‹ Brascassat, sa vie et son œuvreChapitre 95 sur 115 · Le Taureau à la brindille de chêne · texte numérisé non relu

Le Taureau à la brindille de chêne

(T. — H. 0^. — L. 1-. — Sipié : A. BcaMaMtl, tsec.)

Un taureau lève la tête pour saisir une brindille de chêne que lui présentent deux enfants placés sur un tertre éleyé. Le paysage reproduit un site de Hollande. L'artiste n'a pas complètement fini ce tableau ; il a été achevé par son élève, M. Auteroche, sur les instances du maître et de l'acquéreur.

Cette peinture, qui termine la série des œuvres de Brascassat, est à Berlin. M. Binant en possède le dessin, fait à la sanguine et rehaussé de blanc (H. 0,30. — L. 0,24].

M. Binant possède également une aquarelle représentant des moutons dans une prairie (H. 0,12. — L. 0,20).

FiatTRES ET PORTRAITS.

Voici, suivant Tordre chronologique, quelques figures et portraits peints par Brascassat. L'artiste s'est reproduit lui-même plusieurs fois, et tous ses portraits représentent une figure osseuse et mince, une physionomie souvent rêveuse, et toujours empreinte d'une grande sévérité.

Portrait de l'artiste^ buste de face, peint sur papier.

(H. 0,t5. — L. O.tO. — Forme ovale. — Slgaé : J.>a. B., I8V7.)

Envoi de Brascassat à sa mère, la seconde année de son séjour en Italie. Dans le fond, la campagne de Rome, où l'on voit un paysagiste abrité sous son parasol.

(Appartient à M. Théodore Brascassat.)

Portrait de Vartisté, buste de trois quarts, grandeur deminature. (Indiqué dans le catalogue des études, p. 341.)

(Signé: E.B.,1818.)

(Appartient à M. W. Erafft.)

Étude de jeune Napolitaine ^ faite en Italie en 1829.

(T. — H. 0,60? — L. 0,B0. — BIflvé '. Rome, Bra«euMt.)

Cette tête de jeune ûlle, grandeur naturelle, est d'une bonne tonalité, d'un modelé solide et large. M. Aurèle Robert me disait dans une de ses lettres : « Je me rappelle lui avoir » vu peindre, d'après nature , une tête de paysanne napoli- ^ taine que j'ai revue plus tard à Paris dans son atelier. »

(Appartient à M. W. Krafft.)

Portrait de M"* Pons, à Damazan (Lot-et-Garonne).

(Datédeino.)

Portrait de Jlf"' S....^ à Paris, rue du Temple, 123. Portrait de M. H. Bagou (dessin), à Millau.

(Sigaé: a.B.,lMO.)

Portrait de M. Du four, à MiUau (*).

(Bigné: R.B.,tt30.}

Portrait d^un jeune enfant.

(Signé : R. BnscAsnt. — L'anlhentieité de cette signature est doateiuo.)

Ce portrait présente les preuves évidentes d'une main exercée ; mais les accessoires ne reproduisent pas la même facilité. Je n'ai qu'une médiocre confiance dans son originalité.

(Appartient à M. Brandam, à Bordeaux.)

Portrait de G. Brascassat, frère de l'artiste.

(T. — Forme OTile. — H. 0«S5. — L. 0,10.}

Cette toile a été diminuée de sa grandeur primitive; on voyait alors un jeune homme assis devant une table appelée vulgairement ^»a^(^tfi et mettant en ordre des sacs d'écus sur lesquels étaient inscrites des sommes fabuleuses. Le

(1) A Alzon (Gard), chez M. Dufour, est un petit dessin à la mine de plomb, coloré légèrement, et représentant une Bergère filant sa quenouille et gardant une vache, dessin fait vers 1880, à Millau.

SIO BRASCASSAT

peintre avait vonla faire allusion anx fonctions de caissier

que remplissait son frère dans une maison de commerce

à Bordeaux.

(Appartient & M. Th. Brascafisat.)

