Strophomena insolita, Barr at. F
B1 — Trilobites.
Bandes Vol. Planches 1. Acidaspis Keyserlingi, Barr. . . d4 —I. . . 36. 2. Aeglina gigantea, Barr. . . do — I. Suppl 1. 3. Aeglina armata, Barr. . . d3 — TI. Suppl. 3. 4. Phacops Volborthi, Barr. . .e2—I. . . 28.
5. Bohemilla stupenda, Barr. . . 41 — I. Suppl. 14. 6. Ellipsoceph. Germari, Par: ssuoe Peas 13:
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A1 — Brachiopodes.
Les facteurs du développement des 6 espèces nommées peuvent être définis collectivement comme il suit:
a. Les espèces citées sont renfermées chacune entre les limites verticales d’une seule de nos bandes. Mais, elles sont loin de s'étendre dans tout l’espace entre ces limites, car la plupart n’ont été trouvées que dans une seule couche. Aïnsi, la durée de leur existence à été relativement très courte.
b. Chacune de ces 6 espèces n’a été recueillie que dans une seule localité tres restreinte, ou dans 2 localités voisines.
€. La fréquence des individus est réduite à un seul spécimen pour Orthis Weitenweberi et Spirifer colibri. Nous possédons quelques spécimens de chacune des 4 autres espèces, mais ils sont réellement rares.
On doit remarquer, que les individus en question se trouvent habituellement au milieu de nombreux spécimens d’autres Brachiopodes contemporains. Aïnsi, on ne peut pas attribuer la rareté que nous signalons, aux circonstances ambiantes. (On peut concevoir, au contraire, qu'elle dérivait de la faible vitalité des espèces correspondantes.
d. Ces espèces ne sont accompagnées par aucune variante, ni par aucune variété.
Ainsi, ces Brachiopodes peuvent bien représenter ce que nous nommons: développement minimum.
Par occasion, nous ferons remarquer, que Spirif. Bohemicus et Spirif. Kopaninensis offrent le plus ancien exemple, à notre connaissance, des Spirifères à grandes aîles, que les paléontologues ont considérés jusqu'ici comme éminemment ou exclusivement caractéristiques des faunes dévoniennes. Par exemple: Spir. speciosus . . . & ...
Le type à grandes ailes est si prononcé dans notre Sprir. Kopaninensis PI. 72, que cette espèce pourrait être aisément confondue avec Spir. Pellico V. À. caractérisant la faune dévonienne en Espagne (Roches des Asturies. Bull. Soc. Géol. France. 2° Sér. II, PI. 15, 1845). Ce qui doit surtout attirer l'attention, c’est que Spir. Kopaninensis et Spir. Bohemicus, auxquels nous pourrions encore joindre un couple d’autres espèces contemporaines, caractérisent
Brachiopodes siluriens de la Bohême. 107
uniquement l'horizon de notre bande e2, c. à d. le plus éloigné des dépôts dévoniens.
Par contraste nous ajoutons, qu'aucune forme analogue n’a été découverte dans nos étages F—G—H, qui sont verticalement plus rapprochés des étages comparés.
Ainsi, ces espèces de Bohème, par leur forme et leur apparition sporadique, jouent réellement le rôle d’avant-coureurs des Spirifères à grandes ailes, caractérisant les faunes dévoniennes, durant une période géologique beaucoup moins ancienne.
B1 — Tréilobites.
Les 6 espèces nommées concordent avec les Brachiopodes de la même catégorie par les facteurs de leur développement:
a. Ces 6 Trilobites caractérisent exclusivement, chacun une seule bande, indiquée ci-dessus. Mais nous ne saurions affirmer, qu'ils existent sur toute la hauteur du dépôt correspondant. Nous pensons au contraire, qu'ils n’en occupent qu'une faible partie.
b. Chacune de ces espèces n’a été recueillie que dans une seule localité restreinte, à l’exception de Acidaspis Keyserlingi, trouvée dans 2 localités, sur une surface peu étendue, aux environs de Béraun.
ec. La fréquence n’est pas identique pour les 6 espèces. Mais elle est limitée à un petit nombre d'individus pour chacune d’elles.
d. La plupart des Trilobites de cette catégorie ne nous montrent aucune variation, si ce n’est celle que nous avons nommée forme longue et forme large, indices vraisemblables du sexe.
Mais, Acidaspis Keyserlingi, présentant ces 2 formes, mérite d'être remarquée, parceque, sur le contour du pygidium, le nombre des pointes secondaires, entre les pointes principales, oscille entre 4 et 10. Il offre tous les chiffres intermédiaires sur divers spécimens bien conservés. Plusieurs sont figurés sur la PI 36 de notre Vol. I. et décrits sur la p. 709. Nous ne considérons pas chacune de ces combinaisons comme constituant une variété, parceque les pointes secondaires sont purement ornementales. Nous dirons seulement, que Acid. Keyserlingi présente diverses variantes, par les ornements de son pygidium. Bien que les spécimens ne soient pas très rares,
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nous ne pouvons pas considérer cette espèce comme notablement prolifique.
On voit que les Brachiopodes et les Trilobites de cette première
catégorie sont entièrement comparables. sous le rapport de leur développement minimum.