MEDAILLES
Cette Médaille, exécutée par un des artistes les plus distingués de Paris, est d’une grande valeur artistique et d’une exactitude de ressemblance remarquable. Elle a obtenu la plus haute récompense que le Jury ait accordée à l’Exposition Internationale d’Art Religieux, à Bois-le-Duc (Hollande) en Mars 1909.
Métal argenté. — Grandes médailles, $0.40 ; Petites médailles, $0.20
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Made in France
Description 3u jSaint-jSuaiiîg jSon oStpnSion, cjn 1898, à (i)urin, où il ijut pî[otograpl|ié
Le Suaire de Turin mesure, aujourd'hui, 4m,36 de longsur iin,io de larg-e. Il est d'un seul morceau, en toile de lin très fin et un peu jaunie par le temps.
L’ostension du Saint-Suaire.
On y remarque de grandes taches noires résultant de 1 incendie de i53a, et des taches d’un rouge brun qui reproduisent l'image effacée d'un corps humain, mais une image double, faite de deux images, l'une de face, l'autre de dos, qui se succèdent sur le prolongement l une de l'autre et réunies par la tète, sans se toucher. Elles sont restées assez visibles jusqu’à notre temps pour qu’on y reconnaisse les formes du visage, le dessin des membres et tout le détail des horribles plaies de la Passion. Mais tout cela ne présente au regard que des formes assez vagues, une sorte d ébauche du Corps divin, une simple silhouette.
Une circonstance providentielle, l'ostension et la photographie du Saint-Suaire, à l’Exposition d'art sacré de Turin, en 1898. révéla d'une manière saisissante le portrait de X otre-Seigneur Jésus-Christ.
Il est en négatif sur le Suaire, ce qui constitue une preuve formelle de son authenticité, car nul peintre du moyen âge n'eiit imaginé et n'eùt été capable de peindre des valeurs négatives.
« Fais briller sur moi ta Faee et aie pitié de moi :
C'est en toi. Seigneur, que j'espère ! u
(Psaumes.)
reproduite par une pieuse artiste.
ette photographie du Saint-Suaire, malgré sa signification merveilleuse, laisse encore quelque chose à désirer à la piété de ceux qui veulent se représenter, d’une manière aussi parfaite que possible, les traits du Sauveur. En effet, sur le Linceul et les reproductions qu’on en a faites d’après la photographie de 1898, ces traits sont beaucoup trop estompés et comme lointains. Il fallait une image qui les présentât d’une manière plus saisissante.
Une pieuse artiste, religieuse du Carmel de Lisieux (Calvados), s’est chargée de rendre ce service au monde chrétien. Elle a longuement contemplé ce chef-d’œuvre surhumain, et, dans le silence de sa petite cellule, entremêlant son travail de prières, elle a entrepris de reproduire cette Sainte-Face de Jésus dont elle possédait une photographie exacte. Pendant six mois, avec le soin le plus minutieux, elle s’est appliquée, grâce à un travail de synthèse admirable, à rendre tous les traits de la physionomie du Sauveur et les moindres détails de cette adorable Figure, n’ayant d’autre but que de les fixer davantage, sans les altérer par aucune adjonction ni aucune modification.
C’est ainsi qu’elle a pu la reproduire en faisant ressortir merveilleusement, non seulement les traces de sang, les plaies, l’enflure de la joue droite, etc., mais encore la douce sérénité, le calme profond, la souffrance concentrée et la sublime majesté de ce divin Visage.
« Ce n’est pas un autre Visage que l'humble religieuse a tracé ainsi, c’est le même exactement qu’elle a — pour ainsi parler — rapproché de nos regards. La physionomie qu’on percevait dans une sorte de lointain, on la distingue maintenant de tout près sur la copie de la pieuse artiste. Les détails émouvants qu’on discerne moyennant un effort d’attention, sur la photographie du Saint-Suaire, se présentent maintenant d’eux-mèmes avec leur puissant relief.
L'Image du Christ parle le même langage au croyant qui la considère. mais elle parle avec des accents plus sensibles (i).»
De sorte que. grâce à ce travail patiemment et amoureusement soutenu, nous pouvons dire, en toute vérité, que nous possédons désormais, comme nous ne l'avions jamais possédée, dans la Sainte Eglise, la Figure authentique de Xotre-Seigneur Jésus-Christ après sa mise au tombeau. Aussi est-il difficile de la contempler sans être attiré et touché. Il s'en échappe quelque chose qui pénètre jusqu'au fond de l'àme et l’attendrit.
(i) B. Sienne. Article paru dans La Croix, le 2*3 mars içio;.
Voici qu'il se lève un Soleil de Justice et la guérison est dans ses rayons. »
(Malachie.)