L'Oural possède 18 espèces communes avec la Bohême
‘et nous faisons remarquer, qu'elles se trouvent toutes dans notre
faune III. Mais, elles se partagent en 2 groupes égaux, montrant que les connexions entre les 2 contrées ont été équivalentes pendant le dépôt de nos bandes e2—f2.
5. Les Etats-Unis présentent 8 espèces, qui semblent identiques avec celles de notre bassin. Ce nombre exigu mérite considération, si on le compare à celui d’une seule unité, fournie par les Céphalopodes, tandisque nous n’en connaissons pas une seule parmi les Trilobites.
6. Le Canada est en connexion avec la Bohême, seulement par 6 espèces. qui sont à peu près toutes cosmopolites.
€. Comparaison des connexions spécifiques établies par les Brachiopodes, entre la grande zône centrale d'Europe et la grande zûne septentrionale d'Europe et d'Amérique.
Nous faisons d’abord remarquer, que les nombres de 39 et de 42 espèces, établissant des connexions entre la Bohême et les 2 groupes des contrées considérées, ne différent que par 3 unités. Ainsi, la France, qui possède les 39 espèces supposées identiques, doit cet avantage relatif à sa position géographique, sur la même grande zône que la Bohême.
En comparant les nombres des espèces communes à la Bohême et à chacune des grandes zônes, pour reconnaître leur influence, dans le nombre total 640 de nos Brachiopodes, et en supposant gratuitement, que toutes ces espèces se sont introduites par immigration dans notre bassin, nous trouvons les proportions qui suivent:
Entre la Bohême et la France représentant la grande | ,,
53. —=0.061 zône centrale . . RE Entre la Bohême et les contrées de la grande zône | ,2 0.065 5 : ASE re e
SEUL ee ONE NE EN ONE EN SE RSR TURN AOET EP EEER
392 Connexions par les Brachiopodes
Ces proportions sont peu différentes. Elles contribuent également à démontrer, que l'effet des immigrations de Brachiopodes dans notre bassin a été réellement minime. On ne peut donc pas invoquer ce phénomène pour expliquer les irrégularités. que nous avons fait remarquer, soit dans la distribution verticale de nos espèces, soit dans la rénovation partielle et successive de nos faunes.
D. Connexions spécifiques par les Brachiopodes, entre les faunes siluriennes de la Bohême et celles de la Thuringe.
D’après les publications de M. le Doct. R. Richter, il y a 15 espèces de Brachiopodes décrites par ce savant et qu'il considère comme communes au bassin silurien de la Bohême et aux formations siluriennes de la Thuringe.
Après avoir passé en revue ces 15 espèces, nous présentons un tableau, dans lequel elles sont classées en 4 catégories, savoir:
1° Catégorie: Espèces identiques dans les 2 contrées 3
AUDE ie Espèces nominalement identiques . . 3 D 7 Espèces analogues, .0.::10 0 0500 Fan
que à Espèces contrastantes . . FACE Ensemble: 05 NE
Nous faisons remarquer que, parmi les 12 espèces qui, suivant notre appréciation, établissent des connexions entre les faunes siluriennes de la Bohême et de la Thuringe, le plus grand nombre appartient à notre étage Æ. 1.2. Lelel A Se SR
Les autres proviennent de notre étage F. . . . . . . . 3 Ainsi, le caractère silurien de ces Brachiopodes est très appa-
rent; ce qui confirme la classification des dépôts paléozoiques de la Thuringe par M. le Doct. Richter.
D1. Nous indiquons, d’après M. Richter, les connexions spécifiques par les Brachiopodes, entre la faune IIT silurienne de Bohême et les faunes dévoniennes de la Thuringe.
Pour le dévonien moyen, la seule espèce commune aux 2 Contrées, selon M. Richter, est Aérypa reticularis.
entre la Bohême et les contrées étrangères. 353
Pour le dévonien supérieur, la seule espèce commune aux 2 contrées, selon M. Richter, est Cyrtina heteroclyta.
Il serait impossible d'imaginer un minimum plus réduit, pour exprimer les connexions entre les faunes siluriennes de la Bohême et les faunes dévoniennes de la Thuringe.
E. Connexions spécifiques par les Brachiopodes entre les faunes siluriennes de la Bohême et la faune hercynienne du Harz.
