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Le sait

Port-Tudy, île de Groix, Morbihan.

d'une île à l’autre. Qu'’elles soient perdues au large des Côtes-d'Armor ou du Morbihan, le climat y est toujours étonnamment doux, autorisant l’installation

d’un décor plus exotique que sur le continent.

La plus grande d’entre elles est Belle-Île, étendue sur plus de 84 km2, suivie de Groix avec moins de IMSO0OMNeCtares OuessSant Batz, Bréhat HOouat, Sein, Moines, Molène, Hoëdic ou les Glénan font alors figure de grains de sable où s'impose le silence d’une nature vierge farouchement préservée par les îliens.

ec mrles demaManche

Bréhat, 3,5 km de long ét 1,5 km de large, est atteinte depuis la pointe de l’Arcouest en quinze minutes de traversée. L'île sud et l’île nord, accolées par le petit pont Vauban affichent deux identités bien différentes. La première séduit par la flamboyance de sa végétation : camélias, géraniums, mimosas et hortensias lui donnent l’allure d’un vaste jardin coloré. Figuiers, eucalyptus et palmiers achèvent de lui apporter tout l’exotisme à quelque deux kilométres-du”reste de la: Bretagne continentale: Une fois franchinle pont, -l’ile-nord est plus en“sévérité, en contact direct avec le large. Ses paysages sont ceux du granite rose sculpté par les embruns et de la lande sauvage balayée par les vents.

Les Sept-Îles, situées à 7 km au large de Perros- Guirec, forment un petit archipel très sauvage où l’on ne débarque pas (sauf sur l’Île aux Moines). A l'exception du gardien du phare, l’homme y est absent aux profit de la plus importante colonie d’oiseaux marins. dé France (20 000couplesime tds seule colonie de fous de Bassan du littoral français. Ses cinq îles principales furent les premières à bénéficier d’un classement en réserve naturelle et comptent aujourd’hui parmi les plus importantes d'Europe.

Batz, de mêmes dimensions que l’île de Bréhat, est située à 3 km au large de Roscoff. Ancestralement agricole, elle apparaît comme un immense potager ourlé de plages“de sable fin. Comme ses voisines, la dou-

saut ni

Ancien corps-de-garde dans les Rochers de Ménéham, Finistère.

Île de Batz, Finistère.

ceur du climat autorise l'installation d’une flore exotique mais c’est dans le jardin Georges-Delaselle, à l’est de l’île, qu'elle se Concentre "une quammtenmne d’espèces de palmiers différentes et environ-1500 espèces de plantes originaires des“Cingcontinents?

Les iles detlatmerdtlronrse

Ouessant, 8 km de long et 4 km de large, se rejoint au prix d'une longuénavisgation enmtplenemenr depuis Brest ou le Conquet. Passage entre la Manche et l'Atlantique, l’approche malaisée- dé Miremamas qué ‘bien des esprits MOuUMNVoIROTESS AN EVONSE CIN sang”. Ce caillou de 15-km2-doit/en étret/-Vanrentace à de redoutables tempêtes au cours des mois d'hiver, aussi Île phare du Créac’h; émergeant- dela côte ouest, est le plus puissant dusmondéavecuneportée de 200 Km. La rudesse”"des éléments sisneÆsalement le caractère sauvage de lMile/nullecôrte n 49 apbamant aussi déchiqueétée et seslandes aussiSeévere re arbres y sont inexistants, incapables de tenir tête aux éléménts. En revanche, -Ouessant- est” de-sep tembre à novembre un site propice à l'observation des oiseaux migrateurs.

Molène, 1,2 km de long et 800" m-de“larse/est située sur la route d'Ouessant. Son archipel est classé réserve de biosphère par l’Unesco depuis 1988 5es flots, où tout débarquement est interdit, accueillent des milliers d'oiseaux. À l’abri dans lebourg,hortensias, agapanthes bleus et légumes parviennent” à shinstaller mais autour les terres son tMalsSee ser friche. Sous la mer, l’archipel abrite l’un des plus grands champs d'algues. du monde, aussiules Molénois sont-ils d’ancestraux goémoniers. |

Sein, minuscule bout de terre située à 9 km au large de la pointe du Raz, est cernée de courants violents. Les récifs de la .Chaussée de-Sein en font l’un des passages maritimes les plus dangereux du monde. Aussi à Sein n’est-on ni cultivateur, parce que rien n’y pousse, ni pêcheur, parce que la mer est

trop mauvaise, mais sauveteur.

