SA SAINTETÉ PIE X
« Sa Sainteté, désirant que cette Image de la Sainte-Face soit répandue en tous lieux et exposée à la vénération dans toutes les familles chrétiennes, la recommande d'une manière tonie particulière aux Révérendissimes Evêques el à tous les 'Ecclésiastiques, bénissant tout particulièrement ceux qui s’en feront les propagateurs. »
(Rome, 4 juin 1906.)
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es Evangélistes rapportent comment le Corps de Notre-Seigneur Jésus-Christ fut déposé dans un linceul, au soir du Vendredi-Saint, et mis dans un sépulcre qui fut scellé et confié à la surveillance des gardes par les princes d’Israël. C’est pendant ce temps que le Suaire reçut les empreintes miraculeuses encore visibles aujourd’hui, et que le Christ, en nous donnant son portrait dans l’état où la mort le réduisit par amour pour nos âmes, laissa ce témoignage de reconnaissance à ceux qui honorèrent sa sépulture.
Comment cette précieuse relique du Saint-Suaire est-elle arrivée jusqu’à nous, et se trouve-t-elle, de nos jours, à Turin ?
(x) Ces pages sont tirées, en partie, d'un nouvel et important ouvi*age : La Sainte-Face de Notre-Seigneur Jésus-Christ, qui paraîtra bientôt à la Librairie du Bon-Pasteur, 22S, boulevard Péreire, à Paris, sur la question du Saint-Suaire et de la Sainte-Fxice de Turin. Nos lecteurs trouveront dans ce livi*e toxis les documents historiques, scientifiques et autres qui authentifient la relique du Saint-Suaire et légitiment le culte de la Sainte-Face. Il sera d'un grand secours à tous ceux qui veulent défendre l'un et l'autre et sont parfois embarrassés, faute d’arguments. Mais il est fait surtout pour les Zélateurs de la Sainte-Face, et c'est à eux particulièrement que nous le dédions. La Revue de la Sainte-Face : « Le Divin Crucifié » (voir page 29) fera connaître la date de l’apparition de cet intéressant ouvrage.
On ne connaît positivement sa filiation qu'à partir du jour où il fut vénéré publiquement à Lirey, en Champagne, au milieu du xive siècle. Mais on a des indices qui permettent de remonter jusqu'au temps de l’impératrice Sainte Pulchérie (ve siècle), qui le fit déposer avec honneur dans l’église Sainte-Marie des Blachernes à Constantinople, après qu'il eût été providentiellement retrouvé, avec d'autres reliques de la Passion.
Devenu la propriété de la famille seigneuriale de Charny. au moins depuis i352, le Saint-Suaire, après diverses vicissitudes, fut cédé, vers 1402, à la maison de Savoie pour qui il devint une relique nationale, et qui le transporta à Chambéry, où il reçut des approbations de Souverains Pontifes. Un nouvel incendie, en i532, faillit le détruire. Les Clarisses de Chambéry le réparèrent en i534 et le cousirent sur une doublure. On peut voir sur le Suaire de Turin les pièces de rapport qu'elles y appliquèrent et qui donnent une preuve palpable de l'identité de la relique actuelle avec celle qui existait avant l'incendie. Enfin, en 1694, le Saint-Suaire fut transporté à Turin, d'où il 11'est plus sorti.
Il n'y a qu’un vrai Suaire portant les deux images antérieure et postérieure du Christ : c’est celui de Turin. C'est un fait indéniable depuis les travaux scientifiques de M. Paul Yignon, corroborés par de nouveaux documents qui prouvent l'authenticité du Saint-Suaire de Turin.