‹ Brochures diverses (volume 2)Chapitre 108 sur 289 · AU NORD-OUEST · texte numérisé non relu

AU NORD-OUEST

Messieurs les présidents, (1)

Mesdames,

Messieurs,

Ainsi que vient de vous le déclarer mon excellent ami, M. Vallières, nous vous avons invités à venir, ce soir, entendre, non pas des diatribes et des injures, mais l'histoire de cette partie des Territoires du Nord-Ouest que le parlement du Canada se propose d'annexer à la province de Manitoba, et l'exposé du problème politique qui s'y rattache. .

Je réclame d'avance votre indulgence ; car, dans la première partie de ce discours, je veux faire rémunération

exacte, avec textes à l'appui, des actes

constitutionnels sur lesquels nous nous appuyons poujr déire que le parlement fédéral n'a pas le droit de violer un pîîïLCrpe de justice et un engagement moral contracté, il y a trente-sept ans, avec tout le peuple du Canada.

Afin que les déterminations que nous prendrons ce soir ne soient inspirées ni par la passion, ni par le sentiment, mais par la raison et par la conviction motivée, cette étude, tout aride

qu'elle soit, est nécessaire.

Dans cette même salle, il y 'a sept ans bientôt, j'avais l'honneur de vous

Çrésenter une partie du même exposé 'historique et de la même argumentation légale, au sujet de l'adoption des lois constitutionnelles des provinces de l'Alberta et de la Saskatchewan.

(1) MM. S.-D. Vallières et Charles Langlois.

C'est, en réalité, la même cause que nous défendons aujourd'hui. En 1905, le parlement fédéral faillit partiellement à l'engagement moral qu'il se propose de violer complètement aujourd'hui, si le peuple du Canada ne l'en empêche à temps.

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