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remaniements exécutés aux côtés extérieurs de chacune des vieilles piles de la tour. De cette époque sont aussi les arcades de la nef. les baies qui les surmontent, et que nous avons cru longtemps avoir formé un clair-étage, au-dessus de nefs en appentis. De la seconde moitié du XV« siècle encore sont la façade occidentale et le remaniement des deu.v pignons du transept. D'après les documents, les travau.x du collatéral septentrional étaient achevés en 1462 ' ; on commença bientôt après ceux du collatéral méridionnal ; la chapelle seplenli lonale fut commencée le 16 mars 1472 (n. s.) et Ion travaillait en 1475-7(5, à la chapelle méridionale et à la sacristie, scincliiaiii.'. démolie en 1887, qui y louchait au sud. Le choeur est antérieur à la construction de la cliantrerie
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:hnique de la construction démontre cette priorité. Ce chœur, dont la voûte portait les armes de Jacques Torremans, qui était marguillier en 147 1, et dont la veuve mourut vers 1488. aura, sans doute été construit avant les chapelles qui le flanquent. L'église de St Gilles, où tous les contreforts du XV^ siècle ont des chaînages, est du style bi ugeois de la brique; mais la restauration lécente n'a pas toujours respecté ce caiactère.
* .l'incline à croire qu'il laut placer vers 1465 la construction du portail de N.-D., dit Het Païadijs. Cette date parait vraisemblable quand on compare cette construction avec la loge des portefai.x, place .lean van Eyck, qui date sans doute de cette année =. Cette construction en pierre blanche, dite, de ce temps, pierre de Brabaiit — balustrade en pierre d'Ecaussines, moderne — , piésente un caractère braban-
1^ çon dans le décor du nu de rniir au-dessus
^ des portes, au côté septentrional. Ce
- ^ motif n'est pas brugeois. Nous trouverons
^^ quelque chose de semblable à l'escalier =— du StSang. en 1 529-30. En Brabant. ce
décor du nu de mur au-dessus des arcades, se voit partout, dans toutes les églises Sll^^^s?'' du XV' siècle.
* Un ouvrage capital fut commencé a'^ ir"!'' en 1480 ■>. Ce sont les chapelles absidales de St-Sauveur. L'histoiredecetteconstruc- ,, par Ch. 'Verschelde *. En 1489, quand on eut épuisé Innocent VIII concéda une Bulle d'indulgences, en '. Les travau.x étaient autant qu'achevés, vers i5ii ''.
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Toutefois, cinq voûtes du pourtour ne furent construites qu'en i526-3o; la voûte de la chapelle actuelle de Ste Barbe ne fut faite qu'en i55i, et celles des chapelles de N.-D. de Lorette, du St Sacrement et de la Ste Croix, en i556.
P/iot. Je .)/. Jir. De Couimh.
Le jubé de la Cathédrale, 1679-S2
Cette œuvre du célèbre Jean van de Poêle, à qui l'église payait, outre les travaux qu'il exécutait et les matériaux qu'il fournissait lui-même, une pension annuelle
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de 3o escalins de gros, paraît à certains avoir été conçue sous l'influence brabançonne. Je ne le crois pas. Les éléments architecturaux qu'on signale pour appuyer cette manière de voir ne sont pas exclusivement brabançons. Ainsi, de hautes bases comme celles qu'on y remarque, se trouvent aussi bien en France, même au XI Ve siècle, comme à St-Nazaire de Carcassonne. Les nervures en forme de poire, dites prismatiques, que nous avons déjà aux piliers de N.-D. vers 1344, et aux nefs de St-Sauveur. vers i36o. sont connues en Allemagne et en France, aussi bien qu'en Hrabant et dans le pays de Liège, dés le milieu du XIV'^ siècle et même plus tôt. Quant à l'absence de chapiteaux, on la constate, vers i36o, aux arcades du triforiLim de StSauveur ; avant 1436, à la nef méridionale de N.-D.. qui n'a rien de brabançon, comme dans toute l'Europe centrale et occidentale, au XV^ siècle. Du reste, les comptes de la fabrique nous apprennent que le maître de l'œuvre traçait lui-même les épures et les faisait découper sous ses yeux, dans des planchettes de chêne du Nord. Il les transmettait à Jean van den Eecke, courtier en pierre d'Ecaussines, à- Bruxelles, ou aux van Boghem, dont l'influence par conséquent ne peut avoir été considérable. Si Jean van de Poêle va à Ecaussines ou à Bruxelles, c'est pour expliquer les épures ou pour stimuler l'exécution de la commande ■ ; et l'appareilleur ou l'aide des van Boghem, venant à Bruges, n'avait qu'une mission purement technique : il venait prendre des épures, vérifier des mesures -.