M°^® Solvet, à Paris, possède un autre petit portrait, à la mine de plomb, de G. Brascassat, et celui de M°^® X....

Tête de Pieschi (indiquée dans le catalogue des études, p. 361).

Sur le fond de cette étude est écrit, avec le manche du pinceau : « Fieschî, 20 février 1836. R. B. »

Brascassat, prévenu du supplice de Fieschi et de la possibilité de faire une étude d'après la tête de ce grand criminel, se rendit à Thospice de la Salpétrière, où se trouvaient, dans le môme but que lui, son confrère LépauUe et plusieurs médecins qui se préparaient à procéder à Tautopsie du supplicié. AJn de mieux éclairer son modèle, Brascassat prit la tête pour la placer plus convenablement ; mais l'un de ses doigts s' étant introduit dans la plaie béante du cou, notre artiste eut un tel saisissement qu'il pensa ne pouvoir entreprendre son travail. Enfin, l'amour de l'art l'emportant sur son émotion, il oublia Thorreur de son sujet, et peignit en trois heures cette hideuse tête, que le talent fait admirer et qui rappelle la brosse fougueuse de Géricault. — On lit au dos de la toile : « Portrait de Fieschi, fait à Bicétre le lendemain de son exécution, par R. Brascassat, en trois heures, »

(Appartient à M. W. Krafft.)

Portrait du docteur Renouard.

(Signé : A MO âmi le doetevi Kenontrd, Brascattat (*)•)

Portraits de M. et de Jlf"* W, Krafft.

(Petits portraits signés et donnés comme souvenir d'amitié.)

Brascassat peint par lui-même.

(T. — Ovale. — H. 0,60. — L. 0,50. — Signé : J.-R. Braacasaat'i M» Paallnter, 1849.)

A l'opposé de la signature est une tortue, emblème de sa lenteur à terminer ses ouvrages.

(*) M. Renouard possède encore une Esquisse peinte des environs de Rome et une Étude de vache qui, malgré la signature R. 6., n*est pas authentique.

L'artiste s'est peint de trois quarts, tête à gaache; il est Têtu d'une vareuse rouge.

Exposé à Paris en 1855 et à Bordeaux en 1856.

(Appartient à M"« V« Paulinier.)

Portrait du général de Tinant; dessin à la mine de plomb rehaussé de blanc.

(BIgaé : UB-4a>Boit, R. BruewMt, leptambre ISSO.) (Appartient à M™» V« Paulinier.)

Portrait de Brascassat; dessin aux trois crayons.

(Signé • A mon ami Deaprei, R. B.» IMl.)

C'est d'après ce dessin qu'a été faite la gravure placée en tête de ce livre.

(Appartient à M^^ Desprez.)

Brascassat pHnt par lui-même .

(T. — Orale.— H. 0,60. — L. 0,10. — Blgné : A M"* Champy. R. B., igSl.)

Tête de trois quarts, tournée à droite, et plus en pleine lumière que le portrait de la collection Paulinier. Ici Brascassat ne porte plus une vareuse rouge, mais un vêtement de cotdeur brune.

Ce portrait se trouvait en 1870 dans l'hôtel de M. le prési* dent Benoit Champy, rue de la Ghaussée-d'Antin, 53.

» Outre des portraits de l'artiste peints par lui-même, il existe plusieurs autres portraits de Brascassat à différents âges de sa vie ; je citerai :

1^ Un médaillon plâtre, figure de profil, à droite; médaillon fait à Rome par Desprez, en 1828.

2*> Petit portrait en pied, peint sur toile (H. 0,35. — L. 0,26), signé : Duval L. C. (Le Camus). (Appartient à M. T. Brascassat.)

3® Petit portrait, peint sur ivoire, par M"^® P... (Appartient à MJ^ Solvet.)

4® Petit buste en bronze, par Dantan jeune. Ce buste a été reproduit dans le Musée des familles, t. YI, p. 352.

