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DAME AE

Plage de galets sur l’île de Bréhat, Côtes-d'Armor.

Anse de Ruscumunoc, Finistère.

Re

Pointe des Emigrés, Golfe du Morbihan.

Penn al Lann, Finistère.

végétale que s’installe, le cas échéant, une pelouse rase rnichemensespeces floristiques ‘remarquables (orchidées...) puis des fourrés denses (prunelliers, troènes..….) pouvant faire le lien avec la forêt continentale.

Cependant, sur le littoral breton, cette succession

de milieux est rarement complète : certaines parties sont absentes où dégradées. La mer elle-même est le premier facteur d’érosion naturelle de la dune active, mais de nombreuses dunes payent aussi un lourd tribu à l'extraction de sable sous-marin qui accentue gravement cette érosion littorale. La surfréquentation touristique des bords de mer est un facteur aggravant : le piétinement désordonné, la circulation, le camping détruisent la végétation de la dune fixée et entraîne un étalement ou un recul de l’ensemble dunaire, protégeant beaucoup moins l’arrière-pays des vents et des tempêtes. Aussi, aux quatre coins de la Bretagne, la sauvegarde ou la restauration des dunes se généralise : reprofilage, plantation d’oyats, régénération des pelouses, mais aussi organisation de la fréquentation yÿ apparaissent comme essentiels au maintien de la biodiversité comme du rôle protecteur de ces massifs sableux.

L'importance floristique des dunes est considérable puisqu'elles abritent 20 % de la flore menacée du Massif armoricain, dont certaines espèces sont endémiqQuespréSentes uniquement en Bretagne) et d’autres-en. limite nord de leur aire de répartition (espèces méditerranéennes).

Les marais

Qu'ils soient d’origine naturelle ou qu'ils aient été modelés par la main de l’homme, les marais apparaissent aujourd’hui en Bretagne comme des étendues à forte valeur patrimoniale. Dans leurs eaux douces ou saumâtres se déploient une activité exceptionnelle qui les place parmi les écosystèmes les plus précieux de la planète. Si Dol, Sougéal ou la baie d’Audierne étalent déjà de belles étendus, c’est sur la façade méridionale que se concentrent les plus remarquables marais du Massif armoricain.

Marais de Trunvel, Finistère.

Mosaïque de plantes halophyles.

Cimetière de bateaux à Camaret, presqu'île de Crozon, Finistère.

Notre-Dame-de-Rocamadour, Camaret, presqu'île de Crozon, Finistère.

Marais salants de Guérande, Loire-Atlantique.

Avec plus de 70 000 hectares, la Loire-Atlantique est, derrière la Camargue, le deuxième département français pour l'importance des zones humides. Réunissant tous Îles facteurs indispensables à la croissance — eau, lumière, sels minéraux - nombre d’entre eux apparaissent comme des milieux exceptionnellement productifs.

Les Marais salants de Guérande, à l’ouest de la Loire-Atlantique, entre l'estuaire de la Loire et celui de la Vilaine, apparaissent comme une alliance entre Arerre te memnéet les thommes. Sur fa presquiile, deux mille hectares sont confiés au savoir-faire mondialement reconnu de plus de deux cent cinquante exploitants — les paludiers. Véritable science inchangée depuis l’âge du Fer, la culture du sel n’en est pas pour autant moins complexe : une série de sept cristallisations successives dues au soleil, au vent et aux bactéries dans un arrangement géométrique très. précis -de“bassins. Grâces à leurs techniques respectueuses de l’environnement, les marais salants s'imposent également comme un véritable joyau de la nature, classé d'importance internationalempoursles”oiseaux-" Au fil dés -saisons,-180 espèces fréquentent leurs bassins et leurs levées. C'est la tranquillité, mais surtout l'abondance de nourriture, qui les poussent à faire une halte sur la route des migrations ou même à y passer l'hiver pour certains. Les différences de salinité sont, en effet, un gage de diversité dans le marais et la chaleur assure un développement rapide du plancton : nombreux sont les organismes qui trouvent là des conditions optimum. Dans la saline, l’or blanc des humains génère l’or rose, si précieux aux oiseaux : l’algue dunaliella salina est la nourriture des artémias, petits crustacés roses dont se nourrissent de nombreux oiseaux. Par les étiers pénètrent également larves, alevins, poissons et crustacés. Quelle que soit leur préférence, chacun trouve |là un idéal alimentaire, faisant de ce type de milieux l’un des plus confortables de la planète.

Le Marais breton, situé en pleine Bretagne vendéenne, est de ses terres littorales que l’homme a su

soustraire à l'océan. De.-ses paysages“portuarres qu existaient encore au Moyen Âge, il ne reste que peu de choses. Si la rade” était la plus importtaneentde l'Atlantique, un envasement progressif transforma les paysages en marais. Tout d'abord-enmarais

salant, soumis au rythme des marées, où le sel était

récolté en abondance. Exploité jusqu’au début du XXe siècle, le marais salant fut progressivement détourné de son usage lMeau-de men néestat)jomiRe d‘hui plus admise dans ses canaux Son -°ommeneeh sels minéraux et particulièrement fertile est plutôt consacré à la culture légumière(poireauxhetmdécommE en parcelles maraîchères. Au sein de cette mosaïque de terre et. d’eau. viennent se-réfugien tn srane nombre d'espèces Lesitée "tout en es hacesctR ns ne quillité, est classé “site-d'importance"ntennetomenr pour les oiseaux d'eau Eéronscendréssetnanete garzettes ÿ sontra. l’arfüt dénpetié WerrébieRane geurs, batraciens, poissons) parmi les troupeaux de vaches qui paissent MherbeherasseN MEMOIRE macroules se cachent dans la végétation aquatique ; les hérons garde-bœufs, espèce méridionale récem: ment arriVée en Loire-Atlantique, Miénnentsenotnmar dans le marais ; les limicoles nicheurs et les migrateurs de passage viennent fouiller la vase au printemps ; les busards Saint-Martin tournoient au-dessus des prairies:

La Brière apparaît aujourd’hui comme un dédale de:canaux mais était, il y a encore six mille"ans/ une gigantesque forêt. de Lhchênes” et rdemmnorsetrers? Submergée à. la faveur d'un réchauffement climatique et d'une élévation générale du niveau“de la mer, elle fut pendant près de quatre mille ans transforméesen un-immensessolfe d'eaussaléed'ousémens geaient- quelques îless L’énnoiement ne ftut.tre temporaire : le refroidissement qui suivit entraîna une baisse du niveau des eaux de quatre ou cinq mètres et la Brière se vida à nouveau. Sur les vases bleues d'origine marine, la chênaie se réinstalla

progressivement. Les barrages naturels qui se mirent

en place allaient dorénavant interdire toute entrée d’eau salée dans la dépression briéronne. L'eau douce qui s’y trouve alors piégée forme un marécage

Grève du Guerzido, île de Bréhat, Côtes-d'Armor.

Gerbes de roseaux, Marais de Brière, Loire-Atlantique.

Bocage du Marais de Brière, Loire-Atlantique.

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