SCENE XXII
Les Phécédbnts, Horace, madame de Bratsne,
MADAME DE RETHEL, gens du cortège de la rosière, le maire, etc.
MADAME DE RETHEL, à Léonie. — Chère COmteSSe, êteSvous prête? on n’attend plus que vous.
saubadb. — Déjà!
madame de BRAisNE. — Nous avons pensé. Mademoiselle, que certaines raisons ne vous permettraient pas...
(a xeonie.) Voyons, le couronnement attend.
léonie. — Permettez-moi d’abord. Mesdames, de réparer nos torts, en adressant vos excuses et les miennes à Mademoiselles de Villarès, ma meilleure et ma plus , chère amie.
MADAME DE BRAISNE et MADAME DE RETHEL. — Com- ,
. ment! mais alors...
léonie. — Je vous le répète, ma meilleure amie.
* horace. — Vraiment !
ironie. — Vous saurez tout...
» joseph, accourant à George». — Monsieur, le monsieur de ce matin dit que l’heure est passée.
georges. — C’est la prison, ma tante, j’ai bien l’honneur....
. . SAUBADE, à Horace. — Oh ! Monsieur.'
horace, bas à Saubade. — Soyez tranquille.
MADAME DE BRAISNE, à Georges. — Si VOUS Voulez VOUS
repentir. Monsieur, je vous permets encore... georges. — D’épouser ma cousine — qu’on me traîne
en prison. — (a Saubade, bas en lui rendant la bague.) Je serais
glorieux de l’avoir reçue, mais volée...
saubadb, timidement. — Oh! recéler un vol, c’est s’en rendre complice.
HORACR, à Georges. — Allons, tu as gagné. georges, à Horace. — Et tu n’as pas perdu, crois-moi. C’est une partie charmante.
madame de rethel, a saubade. — Ne nous en veuillez pas, Mademoiselle, vous comprenez que la sévérité de nos fonctions...
MADAME DE BRAISNB, sèchement. — La rigidité de nOS
devoirs...
SAUBADE, regardant Léonie. — Oh! je SUÎS trop heureuse
pour en vouloir à personne... et puis n’étant pas titrée dans la confiance, je pense que charité bien ordonnée... madame de BRAisisB. — Commence...
saubade, vivement. — Par les autres.