&> Portrait à l'huile peint par Hersent, signé : L. H., 1851, atatis sua 74, (Appartient à M"® Solvet.)

6^ Brascassat, Académie des Beaux-Arts. Tôte de profil, à

312 RRASGASSAT

droite. Gostame officiel. Dessin aa crayon noir, signé : Heim 4857. (Collection de Heim, au Musée du Luxembourg, à Paris.)

7^ Portrait photographié, tôte de profil à droite, la main soutenant le menton. Cette épreuve, d'abord unique, était à Millau, chez W^^ Bagou, qui la tenait de son frère Hippolyte. En 1868, il a été fait quelques reproductions de cette photographie.

8^ Portrait gravé par Bertinot, ancien pensionns^re de Rome, chevalier de la Légion d'honneur. Le graveur s'est inspiré particulièrement du dessin original que possède M^® Desprez et du -portrait appartenant à M""® V® Paulinier. Indépendamment des épreuves placées en tête de ce volume, il a été tiré des épreuves en grandes marges, quelques-unes dites d'artiste, avant la lettre et sur chine.

0^ Buste en marbre, par M. Desprez. Exposé à Paris en 1870. Le modèle en plâtre avait été mis au Salon de 1869. Ce buste a été offert à la ville de Bordeaux par les amis et les admirateurs du grand artiste.

Notes manuscrites de Brascassatj qui aideront à compléter le Catalogue de ses oeuvres et feront connaître Vimportance des commandes qui lui avaient été faites. (Ces notes, sans ordre de date, ne désignent pas les tableaux qui ont été livres.)

« Tablea u x à fftlre t

» A M. Catorre (^), de Moscou, 12 février 1857, recommandé par M. Werlë.

» A H. Marc, de Moscou, recommandé également par M. Werlé.

» Pour H. Kraift, dessus de portes; il y a huit portes. (Ces peintures étaient probablement destinées au château de Toussicourt.)

» M. Edmond Bejot,rue de Tivoli, 7, désire un grand tableau pour décorer son château de Noitel (Seine-etHOise).

> M. le prince Troubetzkoï, à l'ambassade de Russie, veut un pendant au petit tableau que je lui ai fait en 1851.

» M. Steingracht (baron de), à la Haye, mort en 1848.

0) L'orlbographe des noms peut Aire taulive; on a »ttWI celle da manvacrit.

» M , beau-Irère de M. Spinwal, un cheval percheron.

> M. Montaut, deux tableaux de 5,000 fr. chaque (1859).

» M. de Belmont, ministre des États-Unis d'Amérique, un tableau de 5,000 fr.

» M. Fodor, membre du Conseil royal des Beaux-Arts d'Amsterdam.

» M. Goupil.

» M. Binant.

» M. Durand-Ruel.

» M. Sieber, rue Saint-Lazare, 57, à Paris.

» M. Joliet. (Peutrôtre est-ce les Animaux en marche, n« 98.)

» M. Petit.

» M. Bleymûller, consul de S. A. R. FÉlecteur de Hesse.

» M. 1 , par M. MoukanofT, Pétersbourg.

» Pour Bordeaux, — 24 juillet 1846, — lettre du Maire. (Reproduite p. 198.)

» M. Néf^ri? marchand de tableaux à Pétersbourg, demande quoi que ce soit.

» M. Jacques Sabourow, venu , je crois, avec H. MoukanofT, au mois d'avril 1852. Tableau de moyenne grandeur : 0,64 sur 0,52.

i> M. le comte SoltikofT, à Pétersbourg, m'a demandé, en 1845, par l'intermédiaire de M. Duval le Camus, un petit tableau; il renouvelle sa demande par une lettre datée de Saint-Pétersbourg, le 12/24 septembre (pas de millésime ).

» M. Eugène Carreau.

» M. Philipps, un tableau de 6,000 fr.

» M. Hérard, rue Neuve-Hauteville, n^ 1.

» M. Tedesco.

» M. Van Isacker, amateur d'Anvers.

» M. de Feltre, 2,000 fr.

