‹ Brascassat, sa vie et son œuvreChapitre 19 sur 115 · ET DESSINS · texte numérisé non relu

ET DESSINS

DE BRASCAS3AÏ.

Je crois devoir commencer ce catalogue par la série des dessins et des peintures que Brascassat fit antérieurement au concours de 1825. Si ces débuts n'offrent pas un intérêt sérieusement artistique, ne sont-ils pas curieux comme point de départ, et ne complètent-ils pas Fhistoire des premiers temps de l'artiste?

La plupart de ces ouvrages ne sont, il est vrai, que de médiocres essais, des trumeaux, des devants de cheminée; mais Horace Vernet n'a-t-il pas fait d'abord des gravures de mode, des dessins à six francs, des tableaux à vingt sous? Et Flandrin, l'auteur des suaves peintures de Saint- Germain-des-Prés, ne peignit-il pas, dans sa jeunesse, un portrait de gendarme pour trente francs? Puisque les biographes de ces grands artistes n'ont pas jugé indifférent et puéril de publier les détails qui viennent d'être rappe-

(*) Ce mot ne doit pas être pris d'une manière trop absolue, car, malgré mes nombreuses recherches et Tobligeance de mes correspondants, je n'ai pu suivre la trace de bien des tableaux de Brascassat; il y en a partout, et des meilleurs : en Russie, en Angleterre, en Allemagne, et même en Amérique.

S70 BRASCÂ8SÂT

lés^ pourquoi passerais-je sous silence les travaux de Tadolescence de Brascassat?

D«ndaa et Tablaaiiz anUrtoon an ooBOoun do 1826.

Petit portrait au crayon de Jean Brascassat.

Portrait, tu de proûl, et d'ane naïveté tont enfantine, comme Tindiqae cette note mise an bas de ce dessin : « Jean » Brascassat âls jeune dessiné par Jacques Brascassat flls aîné, » âgé de douze ans. Avoir dix mois de dessin. — Bordeaux, » le 14 décembre 1816. »

(Appartient à M. Théodore Brascassat, rue Donissan, 11, à Bordeaux.)

Paysage; effet de neige [1817].

Petit tableau enregistré dans le catalogue manuscrit de Brascassat avec la mention suivante : « Première peinture » d'après mon premier maître, Lacaze, à Bordeaux ; faîte à » rage de douze ans. »

(Cette peinture eet comprise dans Tun des cartons devenus la propriété

de M. Krafft.)

Étude de chien.

Peinte vers 1817, che2 M. Goëthals, alors directeur de TAthénée de Bordeaux. (Voir la note de la p. 6.)

(Appartient à M. T. Brascassat.)

Trumeau peint chez Lacaze^ à Bordeaux (1818).

De tous les trumeaux peints par Brascassat, je ne puis en signaler qu'un ; il est en possession de M. Charles Darrieux âls, à Bordeaux; il était autrefois placé dans Tétude des clercs de M. Darrieux père, notaire, cours de l'Intendance, & Bordeaux.

Étude de brebis couchée.

(Faite Ters Tàge de 15 ans, à Bordeaux, ches M. Richard (1819).

Doit appartenir à M. Krafft, puisque nous la retrouverons dans Tinventaire des études dont il est devenu le possesseur.

Vue générale de Millau (Aveyron).

An premier plan, le pont Le Rouge, qui se construisait alors, le clocher de Notre-Dame et la Tour de la commune s'élèvent aa-dessus de la ville. et se détachent sur des fonds de montagnes très soigneusement étudiés. Les eaux du Tarn reflètent d'anciennes maisons, aujourd'hui démolies. L'ensemble de ce tableau compose une page précieuse d'histoire locale; il avait été peint comme devant de cheminée pour le salon de la maison Richard, ainsi que le mentionne cette note de Brascassat, dans son journal de voyage de Bordeaux à Millau, à la date du 8 novembre 1820 : « Fait le devant de cheminée : » Ponû de Millau. » Le dessin de cette peinture, indiqué dans l'inventaire manuscrit, a été brûlé en 1865.

