CONCLUSIONS
I. — Des courants alternatifs industriels ont pu à - Ja suite d’un contact avec le cuir chevelu, chez deux individus, se borner à produire en ce point des brûülures assez intenses pour déterminer la nécrose des os de la voûte du crâne, sans amener la mort.
Ce résultat est imputable :
1° À Ja tension et à l'intensité considérables du courant;
2° A un contact unipolaire défectueux appliqué sur une surface étroite pendant un instant {rès court;
3° À une résistance élevée du cuir chevelu accrue par l’état de sécheresse des cheveux, la présence de ceux-ci rendant le contact défectueux;
4A’Au chemin que le éourant à parcouru à travers J'organisie. Les centres nerveux ont été inhibés d’une façon passagère du fait de la hauteur de la tension. La valeur trop considérable de celle-ci n’a pas pu produire l'inhibition cardiaque bien que le cœur ait été traversé;
° A l'état psychique des sujets qui les a placés dans un état défavorable.
IT. — Dans ces conditions l'os a été frappé de mort par une coagulation. soudaine du contenu des capillaires, résultat’ de’ l'action de l'effet Joule. É
HT. — L'élimination spontanée du séquestre est fort lente et comporte un travail d’ostéite suppurée.
IV. — On n'observe en règle générale aucune réparalion osseuse naturelle. Elle peut toutefois se pro- duire aux dépends de la dure mère (jeune âge, absence d'infection et d’affections diathésiques pouvant entra, xer le processus de réparation).
V. — L'élimination du séquestre expose le cerveau et les méninges à participer à la suppuration.
VI. — L'ablation de l'os doit être pratiquée dès que sera acquise la certitude de la nécrose. On aura recours dans ce but, après avoir circonscrit largement par une incision circulaire la brûlure des parties molles, à une trépanation périphérique en parties saines.
Un lambeau taillé dans le cuir chevelu pourra être amené par glissement au devant de la perte de substance.