» H. Piliewill, rue de la Chaussée-d'Antin, 70.

» M. Heeckeren de Twickel (le baron de), chambellan du roi de Hollande.

» M. le prince Calitzin.

» Mb* la princesse Calitzin.

» M»* la princesse Radziwill.

» M. Pollack Poshcoff.

» M. Gode Charles.

» M. Excellemens.

» M. Simonet, marchand de tableaux, à Paris, rue Sainte-Anne, 41.

» M** de Yatris.

» M. le Directeur du Musée de la Haye.

» M. Paturle, pair de France, rue Paradis-Poissonnière, 21.

» M. de Nutz.

» M. Asse, marchand de tableaux, rue du Bac, 30.

» M. Giroux.

» M. Laveuve, inspecteur des finances, rue de la Victoire, mort en 1848.

» H. Couteaux, deux tableaux: un de 4,000 fr., un de 1,200 fr. Marchand belge.

» M. Vandenzande, à Marseille, un tableau de moyenne grandeur.

» M. le eomte de SoltikMT, venu de la part de remperenr de Rusâe, un petit tableau de 1,000 fr.

» M. Bourges, amateur, me des Arcis, 10.

» M. Le Cerf.

» M. Pujet, comme celui de M. Liemans, son beau-frère.

» H. Stévens, amateur, rue Neuve^iu-Luxembourg, 26.

» M« Pellegrin, beau-frère de Moxin.

» M. de Narbonne; tableau de 0,82 sur 0,6S.

» M. Lefèvre, à Lyon, tableau de petites dimensions.

» M. le comte de Gervilliers, un tableau. — M. Lavandier est venu de sa part le 2 juillet 1847.

» M. le comte de Ceva, à Maestrich, deux tableaux, 1847.

• Tableaux perdus on oiibUés C>-

» M. de Magnancourt, vers 1836, du temps de la Lutte de taureaux, m'avait demandé un tableau de cette importance, — oublié.

» M. Paturle, vers la même époque, m'avait demandé un grand tableau, — oublié.

» M. le comte DemidcfT, — oublié.

» M. de Rossé, un tableau de moyenne grandeur, — oublié.

» M. X , qui avait acheté le Zéphir de Prudhon, — mort.

» M. Koning, à la Haye, — oublié.

» M. Albéric Duchâtel, belge, — oublié.

» Musée de Rouen, — oublié.

» M. Basse, — mort. »

Ces notes prouvent que les œuvres de Brascassat étaient particulièrement recherchées des amateurs hollandais et russes.

Le catalogue des dessins ne peut être fait que lors de la mise en état de la collection Krafft, collection qui aura l'importance d'une des salles du Musée du Louvre, et reproduira non-seulement de belles études d'après nature,

(*) L'artiste a voulu désigner ici ceux qu'il oublia complètement de faire, ou ceux demandés par des amateurs qui moururent avant que le tableau fût achevé. — Cette note a dû être rédigée vers 1860.

mais la plus grande partie des tableaux de Brascassat, dessinés avec beaucoup de charme^ et d'une étonnante habileté (i).

En dehors de ce dépôt précieux, voici Tindication de quelques dessins, mais d'une inégale valeur :

Fontaine de Tancrède, à Brindes (1829).

Étude de chênes, à Cordesse (Bourgogne, 1846).

(Appartiennent à M. Naigeon fils.)

Cora, étude de chienne tenant un lièvre; dessin à la sanguine qui a servi pour l'exécution des peintures du château de Souvilly, à M. Rœderer.

(Signé: J.R.) (Appartient à M. Naigeon fils.)

Une clairière dans les communaux de Cordesse (Bourgogne, 1846).

Étude d'arbres et de rochers.

(Sigaé:R.B., 18Si.)

(Appartiennent à M. Robert Aurèle, à Bienne [Suisse].) '

Caniche vénitien; dessin à la mine de plomb, fait à GlignancoUrt, en 1839.

(Signé : R. BrascatMt.)

(Appartenait, en 1870, à M. Dantan jeune.)