L'on s'extasie devant le travail de reprise de l'abside du chœur, où l'on a reconstruit la face externe des piles, vers i5oo, tout en laissant le triforium, bâti au commencement du X1V= siècle. Pareil travail ne se faisait pas alors pour le première fois, à Bruges: on l'avait fait d'une manière plus radicale, en enlevant totalement la partie inférieure des murs gouttereaux, à l'Hôpital, en 1289-91 ■>.
* Voici que nous dépassons l'année i5oo. L'escalier du St-Sang et le Petit Greffe civil y attenant, sont construits par des ouvriers, brugeois de père en fils, i52g-33. A la taçade de l'escalier nous constatons une certaine influence brabançonne, savoir aux décors du nu des murs au-dessus des arcades. Nous avons constaté une influence similaire au Paradis ou portail sous la tour Je N.-D. Nous la constatons encore dans les formes variées des arcs et dans tout l'ensemble, qui fait songer involontairement à la maison des bàtelieis de Gand (i53i). Cest là ce que nous pouvons appeler du gothique tardif. Nous en verrons du plus tardif encore, quand nous aurons à traiter de l'art des façades. Mais nous constatons une influence assez prononcée de la Renaissance à la façade du Petit Greffe attenant.
Le XVI^ siècle nous a lourni peu de chose, en fait d'églises et de chapelles ; tout était construit et la décadence frappait notre Ville : de sorte qu'avant les excès des Gueux il ne fallut rien construire. Le seul monument religieux en gothique tardif à Bruges, est l'église de Spermalie, consacrée en 1634. Quand on dut réparer les ravages produits par les iconoclastes, l'on en était aux premières années du XVI I< siècle. Alors prévalut le type français du style Louis XIII, mais avec une fantaisie spéciale, dans les motifs de décor. Comme types de ce style nous avons surtout : la façade de l'église des Chartreux, rue Longue (Caserne), 1606 ; la modernisation intérieure de Ste-Anne, 1612, où le décor s'affirme avec un cachet brugeois, qui donne à cette église une puissante impression religieuse : l'église des Jésuites, commencée en 1619, du style de l'époque, flamande mais moins brugeoise dans l'ornementation ; celle des Thérésiennes, aujourd'hui Temple anglican (1625) ; celle des Carmes déchaussés (1688-91). Nous devons noter encore deux œuvres
^ 2. AA, SI-Sjuv,, te. 14S4, 1487. MOJ- * .'■ Plubloin, p, i^^.
du XVII'; siècle, qui montrent jusqu'à quel point tout style du terroii- s'était perdu, à cette époque: l'église du Couvent Anglais, lySS. et celle des Dunes (Séminaire), qui date de 1775 88. Dans les façades de ces églises, qui sont presque seules ornées, la brique cède presque complètement la place à la pierre blanche.
Après l'année 1600, on gâta nos constructions du muvenàge. .•\insi. l'église de St .lacques, par lu construction de voûtes en style modeine (1692); mais par contre on construisit des voûtes gothiques à nervures : celle de la haute nef de St-Sauveur en ifii?, et celle du cliifur, en 1739 ; celle de la haute nef de N.-D., en 1762.
('ommc les Gul-ux avaient .. ,
de nos églises, on dut songer à le remplacer. On détruisit l'harmonie de nos beaux monuments par l'introduction de lourds jubés, à St- Jacques ( 1 6291, à St-Sauveur (1679-82), à N.-D. (1722) ; et ces trois dates accusent exactement la marche de la décadence de notre art. Ne parlons pas des portiques qui, sous préte.xte de retables, vinrent boucher les absides.
2. L'ARCHITECTURE CIVILE MONUMENTALE. — Le titre, ainsi exprime, écarte les constructions qui appartiennent plutôt à ce qu'on pourrait appeler l'architecture bourgeoise ou domestique, mais que je préfère intituler l'art des façades.
Le Steen. tiès ancien, a été tellement remanié que les gravures que nous en possédons ne peuvent rien nous apprendre sur son état primitif. Nous n'en savons pas davantage sur le premiei- Ghyselhiius. Mais nous avons des renseignements sur la Loove, appelée la Loove du Comte, la Maison ou la Cour
du Comte, qui se trouvait à l'est du Bourg et dont les rempart primitif de la ville '.
Un palais a été construit en cet endroit, avant le temps reconstruit à la suite d'un incendie, par Fromold, le jeune,
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