EST SATISFAITE
Mais, dit-on la minorité du Nord- Ouest est satisfaite : elle ne demande qu'à conserver l'état de choses actuel.
C'emineiiT d i recteur' de "TaTatrie' ' .
s'est fait l'écho de cette opinion. Ii écrivait le 19 avril :
Je suis en position de vous donner l'assurance la plus positive que nos compatriotes et nos coreligionnaires des Territoires et des nouvelles provinces acceptent avec satisfaction les amendements qui sont sous discussion.
Le lendemain, M. Tarte réitérait sa déclaration dans les tenues suivants:
Les catholiques des Territoires, par leurs représentants les plus autorises, acceptent avec satisfaction les amendements apportés à l'Acte d'Autonomie, et nous conseillent, à nous, leurs frères des vieilles provinces, d'unir nos bonnes volontés pour les faire sanctionner par le parlement du Canada.
Je n'écris pas à la légère des choses da cette importance : t'y appelle votre attention, parée que je les sais vraies.
. Je cçois avoir le droit, non seulement d'une fac,on générale, mais par les renseignements que je possède, d' interpréter la pensés de nos compatrio«
les de l'Ouest avec autant d'exactitude que M. Tarte ; et je me permettrai de lui dire qu'il commet ici une erreur profonde et trompe inconsciemment ses lecteurs.
Je sais que les catholiques du Nord- Ouest, repoussés à Ottawa en 1893, repoussés à Régina en 1894, traités en conquis depuis douze ans, espèrent peu de chose du parlement fédJral.
Ainsi que je l'ai expliqué, ils ont tiré le meilleur parti possible de la.
situation qu'on leur a faite en dépit de leurs protestations ; et ils ont fondé, partout où il leur était possible de le faire, des écoles publiques où, partie sous l'empire de l'ordonnance 29 et partie «race à la tolérance des autorités locales, leurs enfants reçoivent renseignement de leur langue et { de leur religion.
Ce ou' ils attendent de "leurs frères des vieilles provinces" et de la majorité ministérielle, — ET CE OU 'ON LEUR A PROMIS OU'ILS OBTIEN- DRAIENT, — c'est que le gouvernement fédéral leur garantisse cet état de choses.
Pour me servir des expressions mêmes du rédacteur de la "Patrie": je n'avance pas à la légère, ce que j'affirme en ce moment.
* Or, comme on vient de le voir, l'amendement Sifton ne conserve ni n'assure prej^ie^fîetP]de.l,état de choses a^jjiei. Tvt" "si~le parlement fédéral acceptait cet amendement sans le modifier, il dépouillerait les catholiques de l'Ouest, après avoir odieusement endormi leur vigilance en les trompant, comme on cherche à nous tromper nous-mêmes, sur la signification véritable et la portée réelle de cette mesure