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PVIAN, Ca
F1G. 345. — Ancienne dentelle aux fuseaux de Rabat
me mettre en présence de l’une d'elles. Celle-ci fit manœuvrer, devant moi, ses fuseaux semblables aux nôtres et confectionna, d’une façon assez singulière d’ailleurs — la pauvre femme y voyait mal — un petit bout de dentelle. Elle se dévoila à peine devant Le nesräni sa j'étais et ne parla guère. Je pus relever seulement les observations suivantes:
: | Au temps de sa jeunesse beaucoup de femmes appartenant à la classe aisée connaissaient la dentelle aux fuseaux. La plupart des fiancées en faisaient pour l’appliquer d’abord au coussin du mariage, Mmkhedda biäd es s4d. Les autres l’achetaient à raison de une à deux pesetas la coudée. | |
Pour travailler, l’ouvrière s’assied à l'orien-
tale sur le sol. Le carreau, mkhedda, sorte de coussin allongé de 50 à 60 centimètres de long FiG. 346. — Dentellière sur 20 centimètres de large, trouve ses points
d'appui sur les genoux de l’ouvrière d’une part,
sur un banc placé devant elle d’autre part ; il est dans une position oblique (fig 346).
Je n’ai pas le souvenir d’avoir vu de carton préalablement piqué sur le carreau. Les
épingles, fellil (pl. flail), m'ont paru être piquées dans le coussin, au fur et à mesure des besoins, sans préparation préalable.
Les fuseaux, aouïda (pl. aouidät), en bois tourné, portent le fil “REOMIE à l’une de leurs extrémités. |
L’entre-deux se nomme rkiza et la dentelle, sedoutr. Le talon de la dentelle se
nomme pnil.