‹ Britannicus, tragedie de RacineChapitre 66 sur 117 · PHÉNICE, BÉRÉNICE · texte numérisé non relu

PHÉNICE, BÉRÉNICE

Bérénice.

Cjherï Phénice, hé bien, as-tu vu l’Empereur? Qu’a-t-il dit i vicndra-t-il ?

E iij

i* BÉRÉNICE*

Oui, je l’ai tu, Madamej Et j’aî peint à ses yeux le trouble de votre ame.

J’ai vu couler des pleurs qu’il vouloit retenir.

Vient-il ï

Bérénice.

Phénice.

N’en doutez point, Madame, il va venir.

Mais voulez-vous paroître en cc désordre extrême î Kcmcttez-vous , Madame, et rentrez en vous-même. Laissez-moi relever ces voiles détachés.

Et ces cheveux épars dont vos yeux sont cachés. Souffrez que de vos pleurs je répare l’outrage.

laisse, laisse, Phénice s il verra son ouvrage!

Eh! que m’importe, hélas! tous ces vains otnemens Si ma foi , si mes pleurs , si mes gemissemens.,..

Mais, quedis-je, mes pleurs?.., si ma perte est certaine,. Si ma mort , toute prête , enfin , ne le rainenc ,

Dis- moi , que produiront tes secours superflus.

Et tout ce foible éclat, qui ne le touche plus?

Phénice.

Pourquoi lui faites-vous cet injuste reproche?.... J’entends du bruit, Madame, et l’Smpereur s’approche,..

Venez , fuyez la foule et rentrons promptement.

Vous l'entretiendrez seul dans votre appartement.

( Bérénice et Phe'nice sortent, )

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