(Appartient à M. A. de Tauriae, place Notre-Dame, à Millau )

Études de six petites têtes de brebis.

Faites à Millau au mois de novembre 1820. Brascassat en parle dans son journal de vojage (voir p. 31 et 32).

(Appartiennent à M. Alfred Auteroche, à Paris, rae Rochechouart, 70)

Brebis et bélier. •

(T. - B. 0,80. — L. 1,10. * Signé : R. BraMUMt, 18107)

Au pied d'une cascade, qui rappelle les rochers des environs de Millau, apparaissent deux brebis et un bélier vu de profil. Des troncs d'arbres divisent assez fâcheusement le groupe de ces moutons. Ce tableau porte la date 1820, ce qui indiquerait quelques essais de peinture d'animaux avant le voyage d'Italie, et alors que notre artiste s'occupait spécialement de paysage.

(Appartient à M. Letanneur, place Dauphine, à Bordeaux.)

Paysage; Qfiet de soleil levant.

Composition d'après Gessner ; au dos de la toile est écrit le texte qui a servi de si]get au tableau et qui a été reproduit page 44.

Paysage; effet de soleil coochant.

(T. — ■.Ml. 'L.*JL}

Composition d'après Gessner. En voici le snjet : € Le jeune » fils d'Aminthe, assailli par on loup, a fait retentir les bois » de ses cris, et sondain, grâce anx immortels, j'ai pu venir » à son secours; tandis que la bote cruelle se débattait encore » sous mes coups, d'une dent acérée elle m'a déchiré le flanc. » O njmphes] ne soyez pas irritées si le sang qui coule de ma

> blessure trouble votre eau limpide. Demain, au point da

> jour, je viendrai sur ce bord vous immoler un chevreau » blanc comme la neige qui vient de tomber. »

Ce tableau et le précédent, datés de 1821, ont été offerts par Brascassat et Richard à une loterie de charité qui fut organisée à Bordeaux en 1821.

(Appartiennent à M. le comte de Chasteigner, à Bordeaux.)

Portrait de Jacques Périès, aïeul maternel de Brascassat.

(T. -~ H. 04i* — L. 0,M. — Orato.)

Portrait d'un vieillard coiffé d'une casquette de loutre, portant le costume d'un artisan de Bordeaux et s^apprôtant à mettre ses lunettes.

Portrait de Raymond Brascassat, père de F artiste.

(T. — H. 0,eO. — L. 0.iS. — Si^oé : B. B. 1811.)

Le père Brascassat est représenté debout, en bras de chemise, coifié d'un bonnet noir et portant un tablier de cuir devant lai ; il tient à la main une douelle qu'il s'apprête à passer sur une colombe. Au second plan, se voit une barrique sur laquelle est un chat endormi. La scène se padse sous un auvent, dans une cour de la maison n^ 47, rue des Incurables, à Bordeaux.

Le tableau, tel qu'il vient d'être décrit, se voyait encore en 1848. Mais, dans un de ses dei^iiers voyages à Bordeaux, Brascassat détruisit tous les accessoires de ce petit sujet d'intérieur, et ne conserva que la tête et le buste de son père. Cette toile est donc actuellement réduite aux proportions do la précédente.

Portrait de la mère de Brascassat.

( T. — H. 0,eo. — L. 0,45. — Signé : R. B. 1819.)

Jeune femme, en costume populaire, assise et cousant un mantelet. A ses pieds, sur un tabouret, est une corbeille à ouvrage.

Dans le principe, cette petite toile et les deux précédentes formaient entre elles un seul et même tableau, où se trouvaient aussi le portrait dujenne frère et celui du chien Médor ; et le tout composait cette scône de famille que rappellent les premières lignes de ce livre.

