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LE TEMOIGNAGE DE M. BLAKE

Lorsque M. Mackenzie présenta le projet de loi, il ne contenait pas l'article que je viens tfë lire. Mais il y avait alors au parlement un député anglo-protestant, libéial, VBAIMKNT

(1) J'ai cru préférable de conserver le texte officiel de la version francise ae ii loi. Les personnes peu familières av^c h langue barbare et enchevêtrée de nos lois et de leurs versions officielles voudront bien ne ^as m'en tenir responsable. La même observation et la même prière s'appliquent à toutes les autres citations de textes légaux ou de traductions officielles des débats parlementaires.

(2) Débats de la "Chambre des Communes" 1875 — version française — page 691.

LIBERAL, qui trouva qu'un projet de loi qui n'assurait pas la liberté de conscience en matière d'instruction publique, n'était digne ni du peuple, ni du gouvernement du Canada. Cet homme s'appelait Edward Blake, il

est mort la semaine dernière. Espérons que sa pensée, sa générosité, sa largeur de vues, la profondeur de ses conceptions et la clairvoyance de son patriotisme n'ont pas été ensevelies avec lui. (Applaudissements).

M. Blake, alors ministre sans portefeuille, tout en appuyant le projet de loi, suggéra de l'amender.

. . .11 croit qu'il est essentiel pour nous que nous obtenions une grande émigration au Nord-Ouest que nous disions au peuple, d'avance, quels vont être LES DROITS dans le pays dans lequel nous lesinvitons d'habiter. . . Il croit que le gouvernement de la Puissance est sage... en déterminant, en avance de l'établissement, quel serait le caractère des institutions du pays dans lequel nous invitons le peuple de s'établir. Il n'est pas d'accord avec la politique de demander au peuple de s'établir dans le pays de l'Ouest, et leur dire qu'un gouvernement paternel les surveillerait et leur donnerait telles institutions que le gouvernement penserait convenables. Nous ferons mieux de laisser le peuple connaître leur sort politiquement et autrement avant qu'ils s'établissent là... Il regarde comme essentiel, sous les circonstances du pays, et en vue des délibérations durant les derniers quelques jours qu'un principe général devrait être mis dans le bill relativement à l'instruction publique. Il croit que nous ne devrions pas introduire dans ce territoire les haines et les difficultés par lesquelles certaines autres parties de cette Puissance et d'autres pays ont été affligés. Il lui semble que par rapport au fait qu'aussi loin qu'on peut s'y attendre à présent, le caractère général de cette population serait quelque peu analogue à la population d'Ontario, il devrait y avoir des dispositions dans la constitution par lesquelles il leur serait conféré LES MEMES DROITS ET LES MEMES PRIVILEGES/ relativement à l'instruction religieuse que éeux possédés par le peuple de la province d'Ontario. Les principes du gouvernement responsable local et le règlement de la question de l'instruction publique, lui semblent être les principes cardinaux de la mesure. (3).

Les délibérations récentes auxquelles M. Blake faisait allusion étaient celles qu'avait fait surgir la question des écoles du JSTouveau-Brunswigk.

M. MacÈ^n^rl^"7îFlmmédiatement bon accueil aux avis de son collègue et il déclara qu'en comité, il soumettrait un article qui répondrait aux vœux exprimés par M. Blake. ( Applaudissements ) .

(3) Id. — pages 696 et 697.

POUR LA JUSTICE

LORD STRATHCONA

M. Donald Smith, aujourd'hui Lord Stratheona, qui représentait un comté du Manitoba, le comté de Selkirk, écossais pro testant, conservateur, encouragea le ministère à donner suite à T amendement suggéré.

Le premier ministre, fidèle à sa parole, présenta le texte que je viens de citer, et la Chambre le vota à l'unanimité.

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