula Barr

Var. modica Barr.

{ Terebr. Daleidensis F. Roem.

Rhynch. Schultzei Barr.

Terebr. brachypticta Schnur .

\ J C2 Data ee ON Terebr. ferita v. Buch. . . 342 Barr. J 10. Retz. H cr pa Terebr. prominula Roem. . . 342 Var. suavis Barr. J 11. Spirifer pollens Barr. Spirifer speciosus Schlot. . . 243 12. Spinifer carens Barr. Spirifer 2nflatus Schnur 1949 13. Spirifer fulco Barr. Spir. macrorhynchus Schnur . 343 14. Stringoceph. Bohemicus | Strinpoe Pur De A Barr. J A RON ER A aPn A Lept. caudata Schnur . 844 Barr. j 16. Strophom. Phallipsi Barr. Lept. énterstrialis Phill. . 344

niennes de l’Eifel

Résumé et conclusions du Chap. IT .

Observation .

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Brachiopodes siluriens de la Bohême.

Introduction.

his publions aujourd’hui 153 planches, sur lesquelles sont figurés tous nos Brachiopodes siluriens de la Bohême. Elles sont accompagnées par des explications détaillées des figures.

Nous adjoignons à cette publication 3 chapitres de texte, exposant celles de nos observations, qui nous paraissent le plus mériter l’attention des savants, parcequ’elles embrassent l’ensemble de nos Brachiopodes.

Le temps ne nous a pas permis de revoir les descriptions des 175 espèces, introduites par nous dans la science en 1847—1848. Il nous a été également impossible de décrire nos espèces nouvelles. Cependant, nous espérons que les figures de nos fossiles et les explications placées en regard constitueront une série de documents utiles, et, dans la plupart des cas, suffisants pour les comparaisons. Ces figures, généralement exactes, sauf quelques erreurs, que nous signalons, fixeront la détermination authentique des Brachiopodes de notre terrain, en attendant que notre texte descriptif puisse être

publié.

Les spécimens nombreux et variés que nous représentons, chacun par plusieurs figures, permettront aux paléontologues d’apprécier les difficultés de nos déterminations. Nous ne prétendons pas les avoir résolues, sans qu'il reste aucune hésitation, au sujet des limites entre certaines espèces apparentées.

XVIII Introduction.

En désignant les formes reconnaissables à la vue, par des noms, que certains maîtres considèrent comme trop multipliés, nous ne prétendons pas affirmer chaque fois une indépendance spécifique absolue. Mais, nous croyons contribuer au maintien de la clarté dans la science, en offrant un moyen de distinguer les formes, parmi lesquelles une dénomination commune pourrait produire une fâcheuse

confusion. d

Nous devons avertir nos lecteurs, que nous ne leur offrons pas les résultats de recherches relatives aux organes des Mollusques, ni à la structure interne des coquilles. Ce sujet à été traité depuis longues années par des paléontologues, beaucoup plus capables que nous de jeter de la lumière sur cette matière délicate et dont l'étude exige des matériaux appropriés.

Nous regrettons de ne pouvoir nommer ici tous les savants qui, par leurs études sur les Brachiopodes vivants ou fossiles, ont acquis des droits à notre reconnaissance, en nous enseignant les moyens de séparer les familles, de limiter les genres, ...&... par des caractères propres, plus ou moins faciles à reconnaître: Cette énumération historique serait hors de proportion avec notre publication actuelle.

Nous voulons cependant rendre hommage à nos illustres maîtres et amis: Thomas Davidson. Prof. James Hall et Louis de Koninck, qui ont le plus contribué à ces découvertes. Nous savons qu'ils se disposent encore à nous présenter de nouveaux enseignements sur cette branche si importante de la paléontologie.

À cette occasion, nous rappelons léminent service rendu à la science, en 1856, par MM. les Prof. Deslonchamps et Ed. Suess, en reproduisant, l’un en langue française et l’autre en langue allemande, l'Introduction générale à létude des Brachiopodes, par M. Davidson, enrichie de leurs observations personnelles.

Tout le monde sait, que l'ouvrage, Brachiopoden, publié en 1871 par M.le Prof. Quenstedt, à également beaucoup enrichi la science par de nombreuses observations, qui s'étendent aux Brachiopodes de tous les âges géologiques, et qui sont illustrées par de belles préparations.