Études de paysage; dessins à la mine de plomb.

(Appartiennent à M"» Solvet.)

Vue d'Ischia; golfe de Naples; mine de plomb rehaussée de blanc.

Vue de Messine (Sicile).

(Appartiennent à M. L. Ricquier.)

Finette; chatte et ses petits.

(Signé: BmeasMt.) (Appartient à M"»« Solvet.)

(i) En 1869, il y avait déjà plus d*une cinquantaine de dessins sous verre dans le cabinet de M. W. Krafft.

Motif de paysage.

(Appartient à M. Ziégler (Hane), à Zurich.)

Tête de chèvre; croquis â la sanguine.

Exposé à Bordeaux en iS56.

(Appartient & M. H. Delamarre?)

Taureau couché.

Dans le fond, deux autres taureaux très légèrement esquissés. Au bas de cette sanguine est écrit : « Papillon (M, » Coutivert 1847.

(Appartient à M. T. Brascassat.)

Études de vaches [fragments] ; dessin au crayon noir.

(Appartient à M. T. Brascassat.)

" Vache couchée, vue de dos ; sanguine.

(Datée da SS jaUlet ISi».)

Vache debout retournant la tête; sanguine.

(StBS d«t« Bi rifsatan.}

(Appartiennent à M. T. Brascassat.)

Animaux; dessin à la sanguine.

(Appartient à M. Mène.)

Taureau couché.

(Appartient à M. S.-H. Berthoud.)

Chaumière entourée d'arbres.

(Àa Cbâteaa-Vert 1849.)

(Appartient à M. T. Brascassat.)

Chèvres et moutons au repos; sanguine.

(Signé : Octobre 18i8, à mon uni auBâde, R. DraNaKat.)

Dessin reproduit dans ce livre.

Étude d'arbres (dessin] et Tête de mouton blanc (peinture).

(Appartiennent à M"« Desprez.)

Étude d' arbres j faite à la mine de plomb et datée <ie « PontrÉvêque, août 1857. »

Ferme normande.

Dessin comme le précédent, daté du « Château- Vert, 1864».

{}) Nom d'un des taureaux qui servaient de modèle au peintre ; il eut aussi Cabri, Cadet et Poulo,ti Jeanne, chèvre noire qu'il a peinte et lithograptiice.

Dessin d^animatix au crayon roage.

(Appartiennent à M. Ulrich, de Zurich.)

Un pâturage.

Ce dessin a été gravé par Servin pour la Gazette des Beaux- Arts (juin 1868) ; mais cette gravure est faite avec trop d'indépendance et ne reproduit pas le sentiment du maître.

(Collection de M. de Boissièu.)

Un pâturage.

Dessin à la sanguine. Musée d'Angers.

Moutons et chèvre.

Prés de ces animaux est le gardeur; il s'adosse contre un tronc d'arbre, ayant à ses pieds son chien. Dessin à la plume, rehaussé de sépia pour les ombres.

(Collection de M. Marcotte.)

Animaux au pâturage; dessin comme le précédent.

(Collection de* M. Legentil, rue Paradi^-Poissonniôre, 51.)

Le Taureau à la brindille de chêne.

Dessin à la sanguine, rehaussé de blanc; composition du dernier tableau de Brascassat.

(Appartient à M. Binant.)

EAX7Z-F0RTES (<}*

Berger italien ramenant son troupeau. — Tête de mouton. Ces deux essais sur la môme planche.

(Collection de M. Mône, à Paria.)

Chien couché dans sa niche.

(Collection de M. Mène.)

(^) Aprèft la mort de l'artiste, on trouva dans le grenier de sa maison plusieurs planches de cuivre sur lesquelles étaient gravés de petits sujets de paysages et d'animaux, et quelques copies d'après les eaux-fortes de Paul Potter et Karel Dujardin. Malheureusement ces planches avaient été rayées dans tous les sens, et hien intentionnellement, par Brascassat; il devenait impossible d'en obtenir de bonnes épreuves. Ces plaques de cuivre furent vendues pour leur valeur vénale.

