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lobes plus ou moins nombreux. Sur le spécimen fig. 4e, de taille moyenne, nous ne voyons que 2 lobes séparés par une faible rainure longitudinale. Sur le spécimen fig. 3e, il existe 4 lobes bien marqués. Les 2 lobes intérieurs sont les plus longs. Sur la fig. 1a, il existe aussi 4 lobes. Les 2 lobes intérieurs sont aussi les plus longs. Les diversités signalées nous semblent correspondre à des différences d'âge. Dans tous les cas, les impressions musculaires de nos 3 spécimens contrastent avec celles de la fig. 9 de M. Kayser.
5. Le test, dans nos exemplaires de Orthis praccursor, offre diverses apparences, suivant les lamelles observées. Mais, dans tous, sur la lamelle externe, les stries longitudinales sont croisées par des stries fines transverses. Elles sont figurées sur nos PI. 61 et 125. Aucune apparence semblable n’est signalée par M. Kayser sur ses 2 spécimens du Harz, sur lesquels il indique seulement des stries longitudinales.
Nous faisons abstraction des apparences des lamelles internes du test, figurées sur nos planches, tandisqu’elles ne sont indiquées pour les formes du Harz, ni sur les figures, ni dans le texte, qui ne contient pas un seul mot de description.
Conclusion. Les différences, que nous venons de constater, nous montrent, que les 2 spécimens du Harz attribués à Orthis striatula Schlot. ne sont point identiques avec ceux de la Bohême, que nous avons associés à cette espèce en 1848, mais qui en sont indépendants. Nous les nommons aujourd’hui Oréhis praccursor.
4%. Strophomena neutra. Barr.
1848. Leptaena neutra Barr. — Haiding. Abhandl. IL, p. 79, PI. 21, fig. 7—8.
1879. Strophomena meutra Barr. — Syst. Sil. de Bohème. Vol. V.,
M. le Doct. Kayser, sur la ». 190 de son texte, associe avec doute à notre espèce 2 valves isolées et incomplètes, figurées sur SUP 30, fig. 2e.
Ces 2 figures contrastent de la manière la plus frappante avec celles que nous avons données de Sérophomena neutra, soit en 1848, soit dans la présente publication.
En effet, tous nos spécimens bien conservés ont une forme plus ou moins rapprochée du demi-cercle, mais dans laquelle la région cardinale n'offre jamais un grand développement, comparable à une aîle.
Au contraire, dans la figure 2 de M. Kayser, indiquée comme Strophom. neutra, sans signe de doute, dans l’explication des figures, nous voyons que la longueur de la ligne cardinale est plus que double de celle de la ligne longitudinale, médiane. Il en résulte que la valve présente, de chaque côté, l'apparence d’une aîle très étendue, comme dans certains Spirifères.
La valve fig. 3 n’est associée à la première qu'avec doute et n’a aucune ressemblance avec notre Sérophom. neutra, pour le motif du développement latéral des aîles.
Ces contrastes nous dispensent de toute autre observation.
Conclusion. Les 2 valves du Harz contrastent tellement par leur forme avec les valves de notre Sérophomena neutra, qu'il n'existe entre ces espèces aucune analogie quelconque.
4S. Strophomena Sfephani. Barr.
anteà Leptaena corrugata. Portl. — Barr.
1848. Leptaena corrugata Portl. — Barr. — Haiding. Abhandl. IL, DNS UEl, 2e;
1879. Strophomena Séephani Barr. —- Syst. Sil. de Bohême. Vol. V., PI. 40 et PI. 55, case VI.
Sous le nom de Sérophomena corrugatella Davids., M. le Doct. Kayser décrit et figure (p. 191, Pl. 29, fig. 12) une très petite valve du Harz, qu’il suppose identique avec les spécimens figurés par nous en 1848, sous le nom de ZLept. corrugata Portl.
Nous n'avons pas à discuter la question de savoir, si cette petite valve du Harz représente réellement Séroph. corrugatella Davids. d'Angleterre. Toutes les apparences des figures données par M. Davidson dans sa Monographie des Brachiopodes siluriens, VIT, Nr. 4, PI. 41, nous semblent contraires à cette identification.
Reste à savoir si la même petite valve du Harz est identique avec les valves, que nous avons figurées en 1848, sous le nom de Lcpt. corrugata et qui n’ont rien de commun qu'une vague appa-
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rence des ornements avec l’espèce silurienne d'Angleterre: corrugatella Davids.
Nous devons d’abord constater, que nos études postérieures à 1848 nous ont démontré, que les 2 valves figurées à cette époque par nous, sous le nom de Lept. corrugata, représentent réellement 2 jeunes individus de Sérophomena Stephani. Dans ces 2 spécimens, la coquille n’a pas encore atteint le grand développement de sa ligne cardinale, qui constitue un de ses principaux caractères. Cependant, on voit dans ces individus, que l’étendue de la ligne cardinale est plus considérable que la largeur de la valve, dont les angles latéraux sont aigus. Cette conformation est tres bien indiquée dans un de nos plus jeunes spécimens, figuré sur notre PI. 55, case VI, fig. 5.
