Rhynchonella famula. Barr
et Var. modica. Barr.
1847. Terebrat. famula Barr. Haiding. Abhandl. I., p. 87. PL 17, fig. 6.
Nous figurons sur notre PI. 35 une série de spécimens, qui représentent cette espèce. Leur caractère commun consiste, outre leur forme, dans des plis, qui s'étendent à partir du front jusque à peu-près vers le milieu de la longueur. Mais, cette limite est quelquefois dépassée et quelquefois elle n’est pas atteinte. Il en résulte de légères différences individuelles, qui ne sont pas suffisantes pour distinguer des variantes.
Au contraire, les variantes dans cette espèce sont nettement différenciées par le nombre des plis dans le sinus et sur le bourrelet.
Brachiopodes siluriens de la Bohème. 55
La série des spécimens, que nous figurons, montre les nombres de plis à partir de 3 jusqu'à 8 sur le bourrelet. Mais il y a une lacune, en ce que nous n'avons figuré aucun spécimen avec 5 plis, sur cette partie de la coquille.
L’explication des figures de la PI. 35 indique suffisamment les spécimens, qui présentent chacune des combinaisons de plis. On peut remarquer, que la taille des individus n’est pas complétement en harmonie avec le nombre des plis dans le sinus et le bourrelet.
Tous les spécimens, que nous possédons, sont contemporains et ont été trouvés sur l'horizon de notre bande e2, dans diverses localités. Mais, tous ceux que nous avons figurés sur la planche citée, proviennent de Dlauha Hora. Ainsi, l'influence locale ne peut pas être invoquée pour expliquer les différences qui existent entre les variantes.
Varietas modica. Barr.
1847. Terebrat. modica Barr. Haïiding. Abhandl. L., p. 76, PI. 20, fig. 17.
Nous avons originairement considéré cette forme comme indépendante et, à ce titre, nous l’avons figurée en 1847. Mais aujourd’hui, nous croyons devoir l’adjoindre à Rhynch. famula, comme variété distinguée par un caractère très apparent. Il consiste en ce que les plis très prononcés ne s'étendent qu'à une courte distance à partir du front.
Il serait impossible de fixer la limite de cette distance; mais, à première vue, on peut reconnaître, qu’elle est très peu éloignée du bord. Cependant, quelques spécimens semblent présenter une transition vers le type spécifique, Rhynch. famula. C’est une indication de leur parenté.
Sur la PI. 140, nous figurons une série de 7 spécimens de la Var. modica. IIS représentent toutes les combinaisons des plis sur le bourrelet, à partir du nombre 3 jusqu’au nombre 9. L’explication des figures de cette planche fournit toutes les indications nécessaires. Elle constate aussi pour chaque spécimen la localité d’où il provient. Ces localités sont toutes placées sur l'horizon de notre bande e2. Ainsi, nous pouvons considérer les individus comme relativement contemporains.
56 Variations observées parmi les
Outre cette série figurée sur la PI. 140, nous avons représenté sur la PI. 35, case IIT, 3 spécimens, dont 2 très-jeunes. Ils possèdent cependant 4 plis au bourrelet, comme le plus grand d’entre eux. Ils proviennent tous de Dlauha Hora, e 2.
G. Pentamerus Süieberi. v. Buch.
PLEMET 102 1191492450:
1847. Pentam. Sicheri v. Buch., Barr. — Ueb. Brachiop. — Naturwiss. Abhandl. Haïding. I, p. 109, PI. 21.
Le nom spécifique, P. Sicberi, a été donné par L. von Buch à des spécimens de sa collection. Par égard pour le grand géologue allemand, nous avons adopté cette dénomination, en 1846. Notre nom inédit pour cette espèce était Pent. Bohemicus.
En comparant les planches citées et principalement celles qui portent les Nr. 77—78, avec la PI. 116 représentant la plupart des formes de Pent. optatus, on reconnaît aisément les différences prononcées, qui existent entre ces 2 espèces contemporaines et coexistant dans la même localité. En ce moment, nous nous bornons à faire remarquer, que Pent. Sieberi se distingue principalement par le nombre et l'intensité des plis réguliers, qui couvrent non seulement le bourrelet et le sinus, mais encore la presque totalité des espaces latéraux. La forme de la commissure frontale des 2 valves contraste aussi avec celle de Pent. optatus.
Les variétés que nous distinguons, sont beaucoup moins nombreuses dans Pent. Sieberi que dans Pent. optatus. Nous les avons depuis longtemps indiquées presque toutes par des noms, que nous allons reproduire. Dans ce cas, nos distinctions reposent partiellement sur la forme de la coquille et partiellement sur ses ornements. Nous définissons comme il suit, d’abord les formes typiques et ensuite les variétés.