318 Bf^ASCASSAT

Berger faisant rentrer son trmpeau.

(Collection de M. Mène.)

Montons au repos.

(CoUection de M. Mène.)

Lutte de taureaux.

Cette gravure ne reproduit pas ûdèlement le tableau du Musée de Nantes, ni celui de M. Rœderer, sauf le groupe principal. 11 n'a été tiré de cette planche, du vivant de Brascassat, que deux épreuves, et voici dans quelle circonstance : « Pour vous donner une idée combien il aimait peu à tirer » parti de ce qu'il faisait, m'écrivait M. Ulrich, je vous dirai » que me trouvant chez lui, il j a quelques années, il me » montra une planche à l'eau-forte de son Comiat de taureaux, » que je trouvai fort belle. Il l'avait mise de côté comme ne » valant pas grand'chose et ne voulant pas en faire tirer des » épreuves. Je fis cependant tant d'instance, qu'il consentit » enfin à me laisser prendre la planche, et je partis sur le » champ. Je me rendis chez Chardon, l'imprimeur, où j'en fis » tirer deua épreuves d'essai que je rapportai à Brasoassat. > Je vis au sourire de son visage toute sa satisfaction, et, » pour me la témoigner, il me donna l'une de ces épreuves. » Quant à l'autre, il la retoucha et la mit sous verre dans » son atelier, ce qui voulait dire qu'il en était content. »

(Cette dernière épreuve appartient à M. Erafft.)

Par un hasard providentiel, la planche de cette eau-forte est en parfait état de conservation.

Dernièrement elle était soumise à l'examen d'un de nos plus habiles aquafortistes, M. Octave de Rochebrune, qui, dans une lettre, formulait ainsi ses impressions :

« Dans cette planche, il y a les qualités et les audaces d'un graveur consommé et toutes les faiblesses d'un enfant. Notez que je ne tiens pas compte de la morsure qui a noyé tous les premiers plans dans une mare d'encre, parce qu'elle a été poussée beaucoup trop loin, et que nul praticien ne s'est trouvé auprès de Brascassat pour lui enseigner les moyens de remédier au mal; car, telle qu'elle est, il eût pu en faire une œuvre superbe. Je laisse donc la morsure de côté et je vais

parler des deux taureaux : ils sont admirables de mouvement, de couleur et de facture ; le pelage est rendu par un travail ferme, simple et serré, qui rappelle les plus belles planches de Paul Potter. Il y a dans la manière dont le cuivre a été attaqué un entrain magnifique ; les pelouses que les taureaux déchirent de leurs sabots furieux sont belles et bien rendues dans la lumière ; il en eût été de môme dans l'ombre si une violence déplorable de Tacide n'avait enlevé toute transparence au travail. Là s'arrêtent mes éloges : tout le reste de la planche est pauvre de facture et de parti pris, ce qui dénote un affaissement moral qui, pour moi, serait inexplicable dans une œuvre de si courte haleine, si vous ne m'aviez appris la chétive santé du maître bordelais. »

Cette appréciation, par un juge compétent, me semble résumer, et sans aucune flatterie, le talent de Brascassat comme aquafortiste.

Le loup, d'après le tableau exposé en 1838.

n existe de cette eau-forte une admirable épreuve retouchée au crayon et rehaussée de blanc ; elle fait partie de la collection EraOt.

Moutons attaqués par des loups.

{ H. 0,11.— L. 0»f 1. - Blgné : R« B.)

Des moutons, assaillis par des loups, franchissent un tronc d'arbre, couché. Dans le lointain, la bergère appelle du secours.

On retrouve dans cette eau-forte l'influence des vieux maîtres hollandais, et celle de Bléry, graveur moderne, dans le tronc d'arbre du premier plan.

Brascassat ût spécialement cette gravure pour les souscripteurs au banquet qui lui fut offert à Bordeaux, le 9 novembre 1848. Bans cette môme ville, en 1870, une épreuve de cette eau-forte a été adjugée, en vente publique, au prix de 70 fr.

