PROVINCES MARITIMES
Je ne dirai rien de la Colombie anebaisc, qui entra dans la~~CorrfédérauîorîTeïi iSj?, avant d'avoir iamais adopté aucjine-.jluiposition relative aux écoles séparées.
La Nouvelle-Keosse, qui fut l'une des narties contractantes du pacte fédéral, ne possédait non ni us aucun régime particulier en faveur des catholiques.
Au Nouveau-Brunswick, il n'v avait pas, il est vrai, de loi d'écoles séparées ; mais la loi clés écoles commutts^recohnaissait aux catholiques cer-
tains privilèges relatifs à' l'enseigne-
îent religieux. On les supprima en 187?. Les catholiques vinrent demander justice à Ottawa. Comme on fit plus tard aux catholiques du Manitoba, on les renvoya de Caïphe à Pilate, p r J] <? restèreiit__dépossédés de 1. .droitsTÇ? — *
A l'Ile du Prince Edouard, qui vota son annexion au Canada en 1874, on ahobt Iês écoics séparées en "1S77. Les catholiques frappèrent à ;îa porte du gouvernement fédéral ; mais cette fois encore, les légistes décidèrent que le texte des lois ne les protégeait pas.
Néanmoins, dans les CTols" provrne e s maritimes, lorsque les .passions anticatholiques furent calmées, — lorsque surtout les catholiques devinrent assez nombreux pour se faire entendre, — la majorité reconnut la justice des réclamations.de la minorité: et ainsi que le ministre des finances, M. Fielding, et le ministre des chemins de fer, M.
Kmmerson, le déclaraient l'autre jour à la Chambre, ou a fini par constater que la loi des écoles publiques ne pouvait pas donner aux catholiques les droits que leur conscience réclame en mat ière___d' enseignement • religieux, et on leur a accordé, clàiis un grand nombre d'endroits, de. véritables écoles séparées.