PHÉNICE, BÉRÉNICE
Bérénice.
Cjherï Phénice, hé bien, as-tu vu l’Empereur? Qu’a-t-il dit i vicndra-t-il ?
E iij
i* BÉRÉNICE*
Oui, je l’ai tu, Madamej Et j’aî peint à ses yeux le trouble de votre ame.
J’ai vu couler des pleurs qu’il vouloit retenir.
Vient-il ï
Bérénice.
Phénice.
N’en doutez point, Madame, il va venir.
Mais voulez-vous paroître en cc désordre extrême î Kcmcttez-vous , Madame, et rentrez en vous-même. Laissez-moi relever ces voiles détachés.
Et ces cheveux épars dont vos yeux sont cachés. Souffrez que de vos pleurs je répare l’outrage.
laisse, laisse, Phénice s il verra son ouvrage!
Eh! que m’importe, hélas! tous ces vains otnemens Si ma foi , si mes pleurs , si mes gemissemens.,..
Mais, quedis-je, mes pleurs?.., si ma perte est certaine,. Si ma mort , toute prête , enfin , ne le rainenc ,
Dis- moi , que produiront tes secours superflus.
Et tout ce foible éclat, qui ne le touche plus?
Phénice.
Pourquoi lui faites-vous cet injuste reproche?.... J’entends du bruit, Madame, et l’Smpereur s’approche,..
Venez , fuyez la foule et rentrons promptement.
Vous l'entretiendrez seul dans votre appartement.
( Bérénice et Phe'nice sortent, )