D’après les documents publiés, on voit que les préparations qui nous ont révélé la structure interne d’une partie des Brachio-

Introduction. XIX

podes fossiles, et ont donné lieu à la distinction d’un grand nombre de genres nouveaux, doivent être attribuées, les unes à un travail artificiel, qui exige une grande dextérité, et les autres, à d’heureuses décompositions faites par la nature.

Sous le rapport des préparations artificielles, les spécimens de nos Brachiopodes, étant la plupart remplis par un calcaire dur et spathique, nous ont rarement permis de dégager les parties de la structure interne. Sans doute, des mains plus habiles que les nôtres auraient pu beaucoup mieux s'acquitter de cette tâche. Aïnsi, nous reproduisons sur notre PI. 141 le lacet de Retzia melonica, dégagé et isolé par M. le Doct. Rominger, géologue de PEtat de Michigan. Ces figures sont extraites de la p. 49 du 16** Ann. Report of the Regents, publié en 1863, par M. le Prof. J. Hall.

Quant aux préparations naturelles, elles sont très rares dans ceux de nos Brachiopodes, qui sont ensevelis dans les calcaires très durs, que nous venons de mentionner.

Nous sommes, au contraire, assez heureusement favorisé par les décompositions, qui ont eu lieu dans certains spécimens extraits des schistes argileux. Dans ce cas, la coquille calcaire, ayant été totalement dissoute par les réactions chimiques, a laissé, sur le moule interne, des empreintes de sa structure très instructives et qui

vauraient jamais pu être obtenues par le plus adroit des préparateurs.

Par suite de ces diverses circonstances, nos études sur les nombreux Brachiopodes siluriens de la Bohême n’ont pas eu pour résultat d'augmenter notablement le nombre des genres, déjà si considérable dans cet ordre des Mollusques. Nous n’en comptons pas moins de 122, dans le tableau publié par M. Davidson en 1875 et indiquant la distribution géologique des Brachiopodes dans le temps. (What is a Brachopod? — édition en langue française par W. Th. Lefèvre. — Bruxelles.)

Nous nous félicitons de n'avoir à proposer en tout que 3 nouveaux noms génériques, Savoir :

Clorinda | Mimulus | Paterula.

Nous donnons une courte diagnose de ces 3 types, ci-après Chap. Il, p. 109, 4° et p.172, 8% Ce nombre 3 est réellement excusable, en comparaison des 640 formes spécifiques on variétés. que nous distinguons par des noms, dans notre bassin.

XX Introduction.

Dans beaucoup de cas, étant dépourvu de toute indication de la structure interne de nos Brachiopodes, nous avons dû déterminer leur nature générique d’après les seules apparences extérieures des coquilles. |

Malheureusement, ces apparences tendent souvent les unes vers les autres, sans limite reconnaissable. Nous constatons même, par exemple, pour le genre Clorinda, PI. 119, que certains types génériques peuvent simuler les apparences extérieures d’un autre type, au point de nous induire en erreur. Ces apparences ne peuvent donc pas toujours nous fournir des moyens certains de discrimination. Elles laissent, au contraire, dans certains cas, aussi bien pour les types génériques que pour les types spécifiques, une grande latitude aux appréciations personnelles de chaque observateur.

Nous prions donc les savants, dans les cas douteux, de considérer nos déterminations génériques et spécifiques comme provisoires, en attendant que la science ait finalement défini le genre et l'espèce parmi les Brachiopodes, et que la structure interne ait été observée et comparée, dans toutes les formes appartenant à cet ordre.

À cette occasion, nous exprimons nos voeux, pour que les diagnoses futures fassent ressortir mieux que les diagnoses existantes, les caractères par lesquels chaque type diffère des types les plus voisins.

Cette méthode étant malheureusement négligée par presque tous les paléontologues, il s'ensuit qu'il faut un travail long et fatigant pour reconnaître les caractères différentiels entre les types. On peut même douter, d’avoir bien saisi ceux qui ont provoqué de nouvelles dénominations. Ces caractères sont cependant les plus importants pour la distinction des fossiles et ils peuvent être indiqués en peu de mots.

