S CE-NE II
Lbs PKicBDENs, THIERRY, ALMERiC
Vépée à la nain.
AUDOVERE.
'Quel désordre, grand Dieu !... Quelle pâleur extrême I.i La fortune ioRdèle abandonne le roi ?
THIERRY
Les instans sont comptés, princesse, écoutez-nioi. ■ Tandis que l’ennemi, renversé dans la plaine.
Me cédait la victoire un moment incertaine.
Parmi mes combattans soudain circule un bruiy Qu’il est, par Vanacaire, en ces murs introduit.»
Pes vainqueurs dispersés le désordre s’empare j Moi-même , à cet aspect, dans l’effi-oi qui m’égare^ 7e balance, incertain de rallier mes rangs,
Ou d’accourir ici vers des périls plus grands.
Sous cea remparts enHn presque seul je m'avance ; Mais ils cessaient déjà d'être sous ma puissance.
JJu seul poste restait vaillamment défendu.
( Montrant Alméric. )
'Avec ce noble ami j’y pénètre éperdu.
Bravant, pour vous sauver, et le fer et la flamme. J’accours.... EJoignez-vous; fuyez, fuyez, madame! - .Vers les champs d’Austrasie , au sein de vos états,
( Montrant Alméric- )
Par des chemins secrets il va gpider vos pas* .
Moi, le suivre! et Thierry partage-t-il ma
THIERRY. ^
Ici des Neustriens j'attendrai Ja poursuite.
Périr avec son peuple est le devoir d’un roù AUDOVERE.
Et le mien est, Thierry, de périr avec toi.
THIERRY
Vous déployez, hélas! un courage stérile.
Eh ! quoi! voulez-vous voir, en sa fureur tranquille^ Une femme barbare, insensible à vos cris.
Fouler d’mi pied sanglent le corps de ses deux fils X AUDOVERE.
Oui , je veux insulter au triomphe du crime ,
Et mériter aussi d’expirer sa victime.
Ou d’un roi malheureux le ciel sera l’appui.
Ou, s’il dpit succomber, je succombe avec h».: