PAULIN, TITUS
Paulin.
Ban, quel dessein vient-elle de sortir , Seigneur ? Est-elle enfin disposée à partit i
T i t us.
Paulin , je suif perdu ! je n’y pourrai survivre !
La Reine veut mourir..,. Allons , il faut la suivre ; Courons à son secours.
Paulin.
' Eh ! quoi , n’avez-vous pas Ordonné , dès tantôt , qu’on observe ses pas i Ses femmes , à toute heure , autour d’elie empressées , Sauront la détourner de ces tristes pensées.
Non , non , ne craignez rien. Voilà les plus grands coups :
Seigneur, continuez, la victoire est à vous.
Je sais que, sans pitié , vous n’avez pu l’entendre. Moi-même, en la voyant , je n’ai pu m’en défendre i Mais, regardez plus loin. Songez , en ce malheur. Quelle gloire va suivre un moment de douleur;
Quels applaudissemens l’univers vous prépare ,
. Quel rang dans l’avenir 1...
T I T U s , l'interrompant.
Non , je suis un barbare !
Moi-mcir.c je me hais. Néron , tant détesté ,
T R A G É D r ïr. Ï*.
N’a point, à cetexcSs, poussé sa cruauté!...»
Je ne souffrirai point que Bétcnice expire....
Allons , Rome en dira ce qu’elle en voudra dire.
Paulin.
Quoi! Seigneur? '
Titus-.
Je ne sais , Paulin , ce que je dit*.
L*cxcés de ma douleur accable mes esprits!
Paulin.
Ne troublet point le cours de votre renommée , Seigneur. De vos adieux la nouvelle est semée.
Rome , qui gémissoit , triomphe , avec raison.
Tous les Temples ouverts fument en votre nom ;
Et le peuple, élevant vos vertus jusqu’aux nues.
Va par-tout de lauriers couronner vos statues.
Titus, à part.
Ah! Rome!.... Ah! Bérénice!.... Ah ! Prince mal^ heureux !.,..
Pourquoi suis-je Empereur ? pourquoi suis-je amou~reux ?
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