SCENE VIII
CLODOMIR, ALBOEîi^LE.
' CLODOMIR
Axbox»e!.m,
ALBOEME.
Venez, ministre de la loi;
Venez , auprès de lui le prince vous appelle, CLODOMIR.
Ah ! je frémis...
ALBOEME.
U vent votre main Bdèle Déchirant le bandeau dont le crime est couvert; D’un lâche assassinat venge Théodebert.
Le ciel avait reçu le serment d’Audovère;
Au pied des saints autels le roi conduit son frère ; D'une voix imposante on l’entend s’écri^ ^ ^
« Soyons couverts tous deux dy même » D’un même javelot que l’airain nous protège >
» Et que la main de Dieu frappe le sacrilège! a (aSi) Sur les livres sacrés, Théodebert soudain Se dispo’se. à jurer en avançant la main ;
Mais sa parole expire et sa main s’est glacée.
Pâle, sans mouvement , la tête renvenée , n tombe....sur ses yeux un voile est étendu. .• •
La terreur a saisi tout le peuple éperdu.
Des mystères pieux la pompe est arrêtée ;
On entoure le jcu ; sa fille éptwvantée
Avec des cris pflrçans se jette sur Mn corps , ,
Et pour le ranimer s’épuise en vains efforU;
ACTE III, SCENE IX. 39 Thierry troublé s’agite , et Brunehaut tranquille Dans ce désordre ai&epx reste seule immobile.
Cruels pressendmens , vous ne me trompiez pas.
Dieu ! Brunehaut verstious a dkigé ses pas.
Les précédens, 'BRUNEHAUT, Pbüple.
Français qui m’entourez , un spectacle funeste Vient de manifester la colère céleste.
L'impie Austrasien croyait impunément Nous Jurer alliance et trahir son serment ;
Des Etats fraternels Théodebert avide , .
A Clotaire en secret tendait sa main perfide ,
L’attirait vers ces murs , et bientôt sa fureur JPar le meurtre du roi... Vous frémissez d’horreur ! Rassurez-vous ; le Dieu qui veille sur la France Renverse des médians la coupable espérance.
ALBOEME.
Peuple , la vérité fera parler ses droits.
Peuples , retirez-vous et pries pour vos rois.
ALBOEME àClodomir.
Le prince vous attend j cet horrible mystère. ..
Venez.
Fais ton devoir , vieillard.
( Clodomir sort avec /iiboëtHe, )