Les désavantages matériels, que nous reconnaissons à nos Brachiopodes, sous le rapport des études relatives à leur structure interne, sont compensés, en grande partie, par 2 circonstances favorables à l'étude des apparences extérieures, qui contribuent le plus aux déterminations spécifiques.

La première de ces circonstances consiste dans le bon état de conservation du plus grand nombre de nos espèces, provenant des calcaires et de certains schistes.

Introduction. . XXI

Le second avantage est fondé sur l’abondance, souvent extraordinaire, des spécimens représentant une même espèce. Par suite de cette richesse numérique, nous avons pu établir des séries composées d'individus en connexion évidente avec un même type spécifique, mais distincts entre eux par quelque caractère très marqué. Ils constituent ce qu’on nomme habituellement des Variétés et aussi ce que nous nommons des Variantes. Nous allons définir ce terme nouveau, sur l’une des premières pages qui suivent.

Avant d'entrer en matière, nous devons acquitter nos devoirs de reconnaissance, d’abord envers M. von Schary qui, pour les Brachiopodes, comme auparavant pour les Céphalopodes et les Trilobites, a mis libéralement à notre disposition les spécimens de sa collection, qui pouvaient contribuer à l'illustration des faunes siluriennes de la Bohême.

Nous offrons aussi nos remerciments à M. le Doct. Ant. Fritsch, conservateur au Musée Bohême et à sor assistant, M. Ottomar Novak, qui nous ont également communiqué divers Brachiopodes instructifs, appartenant aux collections confiées à leurs soins.

Parmi les 153 planches de Brachiopodes, que nous publions aujourd’hui, 28 ont été dessinées et gravées sur pierre par feu Joseph Fetters, à partir de 1853 jusqu'à sa mort. Personne n’a disputé jusqu’à ce jour la prééminence dans ce genre de travail, à ce modeste artiste de Prague, qui avait antérieurement gravé les planches de nos Trilobites et de nos Ptéropodes. Honneur à sa mémoire !

Les 125 autres planches du présent volume sont l’ouvrage de M. Humbert, qui à aussi exécuté environ 400 planches de nos Céphalopodes, et plus de 230 planches de nos Gastéropodes, Acéphalés, ... &... attendant leur tour pour la publication. Cette masse de travaux produits par la même main, sans compter les planches faites pour la Paléontologie Française, place M. Humbert à la tête de tous les artistes qui se vouent à la paléontologie. Nous nous abstenons de faire ici l'apologie de son talent, de peur que, de notre part, elle ne paraisse intéressée.

Mais aujourd’hui, nous voulons le remercier de lassistance qu'il nous à donnée, durant divers séjours à Prague, pour le classement et la distinction de nos fossiles, comme pour la disposition de nos planches.

XXII Introduction.

Nous exprimons de semblables remerciments à notre secrétaire, M. Ernest Thiérot, pour ses bons services, de même nature.

A nos yeux, ceux qui nous ont assisté dans nos travaux dobservation et qui ont eu voix au chapitre, dans plusieurs de nos déterminations, ont bien mérité de la science.

PRAGUE ME Juillet 1879;

J. Barrande.

Ordre de nos études.

Les études, que nous allons soumettre aux savants, après un court aperçu historique, résument nos observations sur 3 sujets importants, savoir:

Chap. I. Variations observées parmi les Brachiopodes siluriens de la Bohême.

Chap. IX Distribution verticale des genres et espèces des Brachiopodes, dans le bassin silurien de la Bohême.

Chap. IIL. Connexions spécifiques établies par les Brachiopodes, entre les faunes siluriennes de la Bohême et les faunes paléozoiques des contrées étrangères.

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Aperçu historique.

1852. Dans notre Vol. I, relatif aux Trilobites, nous avons exposé, sur la p. 55, le résumé historique de tous les documents, qui avaient été publiés avant 1840, sur le terrain silurien de la Bohême. A cette occasion, nous avons énuméré tous les fossiles de ce terrain, qui avaient été introduits dans la science jusqu’à cette époque.

La totalité des espèces décrites s'élevait à 22, parmi lesquelles se trouvaient :

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