Les îles de l’Atlantique

Les Glénan, archipel comprenant une dizaine d'îles et flots, ne peut être foulé qu’à Saint-Nicolas. és autre Sonticlaissées réseme ornithologique pour la paix des oiseaux marins qui y trouvent refuge ou réserve naturelle pour préserver une plante endémique, le narcisse des Glénan. Situé à une vingtaine deKilomètres au “large dé Concarneau, c’est le royaume des eaux limpides et du sable blanc.

Groix, 8 km de long sur 4 km de large, à 14 km de Éornen Eee tMlan deuxième plus orandenlée de Bretagne. Elle est fortement marquée par les événements géologiques qui lui ont donné naissance : la dérive des continents et uné collision il y a 400 000 ans lui ont conféré une minéralité des plus remarquables (60 espèces minérales recensées). Écrins de minéraux rares comme le glaucophane bleu, le grenat rouge oudlfépidote jaune, ses côtes se-parentde huanoesscolorées exceptionnelles Elles Mproreree en réserve d'État depuis 1982 comme la réserve Françcois-le-Bail et les falaises de sa pointe ouest pournmMleurSintérét Séologique mornitholostauemetr botanique.

Belle-Île, 20 km de long et 9 km de large : elle est la plus vaste le brétonne, isolée -du-‘reste de -contie néntparMds kmde mer: Son étendue luiautorsesune grande diversité de milieux : l’intérieur de“lhiléest une campagne boisée et le littoral alterne côtes déchiquetées et quelque soixante criques de sable fin, grottes marines et dunes. Le granite n’y"a"plus vraiment cours, comme dans le reste de la Bretagne, ici la terre est volcanique, née d’éruption,«de cou lées ou d’explosions entre quatre cents et six cents millions d'années. La légendaire douceur de son climat (deux mille heures de soleil par an) permet aux espèces méditerranéennes de s’y installer : tamaris, camélias, mimosas, figuiers, agaves, chênes-lièges, arbousiers.… L'île est la région de Bretagne où il

pleut le moins.

L'’'ARGOAT

La forêt

Autrefois recouvert de forêt, cet ancien pays des bois ne s’exprime plus que sporadiquement“et"les grandes forêts sont aujourd huiMrareSNenmmEMEtAS ner L'étude des pollens fossilisés dans les tourbières a en effet montré que la forêt de feuillus était, ily"a encore cinq mille ans, laformationMéseta lens enus répandue sur l’ensemble-de“larréstion Dep'isequetne cents ans, elle a fondu comme neige au soleil avec l'obligation de mettre la terre en culture. Aujourd’hui seuls 10 % de la Bretagne restent boisés avec une dizaine”de massifs de plus de 000 De surcroît, plus de 80 % des borsements restants Rome

D'un point de Vue écolosiquenctes tune rene hêtraie qui s’épanouit spontanément sur les granites ét grès aux sols acides chénes pédonculéesmenemeE sessiles, hêtres et charmes y dominent très nettement.’ Des essences étrangères -ontrété introduites (châtaigniers, pins maritimes pins Mie sons modifiant depuis longtemps la naturelle évolution de la forêt spontanée, formant une mosaiqueMoreueis parfois complexe.

Aussi rare -qu'eélle soit lamforétconstituemnens moins un écosystème remarquable, abritant nombre déespèces de fougères, -dechämpignons dep mies d'oiseaux, d'insectes ou de mammifères. Parmi eux certains acquièrent même un prestige tout particu-

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Ille-et-Vilaine.

Ille-et-Vilaine.

Buttes de Monthault

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Gorges du Corong, Finistère.

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