‹ Brachiopodes; études localesChapitre 92 sur 139 · CRU S CPE BRU AL AMEL SE ET Q Ÿ · texte numérisé non relu

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On remarquera, d’ailleurs, la plus grande irrégularité dans la série des nombres exposés sur cette colonne, ce qui nous induit à conclure, que les connexions immédiates entre les faunes partielles sont indépendantes de la nature des roches composant les bandes et aussi du nombre total des espèces de chaque bande.

2. Les connexions spécifiques les plus dignes d’attention sont celles que nous signalons entre notre bande e2 et les bandes superposées, qui renferment la faune II. Nous reproduisons 1ci les chiffres par lesquels elles sont exprimées :

Dh Se Tiéspece, commune. — 0.16.

62-83. . 20,401. : 8 espèces. communes — 0.33. pur CE DD EE a £ = 0:50:

Ed NM dd ld .. —=0.95.

POP CR PM end ee TU SO LL LP ere à "19 # à = 0:56:

Les fractions placées à droite indiquent dans chacune des faunes partielles, postérieures à e2, la proportion des espèces dont l’origine remonte à cette bande.

Faisons abstraction de la bande contigue f1, dans laquelle plus de la moitié des espèces provient de e2.

Les chiffres qui précèdent nous conduisent à un résultat inattendu. Il consiste en ce que, entre la faune de la bande e2 et celles des bandes f2—g1—g2—283, les connexions spécifiques, au lieu de s’affaiblir graduellement, en raison de la distance verticale ou chronologique, non seulement se maintiennent, mais montrent même une tendance vers l'augmentation, puisqu'elles s'élèvent de 0.24 jusqu’à 0.33.

Seulement, sur l'horizon de h1, où se trouvent encore quelques restes de la faune III, les connexions spécifiques avec e2 se réduisent à 0.16.

215 Distribution verticale des Brachiopodes

Pour plus de clarté, nous nommons dans des tableaux particuliers, pour chacune de nos bandes f2—g1—g2-g83—h1, toutes celles de leurs espèces, qui avaient déjà apparu dans la bande e 2.

3. Les connexions spécifiques entre les Colonies de notre étage D et les bandes de notre faune III sont exposées dans un tableau nominatif, p. 188. Quoique peu nombreuses, puisqu'elles wembrassent que 14 espèces, elles contribuent cependant à établir l'unité et la continuité dans la série verticale de nos faunes partielles. Nous en reconnaissons :

7 dans la bande el. 2 dans la bande f1.

13 dans la bande e2. 5 dans la bande f2.

Ce nombre diminue graduellement jusqu'à la bande h1, dans laquelle nous retrouvons encore une espèce coloniale, Afrypa obovata SOW.

Une seule de nos 15 espèces coloniales, Ling. regulata PT. 102, ne reparaît pas dans notre faune troisième.

4. Enfin, nous exposons sur notre tableau p 190, les Connexions spécifiques directes entre nos faunes Il et IT. Elles sont faibles, puisqu'elles dérivent seulement de la réapparition de 8 espèces rares, parmi lesquelles plusieurs ne nous offrent pas une complète certitude, sous le rapport de l'identité. Ce doute provient du mauvais état de conservation des spécimens de la faune IT.

Malgré cette restriction, les Brachiopodes prédominent encore parmi nos fossiles, sous le rapport des connexions entre les grandes faunes comparées. En effet, nous rappelons, que nous n’avons pas pu signaler avec certitude une seule espèce de Céphalopodes, qui soit commune entre elles. Les connexions par les Trilobites se réduisent à une seule espèce, indiquée sur notre tableau numérique (Vol. I, Suppli, p. 290, 1872.)

Après l'exposition de ces connexions spécifiques par les Brachiopodes, nous jetons un coup d'oeil sur les variations brusques, éprouvées par les principaux genres de nos Brachiopodes, dans leur richesse en espèces, sur les horizons successifs de nos diverses bandes. Nous reconnaissons, que ces variations ne semblent en relation, ni avec les âges géologiques, ni avec les circonstances locales.

VI Nous présentons un tableau comparatif de la distribution verticale des genres et des espèces de Brachiopodes dans notre bassin.

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dans le bassin silurien de la Bohême. 219

Les colonnes (2)—(3)—(4) de ce tableau font encore une fois ressortir l'inégalité et l’'irrégularité déjà signalées dans:

1. Les groupes de première apparition des genres et dans leurs intermittences.

2. Le nombre total des genres, sur chacun des horizons fossiliferes.

3. Le nombre des espèces ou variétés, sur les mêmes horizons.

Malgré ces irrégularités, les mêmes colonnes nous montrent 2 coïcidences remarquables.

1. Les maxima des nouvelles apparitions des genres dans d1 et dans e2 correspondent aux #axima des espèces dans les faunes IT et IT, savoir :

e2 — 8 genres nouveaux — 293 espèces.

di — 7 genres nouveaux — 42 espèces.

Par un contraste inattendu, la bande f2 présente un second maximum d'espèces = 222, tandisqu’un seul genre nouveau Stringocephalus apparaît sur cet horizon.

2. En comparant les nombres totaux des genres coexistants, sur chacun des horizons, avec les nombres correspondants des espèces, nous constatons que les minima et les maxima, des genres et des espèces se correspondent, savoir :

minima [l h1 — 4 genres — 6 espèces.

| C — 2 A ste g à [ f2 — 17 » — 222 maxima CARD 4 1 —, 298 »

d5— 410 ..,. :— 40 à di — 9 ë Li +49 Us

Au point de vue des théories, il nous semblerait difficile d’expliquer laugmentation du nombre des espèces, coïncidant avec celle des genres. Ce fait inattendu est en harmonie avec celui que nous avons constaté dans la faune de notre bande e2, renfermant le développement maximum, simultané, de toutes les classes animales de la période silurienne.

Sur la (p. 196) nous indiquons encore un nouveau fait, en harmonie avec ceux que nous rappelons.

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290 Distribution verticale des Brachiopodes

Ce fait, constaté sur la colonne (5) du tableau, nous semble inaperçu jusqu'à ce jour. Il consiste en ce que le nombre moyen des espèces par genre s'accroît rapidement, en même temps que lei nombre total des genres coexistants. Réciproquement, une diminution dans le nombre des genres est accompagnée d’une diminution disproportionnée dans le nombre moyen des espèces de chacun deux.

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