(Ces trois portraits appartiennent à M. T. Brascassat.)

Le Château de Creissels, près Millau.

(T. ~ H. 0,84. - L. 0,65. — Signé : R. Br«se«Mtt Ittt.)

Commandé par M. de Gacgal; il appartient aujourd'hui à M. Binant, à Paris, rue Rochechouart, 70.

Bordeaux; magasins des vivres de la marine.

Nous ne savons ce qu'est devenu ce tableau, mais il a été gravé par Charles Bentley. (Voir à la bibliothèque Richelieu, dans l'œuvre du maître, et dans la Topographie de la France,]

Bordeaux; vue du port^ prise du chantier de constniction. '

Comme le précédent, ce tableau ne nous a été révélé que par une gravure de Salathé, qui se trouve également à la bibliothèque Richelieu, dans l'œuvre du maître.

Vue de V église Saint-Seur in, à Bordeaux,

(T. - L. 0,3t. - H. 0,18. — Signé : R. B. 18t4.)

Peinture très âne et fort soigneusement traitée dans \e goût du temps. Les nombreux personnages qui se promènent sous les arbres, en avant de l'église, permettent de supposer que Brascassat a voulu reproduire l'aspect extérieur de l'ancienne collégiale Saint-Seurin, le jour de la fête populaire de Saint-Fort.

(/Vppartient à M. Léonce Leroux, à Nantes.)

Vue de Libaume, près Bordeaux.

(T. — L. 0,S0. ^ H. 0,M. ^ Signé : a. B. 18i«?)

De la même facture que le précédent; il était en vente en 1857, chez M. Montagne, marchand de tableaux à Nantes.

Marseille^ vue de Pintérieur du port (1824).

Gravé par Martens, et publié par J.-F. Osterwald, à Paris.

Maneille (1824). (Collection des ports et côtes de France.) Gravé par Himeley, et publié par J.-F. Osterwald, à Paris.

Toulon^ vue de la ville et de la grande rade^ prise au-dessus du fort Pharaon.

Gravé par Salathé, et publié par J.-F. Osterwald.

La Laitière et le Pot au lait.

Peint en 1825 pour M. le D' Vitrac, de Bordeaux, en reconnaissance des soins qu'il avait donnés au jeune peintre, à Paris, pendant le concours de Rome. (Voir la note de la p. 55.)

Je ne puis mieux compléter rexposé des travaux de la toute jeunesse de Brascassat qu'en publiant une note curieuse, rédigée par Théodore Richard, et qui reproduira Tensemble des ouvrages vendus par son élève, de 1819 à 1826.

Parmi ces ouvrages, on en retrouvera plusieurs qui viennent d'être indiqués, notamment les Vu^ des ports et côtes de France, éditées par Osterwald.

« ÉTAT des tableaux faits par Raymond, et vendus depuis février 1819,

époque où il est entré chez moi. »

IfOMS DES ACQUiREimS.

De Tournon (alors préfet d* U Gtr<«) .

Id

Pons

Loterie

Carayon (de)

Tourelle

M*» Bousquet

Ghurch

Hantz

Vcrnet, m<* de toiles peintes . .

Soc. des Amis des Arts de Paris Gérard, march. de tabl. à Paris

Loterie

Favereau

Poiteyin

Duval

Soc. des Amis des Arts de Bords

M"« Fourcroy

Tardieu

Carbonnel

Schrotte .•

Dècle

Clément

Société de Paris

Gaujal (baron de)

Herbaut

Galard (de) * .

M»» Masse

Osterwald ."

Gauthier, à Bordeaux

Southard

Société de Paris

Vibray (marquis de)

Dècle

Clément

Anonyme

Id

Aux Amis des Arts de Paris...

Au Garde des Sceaux

A Osterwald

Pontmartin (de)

Vibray (marquis de)

Fieffé, à Bordeaux

Société de Bordeaux

Osterwald

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