Le Vieux renard et la jeune poule.

(H. 0,18. * L. 0,tl. - Slffoéd : B. B.)

Un vieux renard couché regarde une jeune poulette.

3SX) BRASGASSAT

Cette eau-forte se trouve dans un ouvrage intitulé : Faile$, anecdotes et contes, par Charles Desains. Paris, Lemoine, 1850, grand in-8°, p. 26, fable VIII. Cette édition prineeps est illustrée par Baldus, Brascassat (de l'Institut), Chazal, Couder (de l'Institut ], Delorme, Charles Gujot, Hébert, M"<^ A. L..., Eugène Lami, Lemaltre, Leroux, Alexis Noël, Nyon, Pérignon, Pradier (de l'Institut], Rollet, Van der Burch, Horace Vernet (de l'Institut), Wattier et l'auteur.

Dans rénumération des Tableaux et autres objets rendus à M. Krafft, se trouve, au n° 88, cette indication : « Trente-sept eaux-fortes nouvelles et dix-sept anciennes ; » ce qui ferait en tout 54. Ce nombre fait supposer que la liste des gravures qui vient d'être donnée est très incomplète, bien qu'il soit présumable que parmi les cinquante-quatre eaux-fortes possédées par M. Krafft doivoQt se trouver plusieurs exemplaires du môme si:get et plusieurs états.

n n'est pas inutile de rappeler ici la note de la page 128. Dans une lettre à T. Richard, du 26 juillet 1831, Brascassat lui fait part de son premier essai d'eau-forte ; mais ce premier essai, comme ceux qui suivirent, n'ont jamais été publiés, sauf le Vieux renard et la Jeune poule, pour l'édition de luxe des fables de M. Desaîns, et c'est la seule eau-forte qui se trouve à la Bibliothèque nationale dans l'œuvre du maître. — Je dois citer encore trois publications ornées de petites vignettes gravées d'après des dessins de Brascassat : Rochecor bon, gravure sur bois, signée : R. Brascassat; gravure d'Andrew, Best, — Leloir ;Jifusée des Familles, 1838, p. 24. — « C'est assez mauvais pour que je le désavoue, me dit un jour l'artiste, à propos de ce croquis. » — Chèvres sauvages, gravées par Bagg, pour l'édition de Paul et Virginie, par Bernardin de Saint-Pierre. Paris, Curmer, 1838, grand in-8^ p. 304. — Vignette gravée par Piaud, sur la garde d'un prospectus, portant ce titre : « Fondation d'une colonie agricole de jeunes détenus, à Mettraj (Indre-et-Loire). Paris, B. Duprat, 1839. »

Église de Saint-Gervais (Auvergne] ; lith. de Engelmann.

(Signé: Bnicawtt, 1831.)

Vue de la ville de Menât [Auvergne] ; lith. de Engelmann.

(Signé : BfaM«Mat, 1981.)

Église de Beserve (Auvergne) ; lith. de Engelmann.

(Signé : BructiMt.)

Vue générale de Clermont-Ferrand (Auvergne); lith. de Engelmann.

(Signé : BrateaiMt Muip. 18S1. Bonrgeoli i9U)

Ces quatre lithographies se trouvent dans le 1®' volume des Voyages pittoresques et romantiques dans ^ancienne France, par MM. Charles Nodier et J. Taylor, pi. 37, 43, 47 et 40.

Études d'animaux et de paysages.

Études dessinées d'après nature parBrascassat, 1831, grand in-folio composé de six planches. — Paris, chez Rittner et Goupil, boulevard Montmartre, 12 (*). — London, published by Ch. Tilt, 86, Fleet street. — Lith. de Bichebois, rue de la Bibliothèque, 4.

Il existe un deuxième tirage de ces lithographies, qui a pour éditeur Fourmage. — Paris, rue des Fossés-Saint-Germain-rAuxerrois, 22. Irap. Lemercier, Bernard et C®.

