La faune de e2 renferme : : . ... ..293 espèces
Il faut déduire de ce nombre les espèces reparaissant dans la bande e2, par l'effet de la propagation verticale, savoir:
a. espèces provenant de la bande e1. . 21
b. espèces provenant des colonies et non comprises dans celles de la bandeet 7
e. espèces provenant de la faune IT et qui n'ont apparu, ni dans la bande el: nidans les colonies; 45100 LS Ensemble . . . 31 31
En déduisant ces 31 espèces antérieures à la faune de eZ, nous constatons que la rénovation des Brachiopodes est représentée dans cette bande par le nombre de. . .’. . . 262 especes.
2. Un autre exemple analogue se présente dans notre bande f2. Cette bande possède... !.1.,: 1.022 6STeES
I] faut déduire de ce nombre les espèces
= reparaissant dans la bande #2, par leffet de la propagation verticale, savoir :
a. espèces provenant de la bande e2. . 54
b. espèces provenant de la bande f1 et qui ne sont pas comprises dans celles der UN EN ME RE Ne
ec. les espèces provenant des colonies et de la faune IT, ensemble au nombre de 8, sont toutes comprises dans celles de la bande e2 CRE ANRT TE DE Ensemble . . . 56 56
En déduisant ces 56 espèces antérieures à le faune de #2, nous constatons que la rénovation des Brachiopodes est représentée
dans cette bande par le nombre de . . . 166 espèces.
Ce nombre de 166 espèces dans la bande f2 ec à plus forte
raison celui de 262 constaté pour la bande e2, nous donnent la mesure de l’influence, qui a été exercée par la rénovation des Bra-
dans le bassin silurien de la Bohême. 211
chiopodes, dans ces 2 faunes partielles, qui sont les plus riches dans notre faune troisième.
Parmi les Brachiopodes de f2, la rénovation représente la proportion 1$5 = 0.75 c. à d. les $.
Parmi les Brachiopodes de e2, la rénovation représente la proportion 552? == 0.89 c. à d. presque les -*.
La proportion moyenne de la rénovation, que nous avons réduite à 0.50, ci-dessus (p. 208) est donc largement dépassée dans f2 et presque doublée dans e2.
Ces observations confirment donc les considérations, que nous venons de présenter, sur la cause à laquelle nous ne pouvons ous empêcher de faire remonter le phénomène général et inexplicable de la rénovation.
EX, Harmonie entre la distribution verticale des Brachiopodes et celle des Trilobites, dans le bassin silurien de la Bohême.
Dans notre Chap. I qui précède, à la suite de nos études sur les variations des Brachiopodes, nous avons présenté un parallèle entre ces mollusques et les Trilobites de notre bassin, sous le rapport de leur développement. Ce parallèle nous a conduit à reconnaître les remarquables harmonies qui existent entre ces 2 classes animales, malgré la grande distance qui les sépare, au pa de vue de leur organisation.
Maintenant, après avoir exposé, dans notre Chap. II, la distribution verticale de nos Brachiopodes, il nous semble à propos de faire remarquer, qu’elle est aussi en harmonie avec celle de nos Trilobites. Cette harmonie se manifeste dans les passages suivants, extraits de nos Etudes générales, sur cette famille des Crustacés. (Syst. Sil. de Bohème, I., p. 287, 1852.)
1 serait difficile de se rendre raison des causes, qui ont influé sur la succession de tant d'espèces, dans un espace restreint, comme la surface de notre bassin. En exceptant les 2 déversements de matières plutoniques, déja mentionnés et qui suffisent pour expliquer l'extinction complète de la faune primordiale et de la faune
212 Distribution verticale des Brachiopodes
seconde, nous n’apercevons les traces d'aucune autre révolution violente, dans toute la hauteur géologique de notre terrain. Les formations constituant les 4 étages de notre division supérieure se succèdent en se superposant d’une manière régulière et le passage de l’une à l’autre est si peu tranché, qu’on ne peut même déterminer entre elles, dans beaucoup de localités, aucune limite absolue. Cependant, les espèces disparaissent peu à peu et la plupart n’occupent qu'une étendue verticale très peu considérable. Quelquesunes me s'étendent pas au-delà de l’épaisseur d’un banc calcaire. Une seule, Phacops fecundus, à traversé nos 4 étages E—F—(G-—H, où elle offre autant de variétés."
Des modifications, aujourd’hui insaisissables, dans la nature du milieu où vivaient ces Crustacés, ont dû avoir une grande influence sur la durée de l'existence de chaque espèce. Nous concevons aussi, que la.nature n’a dispensé à chacune d’elles qu’une quantité limitée de force vitale, de sorte qu'indépendamment de toute autre circonstance, chaque race doit s’éteindre après un certain laps de temps.‘
Cette aernière interprétation des faits paléontologiques n’a pas été adoptée par divers savants. Nous citerons entre autres un homme très distingué, feu Edouard Forbes, qui, dans son discours présidentiel à la Société géologique de Londres, le 17 Février 1854, protesta fortement contre notre supposition.
Aujourd’hui, beaucoup d’autres voix seraient disposées à nous accuser d’hérésie zoologique. Pour nous, au contraire, qui r’avons cessé d'étudier les phénomènes de l'apparition et de la disparition des espèces fossiles, dans les dépôts superposés, qui constituent notre bassin, nous revenons malgré nous chaque jour à notre première conception, à cause de l'impossibilité où nous sommes d’en imaginer une plus satisfaisante.
Comme nous avons récemment exposé la distribution verticale de nos Céphalopodes, il serait superflu de faire remarquer, qu’elle concorde également avec celle des Trilobites et des Brachiopodes.
Toutes les recherches relatives à ces principaux représentants des faunes les plus anciennes, nous montrent les traces d’un plan général et nous révèlent l’action d’une même intelligence créatrice.
dans le bassin silurien de la Bohême, 213