‹ Bruxelles à travers les âgesChapitre 69 sur 192 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

LES MŒURS, LES COUTUMES, LES ILLUSTRATIONS, LES INDUSTRIES, LES ENVIRONS DE LA CITK.

ne description minutieuse et les récits fidèles contenus dans cet ouvrage ont permis au lecteur attentif de se faire une idée exacte de la physionomie de Bruxelles à diverses époques, de sa topographie, de ses édifices, de ses institutions politiques et administratives. Nous croyons avoir rempli fidèlement la promesse, faite au début, de mettre en lumière les anciens monuments de la capitale, les transformations qu'elle a subies, les grands événements dont elle a été le théâtre, la physionomie des hommes qui l'ont illustrée. Notre tâche, heureusement accomplie jusqu'à ce jour, grâce â un rude labeur et à d'incessantes recherches, n'est cependant pas encore terminée. Indépendamment des événements de i83o qui feront l'objet du dernier chapitre, il y a de nombreux détails des mœurs, des coutumes, des curiosités du vieux Bruxelles qui n'ont pu trouver place dans les précédents chapitres. Ils serviront de complément

à cette histoire d'une des plus remarquables cités de l'Europe, de celle qui en Belgique fut le théâtre des événements les plus considérables et le creuset dans lequel s'élaborèrent les matériaux de l'indépendance nationale.

Les plans de la ville depuis le xie jusqu'au xixe siècle et les renseignements contenus dans nos diverses études sur les monuments religieux et civils, permettent aux curieux de s'orienter sans peine à travers le dédale des anciens quartiers qui n'étaient pas, comme nos rues et nos places actuelles, tirés au cordeau, ni de cette architecture uniforme et banale qui engendre l'ennui. Sous l'ancien régime, les maisons n'étaient pas numérotées et en quelque sorte étiquetées comme aujourd'hui. Elles portaient des noms patronymiques ou des appellations déterminées par un emblème, par le voisinage de quelque hôtel seigneurial, d'une église, d'un couvent, d'un local occupé par un métier. Des groupes d'habitations formaient de petites îles, comme autrefois à Rome. La division des villes en sections et le numérotage des maisons furent l'œuvre de la Convention nationale, décrétés en l'an n "de la république, à la suite d'un rapport du citoyen Grégoire, évêque constitutionnel de Blois.

Il y a cent ans, Bruxelles était réparti en dix quartiers formant quarante voisinages.

Les voici, tels que les donne l'abbé Mann dans son intéressante description de la cité :

Quartiers

i . de la Cour.

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