‹ BroderiesChapitre 69 sur 99 · PR · texte numérisé non relu

PR

. w A, | dt piété ie tee)

F1G. 2#1. — Nappe dite mendil mdjämer, de 1 mètre carré environ (début du xix* S.)

particulier, se distingue nettement de celui qui vient d’être étudié et a beaucoup d'analogie avec celui des broderies de Tétouan (V. plus loin). Avec ses poiñts de trait simples et sans envers dans les filets et les sertissages, ses points serpentants renforcés dans les masses, il appartient déjà à la famille des broderies de Fès actuelles. Toutefois, le périmètre des organes foliacés est partout serti au point de trait après exécution des masses. Cest là un fait digne de remarque. J’ai constaté en effet précédemment que les contours dans la broderie de Fès se font avant le remplissage. Une telle divergence de méthode décèle une méthode différente de travail , j'ai pu enfin relever l'observation intéressante que cette “technique est complètement abandonnée depuis le milieu du XIX° siècle.

- Le Coloris

Les broderies de Fès sont monochromes. Comme à Salé, les couleurs varient avec les pièces, mais sont peut-être choisies suivant un meilleur goût. Il y eut, dans la dernière moitié du X[IX° siècle, des mauves tendres, des bleus noirs puissants, de riches jaunes d’or, des bruns très chauds, des violets profonds, des verts doux. Dans les ouvrages d'exécution récente l'emploi des couleurs criardes tend malheureusement à se généraliser ; les verts crus, les vielets truculents, les rouges vifs, les oranges violents, les noirs tristes, etc., sont de règle.

Page 1