La taille naturelle de ce spécimen est très rapprochée de celle du grossissement que donne M. Kayser de la petite valve du Harz.
Si on compare ces 2 figures, on voit que leurs formes sont contrastantes. Dans la valve de Bohême, la ligne cardinale offre la plus grande étendue transverse et les angles latéraux sont aigus et saillants.
Dans la valve du Harz, la ligne cardinale ne représente pas la plus grande largeur et les angles latéraux, au lieu d’être aigus et saillants, sont arrondis.
Quant aux ornements figurés par M. Kayser, ils offrent une régularité, qui mexiste dans aucun des spécimens de Sérophom. Stephan.
Conclusion. D’après les différences signalées, l'identité supposée par M. Kayser est inadmissible, même dans les plus jeunes spécimens. Il est probable, que l'adulte de l'espèce du Harz, si on le découvre, offrira un grand contraste par rapport à Sérophom. Stephan de Bohême.
310 Connexions par les Brachiopodes
A9. Strophomena nebulosa. Barr.
1848. Leptaena nebulosa Barr. — Haiding. Abhandlung. IL, p. 69, PL 122 het le
1879. Strophomena nebulosa Barr. — Syst. Sil. de Bohême. Vol. V., P1.'42:
M. le Doct. Kayser décrit et figure sous ce nom 3 valves isolées du Harz, (4. c. p. 195, PI. 29. fig. 13—14—15). Elles semblent concorder, au premier coup d’oeil avec les figures, que nous donnons de Stroph. nebulosa.
Mais cette comparaison superficielle des contours ne suffit pas pour établir l'identité entre les formes du Harz et celles de la Bohême, qui sont toutes relativement plus allongées.
1. En effet, pour constater que les valves du Harz ne peuvent pas être identifiées avec l'espèce Orthis wmbraculum Schlot., M. Kayser établit entre elles une distinction. Elle consiste en ce que, dans les valves qu’il figure, il existe des stries fines, concentriques, dans les rainures entre les côtes longitudinales, tandisque ces stries n'existent pas dans ©. umbraculum (L. c. p. 195).
Or, dans les spécimens de la Bohême, que nous avons sous les yeux, il n'existe point de stries fines transverses entre les côtes, mais seulement des stries concentriques, largement espacées et qui se montrent sur toute la surface, c. à d. sur les côtes longitudinales comme dans leurs intervalles.
Mais, si les stries fines transverses, intercostales, suffisent, selon M. Kayser, pour distinguer ces 3 valves du Harz de celles de Orthis umbraculum Schlot., ce savant s’empressera certainement de reconnaitre, qu’elles doivent suffire aussi pour établir lindépendance spécifique entre ces mêmes valves du Harz et notre Séroph. nebulosa de Bohême, qui ne possède pas de semblables ornements.
2. En outre, dans tous nos spécimens, qui présentent des lacunes dans leur test, on voit, soit sur une lamelle intérieure, soit sur le moule interne, des scrobicules serrés et très-marqués, qui sont bien figurés sur notre PI. 42, fig 20€. On peut même les distinguer à l'oeil nü.
Par contraste, dans les 3 valves du Harz, dont 2 sont aussi partiellement et une totalement dépouillées du test, on n’aperçoit
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aucune trace de semblables scrobicules. D'ailleurs, M. Kayser n'aurait pas manqué de les observer et de les mentionner dans son texte, s'ils existaient.
A l’occasion de cette comparaison, nous ferons remarquer, que tous les spécimens connus de notre Stérophom. nebulosa ont été trouvés sur l'horizon de notre étage E, bande e2, entre Luzetz et Bubowitz. C’est par erreur que l'étage F a été indiqué dans notre texte imprimé à Vienne, en 1848.
M. le Doct. Kayser cite, en synonimie, Orthis umbraculum ?
- (A. Roemer, Beitr. I., p. 56, PI. 9, fig. 2, 1850). En effet, la figure
unique donnée par Roemer représente une forme analogue à celle des 3 valves de M. Kayser, mais notablement plus large. Dans son texte, il mentionne les stries serrées, concentriques, intercostales, confirmant ainsi d'avance l'observation de M. le Doct. Kayser. Ce spécimen provient d’ailleurs de la même localité de Klosterholz.
Conclusion. Les différences signalées ne nous permettent pas de considérer les valves du Harz en question comme identiques avec celles de notre Sérophomena nebulosa. La ressemblance approchée des contours ne suffirait pas pour autoriser à les regarder comme représentatives. ù