SCENE XII et derniere
ATALIDE, ZAYRE.
Atalide, à part.
Enfin, c’en est donc fait; et, par mes artifices,
Mes injustes soupçons , mes funestes caprices ,
Je suis donc arrivée au douloureux moment Où je vois , par mon crime, expirer mon amant I N’étoit-cc pas assez , cruelle destinée !
Qu’à lui survivre, hélas! je fusse condamnée ,
Et falloit il encor que, pour comble d’horreurs.
Je ne pusse imputer sa mort qu’à mes fureurs?....
Oui , c’est moi , cher amant! qui t’arrache la vie! Jtoxanc, ou le Sultan ne te l’ont point ravie»
Moi seule, j’ai tissu le lien malheureux
Dont tu viens d'éprouver les détestables noeuds î Et je puis - sans mourir en souffrir la pensée ,
Moi , qui n’ai pu tantôt de ta mort menacée Retenir mes esprits , prompts à m’abandonner !
Ah 1 n’ai-ic eu de l’amour que pour t’assassiner ?... Mais, c’en est trop.. . il faut , par un prompt sacrifice* Que ma fideüc main te venge et me punisse. ..
Vous, de qui j’ai troublé la gloire et le repos , Héros, qui deviez tous revivre en ce Héros....
Toi , mere malheureuse , et qui , dès notre enfance. Me confias son coeur, dans une autre espérance!..* Infortuné Visir, amis désespérés....
Roxanc.... venez tous, contre moi conjurés.
Tourmenter , à la fois , une amante éperdue ,
( Elle se lue. )
Et prenez la vengeance enfin qui vous est due l
Z A ÏR E.
Ah ! Madame !... Elle expire... O Ciel ! en ce mal-* heur ,
Que ne puis-je avec elle expirer de douleur !
fj Ij 1
\H)«ki yr’*
ijj
1 ml) i ;
■jjjm
&/ ’-ÆIl! r
^S^JjSrlW *