LE DISCOURS DE M. PELLETIER
Je m'attarderai moins longtemps au plaidoyer du ministre des postes. En faisant l'analyse de celui de son collègue, j'ai déjà répondu à la plupart de ses arguments.
Le discours de M. Pelletier est, du
reste, fort intéressant par plusieurs côtés. Il est, sur certains points, plus tranché que celui de M. Monk, sur d'autres, plus fuyant.
Toute la première partie est consacrée à refaire l'histoire de la question scolaire du Manitoba (4511 à 4522).
L'honorable ministre a-t-il voulu justifier la parole que M. Monk vena»it de prononcer: que des gens malintentionnés cherchent à faire de nouveau de l'agitation autour de la question du Manitoba ?
A part cette singulière incohérence entre les deux ministres, je m'empresse de reconnaître que ce résumé historique est admirablement agencé. Comme analyse des faits, des textes, des jugements, c'est parfait. J'irai presque jusqu'à dire, après quinze ans d'expérience politique assez variée et assez mouvementée, que je ne m'insurgerais
pas trop contre le jugement qu'il porte sur mon ancien chef, Sir Wilfrid Laurier.