Notre étude sur les Brachiopodes dévoniens du Harz est restreinte aux 22 espèces de la faune hercynienne, que M. le Doct. Kayser suppose identiques avec celles de la faune troisième de la Bohême.
Pour suppléer à l'insuffisance du texte de ce savant, nous comparons une à une les figures qu'il donne des Brachiopodes hercyniens, avec nos types siluriens.
Dans le résumé de cette étude, nous classons les 22 espèces du Harz en 5 catégories p. 319.
1e Catégorie: Espèce représentée par des spécimens identiques dans les 2 contrées . . 1
pue à Espèce nominalement identique, mais
À représentée dans le Harz par des spécimens contrastants avec ceux
UC MIPORÉMES., 7: ASS Ir" ae 5 Espèces analogues dans les 2 contrées 8 die 5 Espèces du Harz contrastant avec celles dela Bohème trust co tbl goes sù Espèce attribuée arbitrairement à la Bohëme, où elle est inconnue . . 1 OR PRENONS CORRE FAN PSN AM. PE RENE
Ainsi, les 22 identités supposées sont réduites à 1 seule, représentée par une forme de Sérophom. rhomboridalis, qui ne se trouve pas dans nos étages F—G—H, mais seulement dans notre étage E.
Par conséquent, il n’existe pas une seule identité spécifique, entre les Brachiopodes de nos étages F—G—H et ceux de la faune hercynienne.
394 Connexions par les Brachiopodes
Après avoir établi, que toutes les connexions entre la faune hercynienne et la Bohême se réduisent: à:
1 identité réelle, 1 identité nominale, 8 analogies, nous montrons que le groupe de nos étages F—G—H et notre étage E présentent des connexions équivalentes avec la faune hercynienne, savoir :
2 espèces propres.
pour F—-G—H. . PEUR 6 espèces communes avec e 2.
8 espèces.
2 espèces propres.
(LITE D'ART P 6 espèces communes avec le groupe F—G—H 8 espèces.
Nous rappelons, que le nombre total des espèces distinctes dans l’ensemble de nos étages F—G—H s'élève à 277, tandisqu'il
est de 304 dans notre étage E. Ces nombres sont calculés au moyen du tableau de distribution ci-dessus p. 179.
D'après ces nombres, la proportion des 8 espèces hercyniennes dans la faune de nos étages F—G—H, est exprimée par ,$- = 0.029.
La proportion des 8 espèces hercyniennes dans
la faune de notre étage E, est exprimée par . Différence :: + 12410600
Cette différence remarquable montre la prédominance des con-
nexions entre la faune hercynienne et celle de nos étages F—G—H, par rapport à la faune de notre étage E.
F,. Connexions spécifiques par les Brachiopodes entre les faunes siluriennes de la Bohême et les faunes dévoniennes de PEifel.
Les espèces qui établissent ces connexions, sont classées par nous en 3 Catégories, Savoir:
1e Catégorie: Identités presque uniquement nominales . . . . 4
pme ù Cas de filiation vraisemblable
Joue ù Analogics plus ou moins prononcées dans les 2: contrées. {204 60h NÉS ENS
Ensemble. 1.480
entre la Bohême et les contrées étrangères. 353
Les espèces identiques sont énumérées sur la p. 327 et l’espèce attribuée à la filiation est indiquée p. 329.
Quant aux 18 espèces considérées comme analogues, elles donnent lieu à des études d’une étendue très inégale.
. D'abord, nous comparons entre elles les formes, qui se rattachent aux types Rhynch, Wilsoni Sow. princeps Barr. Nous montrons, que les formes dévoniennes de cette famille, dont Æhynch. Orbignyana Vern. est le type, constituent un groupe contrastant, par ses caractères, avec le groupe d’espèces correspondantes des faunes siluriennes.
En suivant la même méthode, nous montrons qu’il existe dans la famille de Rhynch. Henrici un groupe dévonien, dont Rhynch. Roemeri Barr. est le type historique et qui diffère, par ses caractères. des formes siluriennes, qui se rattachent à Rhynch. Henrici.