Voici les stgets des six planches :

\^ Paire et son chien ; fond de paysage pris dans la campagne de Rome; à gauche esl écrit sur une ruine : Études par Brctëcassât, 4SS4f

2® Têtes de vaches, de bélier et de brebis ;

30 Moutons au repos;

40 Chien couché au bord de Veau v*) ;

50 Brebis paissant;

60 Chèvre et chevreau, — Sur la garde de ce cahier, le Ponte Nomentano, près Home; deux moutons paissent sur les bords du Teverone.

(*) Le même éditeur avait publié, en 1824, deux vues de Lyon, gravées par Salathè, d'après des dessins de Brascassat. (•) Voir à l'Inventaire des cartons et portefeuilles, A, n» 4.

Collection de Croquis par divers artistes, publiée à Paris chez Rittner, boulevard Montmartre, 12. — Le n* 63 reproduit quatre petits sujets italiens, dessinés et lithographies par Brascassat :

1° Tête de pâtre; 29 Chien jappant après un taureau; 3^ Groupe de paysans gravissant une montagne; 4^ Paysage; à Thorizon, les ruines d'un temple et la mer; au premier plan, chariot rustique et jeune paysanne chargée d'un petit baril et tenant ' une cruche à la main ; à quelques pas d'eUe, un chien couché la regarde. Ces croquis, sur la môme feuille, portent la signature : R, B,

Taureau se frottant contre un arbre; fond de paysage avec animaux.

Brascassat litL — Lithographie de Mialhe frères, rue Saint- Honoré, 357, Paris. — Une des meilleures lithographies de Brascassat, publiée dans le journal la Gironde, 3® année, Bordeaux, Dulac et Valois, 1835, in-8®, p. 384.

Moutons attaqués par des loups.

Brascassat del, et Uth. Imp. Bertauts, rue Cadet, 11, Paris.

Même sujet que Teau-forte, mais avec quelques changements dans la disposition des groupes et du paysage. Au milieu de celte lithographie est un lézard se détachant sur la marge inférieure.

Lutte de taureaux.

Lithographie par Brascassat pour les animaux et par Bour pour le paysage. — Imp. Bertauts, rue Cadet, 11, Paris. — Publié par Goupil et C®, le 1" mars 1857. Paris, London, Berlin, New-York.

Taureaux défendant une vache.

Brascassat et Bour Uth. — Imp. Bertauts, rue Cadet, 11, Paris. — Publié par Goupil et C'®, le 1®' mars 1857. Paris, London, Berlin, New-York.

Cette lithographie reproduit le tableau exposé en 1845 et

1855 SOUS le titre de Vache attaquée pa/r des loups et défendue par des tawreaux, appartenant à M. Werlé, à Reims.

Études d'animaux.

Cette nouveUe série d'études se compose de cinq pièces, qui mesurent en moyenne 0,35 de hauteur sur 0,45 de largeur; elles ont été publiées par Goupil et C*®, le 1" octobre 1860. Voici les titres de ces cinq pièces :

1** Breiis (portant le n® d'ordre 83) ; 2° Bre3zs et son agneau (no 84) ; SP Mouton (n^ 85) ; 4° Moutons couchés (n« 86) (*) ; &> Taureau suisse à Fétaile (n° 87). Signées : R. Brascassat pinx. et Uth. Imp. Bertauts, rue Cadet, 11, Paris.

Ces cinq planches ont été reproduiteâ par la photographie, n existe aussi quelques épreuves d'artiste.

Tête de Vache normande vue de face.

( H. 0,tO. — L. 0,t4. — SifBée det initUles entrelacées : J.-B. B.)

Cette belle lithographie n^est pas dans le commerce et n'a été tirée qu'à un très petit nombre d'exemplaires. Elle a été faite d'après une étude peinte appartenant à M. W. Kraflft. « C'est un chef-d'œuvre de ligne et de couleur, p disait, en l'étudiant, M. Octave de Rochebrune.

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