Après cette étude, dont nous ne pouvons pas indiquer ici les détails, nous passons en revue les 16 espèces isolées, analogues dans les faunes siluriennes de la Bohême et dans les faunes dévoniennes de l’Eifel.
Nous indiquons pour chacune d’elles les caractères principaux, qui les rapprochent, et les différences ou incertitudes, qui nous empêchent de les considérer comme identiques.
Après cet examen détaillé, nous réunissons sur un tableau général p. 346, les 23 espèces identiques ou analogues des deux contrées comparées.
Ce tableau, dans lequel nous rappelons la distribution verticale des espèces analogues dans la Bohême et dans l’Eifel, nous fournit occasion de constater des faits inattendus, savoir que:
La faune relativement la plus récente de l’Eifel possède plus de connexions avec la Bohême que la faune la plus ancienne.
Ces connexions sont principalement représentées par des espèces primitives de notre faune troisième silurienne, €. à d. de notre bande e2.
de
Observation.
Ayant présenté un résumé particulier, concis et suffisant, pour chacun de nos 3 chapitres qui précèdent, nous nous dispensons de les reproduire sous la forme d’un résumé général, qui ne pourrait —— être qu’une répétition.
FR Mt
Notations habituelles.
a — coquille vue par la valve ventrale. | dd — coquille vue par le front. Bb — coquille vue par le côté. e — coquille vue par les crochets. € — coquille vue par la valve dorsale. | f — test grossi.
Fig.
Etage
Pentamerus optalus. Bar. . .......E-F Voir PI. 22--24—114—117—118—119—150.
La série des 16 spécimens figurés sur cette planche est destinée à montrer les variations, qu'ils présentent dans leurs apparences et surtout dans les côtes ou plis, qui ornent la surface de leur sinus ou de leur bourrelet.
Parmi ces spécimens, 14 appartiennent à la bande f2, et ont été trouvés dans les calcaires de Konieprus ou Mniemian.
Les 2 autres individus, fig. 11€ et 14a, caractérisent la bande e2. Ils proviennent de 2 localités, qui vont étre nommées. Jeune spécimen, dans lequel l’apparence des côtes se réduit à de faibles indentations sur le bord frontal.
2 vues: a—C.
Spécimen plus grand offrant des apparences semblables.
2 vues: a—C.
Jeune spécimen dans le sinus duquel on distingue 2 côtes près du bord frontal.
2 vues: a —C.
Spécimen un peu plus grand, montrant 3 côtes dans le sinus près du bord frontal.
2 vues: a —C.
Spécimen plus grand, montrant 5 petits plis dans le sinus près du bord frontal.
2 vues: a—cC.
git 1419
ee.
Er et os
Es
Notations habituelles.
a — coquille vue par la valve ventrale. | d — coquille vue par le front. Bb — coquille vue par le côté. e — coquille vue par les crochets. € — coquille vue par la valve dorsale. | £ — test grossi.
Fig. Etage
Rhynchon. princeps. Bar. . . . . .. .E—F-G@G Voir PI 25—26—121—139.
Les figures de cette planche sont destinées à représenter toutes les formes ou variétés de Rhynchonella princeps, que nous connaissons dans les bandes e2—f1—g1 de notre bassin.
Les formes et variétés de la même espèce, que nous connaissons dans notre bande f2, sont figurées sur la PI. 121.
I. Spécimen de taille moyenne, trouvé dans notre bande g 1. — Tetin. 3 vues: a—b—<.
IT. Spécimen de petite taille, provenant de la bande f1 — Dworetz. 5 vues: a—b—e—d—e.
La fig. € montre les impressions musculaires dans la valve dorsale.
Mais, au lieu de 2 lobes figurés de chaque côté, il n’en existe
réellement qu’un seul, comme dans les valves dorsales de Rhynch. Henrici PI. 131, case IV.
LIL. fig. 1. Jeune spécimen provenant de la bande f1 — Lochkow. 3 vues: a—d—e.
2a. Spécimen de taille moyenne. — Lochkow — f1.
P] 120. (suite) EXPLICATION DES FIGURES.
Fig.
IV. Spécimen de petite taille et un peu allongé. — Slichov — e2. 5 vues: a—b—c—d—e.
V. Spécimen de petite taille et de forme arrondie. — Slivenetz — e2. 5 vues: a—b—ce d—e.